Little Rock 1957 – Thomas Snégaroff.

Coucou les paupiettes !

Je vous propose de découvrir un ouvrage qui sort aujourd’hui, jeudi 5 septembre 2019, en librairie. Écrit par l’historien et journaliste français Thomas Snégaroff, Little Rock 1957 revient sur « l’histoire des neuf lycéens noirs qui ont bouleversé l’Amérique ». Avant de vous donner mon avis, je tiens à remercier la maison d’édition pour l’envoi de ce livre.

4 septembre 1957, Little Rock, Arkansas, rentrée des classes sous le signe de la fin de la ségrégation scolaire. Les neuf enfants noirs inscrits au lycée jusque-là réservé aux seuls blancs sont encerclés par une foule hystérique. La photographie de l’une des Neuf, Elizabeth Eckford, 15 ans, huée et insultée, fait la une des journaux le lendemain. L’Amérique est bouleversée. Commence alors un bras de fer qui oppose le gouverneur de l’Arkansas Orval Faubus au président des états-Unis Dwight Eisenhower. Thomas Snégaroff, spécialiste des états-Unis, est allé sur place pour enquêter sur cet épisode majeur de l’histoire de la lutte pour l’égalité des droits. Grâce à des témoignages inédits et des archives publiques exploitées pour la première fois, il nous livre un récit captivant et émouvant qui brosse un portrait de l’Amérique d’hier et d’aujourd’hui. Une plongée fascinante dans un pays toujours hanté par la ségrégation raciale.

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Toutes des salopes : Comment faire d’une insulte un étendard féministe – Adeline Anfray.

Coucou les paupiettes !

On se retrouve aujourd’hui pour parler d’un essai écrit par Adeline Anfray, Toutes des salopes : Comment faire d’une insulte un étendard féministe. Publié en mars 2019 aux éditions La Musardine, j’ai pu découvrir cet ouvrage grâce à la Masse Critique Babelio. Avant de vous donner mon avis, je tiens à remercier la plateforme et la maison d’édition pour l’envoi de ce livre.

 » Salope, va !  » Si vous êtes une femme, vous avez certainement déjà entendu ce nom d’oizelle dans la rue. Pourquoi ? Tout simplement parce que c’est l’insulte la plus utilisée à l’encontre des femmes dans l’espace public.

Si le terme est récent, sa signification toute féminine ne l’est pas. De Cléopâtre à Mata Hari, en passant par Messaline et les sorcières, nombre de femmes ont été conspuées en raison de leur soif d’indépendance, forcément synonyme de débauche. Qu’elles soient de puissantes figures politiques, des rebelles féministes, des journalistes à la langue trop pendue, ou encore des femmes dont la seule revendication est de pouvoir se promener librement dans la rue, toutes ont été confrontées, au moins une fois dans leur vie, à cette insulte. Si être traitée de salope est le prix à payer pour être une femme libre, il semble que ce mot ne soit pas près de disparaître, alors pourquoi ne pas s’en emparer ?

Adeline Anfray mène une enquête passionnée auprès d’expert·e·s et d’anonymes. Cet ouvrage en faveur de l’égalité et de la liberté sexuelle, rend hommage à tou ·te·s celles et ceux qui se sont battu·e·s et se battent encore pour que chacun·e puisse jouir sans entrave.

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Âme de sorcière ou la magie du féminin – Odile Chabrillac.

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Je vous propose aujourd’hui une chronique sur un ouvrage de non-fiction, pour changer ! Je me suis attaquée à un ouvrage qui me tentait depuis sa sortie en grand format aux éditions Solar et qui a eu droit à son édition poche il y a quelque semaines : Âme de sorcière ou la magie du féminin. Écrit par Odile Chabrillac, naturopathe, psychothérapeute et journaliste, cet essai a été publié le 7 mars 2019 aux éditions Pocket. Avant de vous donner mon avis, je tiens à remercier la maison d’édition pour l’envoi de ce livre.

Symbole subversif de la révolte féministe, la figure de la sorcière est aujourd’hui de retour, prête à questionner nos choix, notre rapport au monde, à la nature, au corps, à la sexualité, à la rationalité… Et ce qu’elle a à nous apprendre peut changer nos vies !
Guérisseuses, sages-femmes d’antan, femmes de pouvoirs aux mœurs libres et sans tabous… Les sorcières ont été persécutées pour avoir osé, en leur temps, défier l’ordre établi. Loin des clichés et du folklore, elles ont laissé en héritage un savoir riche et multiple qui nous bouscule encore.
Odile Chabrillac revisite dans cet ouvrage l’histoire des sorcières, leurs savoirs et leurs pouvoirs, explorant de nombreux thèmes du féminin et du développement personnel. Célébrer son corps et sa sensualité, se ressourcer dans la nature, utiliser les vertus des plantes et des herbes, s’ouvrir à l’énergie et à l’intuition, s’émanciper dans la solitude comme dans la sororité… sont autant de pistes pour toucher à la magie du féminin.
Sur les pas des sorcières, ce livre invite chaque femme à expérimenter une féminité libre, puissante et bienveillante.

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Une chambre à soi – Virginia Woolf.

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Aujourd’hui, je vais vous donner mon avis sur un grand classique de la littérature féministe. Une chambre à soi, essai écrit par Virginia Woolf en 1929, a récemment été réédité dans une très belle édition collector aux éditions 10-18. L’occasion pour ceux qui ne l’ont jamais lu (comme par exemple Popcorn & Gibberish et moi-même) de s’y mettre sérieusement ! Avant de vous donner mon avis, je tiens à remercier la maison d’édition pour l’envoi de ce livre.

« Je sais vous m’avez demandé de parler des femmes et du roman. Quel rapport, allez-vous me dire, existe-t-il entre ce sujet et une « chambre à soi » ?, interroge Virginia Woolf en ouverture d’une conférence sur le féminisme qu’elle dispensa aux étudiantes de l’université de Cambridge. Avec une irritation voilée d’ironie, Virginia Woolf rappelle dans ce délicieux pamphlet comment, jusqu’à une époque toute récente, les femmes ont été savamment placées sous la dépendance spirituelle et économique des hommes et, par voie de conséquence, réduites au silence. Il manquait à celles qui étaient douées pour affirmer leur génie de quoi vivre, du temps et une chambre à soi. »

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Lettre à celle qui lit mes romances érotiques, et qui devrait arrêter tout de suite – Camille Emmanuelle.

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On se retrouve aujourd’hui pour une nouvelle chronique livresque. Je ne vais pas vous parler d’un roman, non non non, mais d’un essai que j’ai dévoré en quelques heures lundi dernier : Lettre à celle qui lit mes romances érotiques, et qui devrait arrêter tout de suite, écrit par Camille Emmanuelle et publié aux éditions Les Échappés en février 2017.

Camille Emmanuelle, qui a écrit sous pseudo une douzaine de romances érotiques, nous ouvre les portes de ce genre littéraire qui, à force de favoriser une sexualité normalisée, devient un obstacle à une réelle libération sexuