Snobs – Julian Fellowes.

Coucou les paupiettes !

A l’ordre du jour : Snobs. Écrit par Julian Fellowes, écrivain, scénariste et réalisateur britannique (entre autres), ce roman a été publié aux éditions 10/18 en mai 2018. Ce nom ne vous est sûrement pas inconnu puisque c’est à ce cher monsieur que nous devons Downton Abbey, rien que ça. Il a également écrit Belgravia et Passé imparfait, romans que je n’ai pas encore lu. C’est donc avec Snobs que j’ai découvert la plume de l’auteur, qui plus est en délicieuse compagnie puisque j’ai lu le roman en lecture commune avec mon Popcorn adoré ! Avant de vous donner mon avis, je tiens à remercier la maison d’édition pour l’envoi de ce livre.

Le narrateur est un comédien de second plan qui navigue avec beaucoup d’aisance dans les classes privilégiées tout en dénonçant leurs travers. Il va suivre les aventures de son amie, Edith Lavery, la jolie fille d’un expert comptable ayant relativement bien réussi, et de sa femme, éblouie par la haute société. Lors d’une visite au château Broughton Hall, Edith, standardiste dans une agence immobilière de Chelsea, fait connaissance du fils de la maison, Charles, comte Broughton et héritier du marquis de Uckfield. Célibataire, Charles gère les propriétés de sa famille dans le Sussex et le Norfolfk. D’après les chroniqueurs mondains, c’est un des célibataires les plus enviables, et enviés, de l’aristocratie anglaise. Quand il la demande en mariage, Edith accepte, mais est-elle vraiment amoureuse de lui ? N’est ce pas plutôt de son titre, de son rang et de tout ce qui va avec ?

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Une maison sur l’océan – Beatriz Williams.

Coucou les paupiettes !

Ces derniers temps, j’ai fait beaucoup de lectures communes avec la copine Popcorn & Gibberish. Aujourd’hui, nous allons vous parler du dernier roman de Beatriz Williams, paru aux éditions Belfond (collection Le Cercle) en juillet 2018. Une maison sur l’océan fait partie d’une série consacrée aux sœurs Schuyler (vraisemblablement une trilogie). Je vous avais parlé du « tome 2 », Les lumières de Cape Cod, l’an dernier. Pourquoi ces parenthèses ? Car je n’ai toujours pas lu le premier tome et que chaque histoire peut-être lu indépendamment des deux autres, dans l’ordre qu’on veut. Il y a quelques références mais c’est l’affaire de deux/trois phrases et ce n’est aucunement gênant pour la compréhension du roman. Avant de vous donner mon avis, je tiens à remercier la maison d’édition pour l’envoi de ce livre !

À l’automne 1966, l’intrépide Pepper Schuyler est dans les ennuis jusqu’au cou : non seulement la belle est enceinte de son ex-patron, politicien influent qui la pourchasse à travers le pays, mais elle se retrouve seule et sans ressources. Son unique bien : une Mercedes de collection, qu’elle vient de vendre pour une coquette somme à une mystérieuse acquéreuse, Annabelle Dommerich.
Il faut dire que cette célèbre violoncelliste française attache une valeur sentimentale particulière à ce véhicule. Elle seule connaît l’histoire de cette voiture, de sa course éperdue à travers l’Allemagne nazie jusqu’à son arrivée en Amérique. Et le destin des deux amants en fuite qu’elle abritait… 
Alors qu’Annabelle décide de prendre Pepper sous son aile et lui offre un refuge sur une plage déserte de Floride, les deux femmes se livrent peu à peu leurs secrets.
Ensemble, parviendront-elles à affronter les zones d’ombre de leur passé ?

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Mazie, sainte patronne des fauchés et des assoiffés – Jami Attenberg.

Coucou les paupiettes ! 

Ça fait un petit moment que je n’ai pas publié de chronique livresque. Je vais rattraper tout ça avec un Point Culture dans les prochains jours, mais en attendant je voulais déjà vous parler d’un roman que j’ai terminé cette semaine : Mazie, sainte patronne des fauchés et des assoiffés, écrit par Jami Attenberg et publié aux éditions 10/18 en août 2017. Avant de vous donner mon avis, je tiens à remercier la maison d’édition pour l’envoi de ce livre !

Personnage haut en couleur, Mazie Phillips est ouvreuse au Venice, célèbre cinéma new-yorkais. Le jazz vit son âge d’or, les idylles et la consommation d’alcool – malgré la Prohibition – vont bon train, et Mazie ne se fait jamais prier pour faire la fête. Mais derrière sa bonhomie se cache une enfance difficile, et son journal intime détient ses secrets les plus insoupçonnables. Avec l’arrivée de la Grande Dépression, la vie de Mazie va basculer. Les sans-abri affluent dans le quartier, et personne ne semble pouvoir échapper à la crise. Si elle ne les aide pas, qui le fera ? Mazie décide alors d’ouvrir les portes du Venice à ceux dans le besoin et redéfinit ainsi l’identité du quartier comme de la ville entière. Plus de quatre-vingt-dix ans passent avant que son journal intime ne soit retrouvé par un documentariste en mal de sujet. À travers sa « voix », celles de ses contemporains et du documentariste se dessine la personnalité hors du commun de celle qui deviendra sainte Mazie.

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Mazie est un livre qui se savoure. J’ai d’ailleurs mis un certain temps à le lire car j’éprouvais le besoin de faire trainer les choses, je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi.

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Les lumières de Cape Cod – Beatriz Williams.

Coucou les paupiettes !

On se retrouve aujourd’hui pour une nouvelle chronique livresque. Je tâche toujours de rattraper mon retard dans les chroniques, il y en a plein qui sont passées à la trappe et je pense vous concocter un Point Culture d’ici peu ! Bref. Je vais vous parler d’un roman que j’ai lu il y a un peu plus d’une semaine : Les lumières de Cape Cod, écrit par Beatriz Williams et publié le 1er juin 2017 aux éditions Belfond (dans la chouette collection Le Cercle, pour être précis). J’avais obtenu le titre sur Netgalley et j’ai finalement remporté un exemplaire papier au cours de l’été, donc je l’ai lu au format papier ! Je remercie les éditions Belfond pour l’envoi du roman.

Christina, la troisième sœur de la famille Schuyler, la plus élégante, la plus douce, la plus parfaite. Mariée à Frank Hardcastle, homme politique très influent, Tiny mène une vie de gala et de cocktails dans les jardins cossus de Cape Cod, où les Hardcastle ont établi leur bastion. Mais alors que Frank est donné favori pour les élections présidentielles, deux événements viennent troubler la vie a priori idyllique de sa belle épouse : c’est d’abord les courriers menaçants d’un maître chanteur ; puis, les retrouvailles inattendues et déstabilisantes avec le vétéran Caspian Harrison, de retour de la guerre du Vietnam. Avec ce premier amour qui réapparaît, c’est tout le passé de Tiny qui ressurgit. Un passé bien moins lisse qu’il n’y paraît, fait de passion, de mensonges, de drames. Et dont l’écho, s’il venait à gronder, pourrait nuire à la réputation irréprochable de toute la famille Hardcastle…
Les sentiments ont-ils une place dans la course au pouvoir suprême ?

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Il s’agit pour moi d’une découverte puisque je ne connaissais pas du tout le travail de l’auteure. Je me suis rendue compte un peu tard qu’il s’agissait d’un tome 2 (la série s’intitule Schuyler Sisters) mais, je vous rassure tout de suite, je n’ai aucunement été gênée dans ma lecture puisque chaque tome met en avant une sœur différente !

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Lady Helen, Le club des mauvais jours – Alison Goodman.

Coucou les paupiettes !

Aujourd’hui, je vais vous parler d’une de mes dernières lectures : Lady Helen, le club des mauvais jours. Il s’agissait à la base d’une lecture commune avec Serial Bookineuse et Popcorn & Gibberish, que l’on a débuté durant le week-end à 1.000. Au final, j’ai souffert d’une petite panne de lecture et elles ont toutes les deux fini le roman deux semaines avant moi haha. Bref. Je partagerais avec vous leurs avis respectifs à la fin de cet article.

Londres, avril 1812. Lady Helen Wrexhall s’apprête à faire son entrée dans le monde. Bientôt, elle sera prise dans le tourbillon des bals avec l’espoir de faire un beau mariage. Mais d’étranges faits surviennent qui la plongent soudain dans les ombres de la Régence : une bonne de la maison disparaît, des meurtres sanglants sont commis et Helen fait la connaissance de lord Carlston, un homme à la réputation sulfureuse. Il appartient au Club des mauvais jours, une police secrète chargée de combattre des démons qui ont infiltré toutes les couches de la société. Lady Helen est dotée d’étranges pouvoirs mais acceptera-t-elle de renoncer à une vie faite de privilèges et d’insouciance pour basculer dans un monde terrifiant ?

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Les mots entre mes mains – Guinevere Glasfurd.

Coucou les paupiettes !

Aujourd’hui je vais vous présenter l’une de mes dernières lectures : Les mots entre mes mains, écrit par Guinevere Glasfurd et publié le 24 août dernier. Je tiens à remercier Netgalley et les éditions Préludes pour avoir accepté ma demande et m’avoir permis de lire ce roman qui me tentait énormément depuis sa sortie.

Quand Helena Jans van der Strom arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son appétit pour la vie et sa soif de connaissance trouveront des échos dans le cœur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d’ombres et de lumières, où les penseurs sont souvent sévèrement punis, où les femmes n’ont aucun droit, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Que peut-être leur avenir ? A partir d’une histoire d’amour avérée et méconnue, Guinevere Glasfurd dresse le portrait fascinant d’une femme lumineuse en avance sur son temps. Un roman de passion et de liberté sur fond de fresque envoûtante des Pays-Bas au « siècle d’or ». (Résumé : Livraddict)

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Ce roman nous plonge dans une période de la vie de René Descartes mal connue, relatée du point de vue de la jeune servante dont il s’est amouraché.

Je ne qualifierais pas cette lecture de coup de cœur car j’ai eu un peu de mal à rentrer dedans. L’histoire met un moment à se mettre en place, les premiers chapitres sont un peu confus et il y a quelques longueurs un peu gênantes. Les premières pages se révèlent tout de même très intrigantes et j’ai poursuivi ma lecture en quête de réponses. Si j’ai trouvé la première partie du roman assez lente, j’ai trouvé la seconde beaucoup plus dynamique et intéressante. L’auteure aborde des thèmes tels que la condition de la femme au XVIIème siècle (pas très glorieuse), les idées des grands penseurs de l’époque ou encore la religion (Helena est protestante et Descartes catholique, la question de la religion est très présente au sein de ce roman).

Le récit est fluide, l’écriture de l’auteure est simple, accessible à tous, mais aussi très forte. Elle parvient à nous faire ressentir toutes les émotions de ses personnages. Helena est particulièrement touchante. Elle est jeune et plutôt naïve, mais prend rapidement conscience de sa condition, de sa place dans la société et met tout en œuvre pour réussir à y échapper, à éviter à sa fille de vivre la même chose. Sa relation avec Descartes, personnage très égocentrique (mais aussi touchant, à sa manière), est difficile et elle en subit les conséquences tout au long du roman. Au fil des pages, on sent l’évolution de son personnage. Elle devient de plus en plus forte, indépendante et elle fait preuve d’un grand courage.

Au niveau du contexte, l’auteure a effectué un travail remarquable. On est complètement immergés dans la Hollande du XVIIème siècle, à longer les canaux d’Amsterdam en mangeant des poffertjes et en flânant au marché aux fleurs. Au-delà de ça, Guinevere Glasfurd décrit également avec précision les mœurs de l’époque, ce qui rajoute une dimension passionnante au roman.

L’auteure explique clairement à la fin du livre qu’elle s’est appuyée sur des documents officiels pour écrire ce roman. Ces documents sont rares mais prouvent bien le fait que Francine était la fille de Descartes et d’Helena, attestant ainsi qu’ils avaient bien eu une relation dans les années 1630. À partir de ces quelques documents, l’auteure a développé cette fiction que, personnellement, je trouve plus que crédible.

En résumé, Les mots entre mes mains est un roman historique fort, émouvant et très intéressant. Je vous le recommande chaudement !

16/20

Des bisous !

Ps – Pour ceux qui se demanderaient ce que sont des poffertjes, c’est comme des petites crêpes hollandaises préparées dans un moule assez funky. Ça peut se manger en dessert, au goûter ou à l’apéro. C’est délicieux !

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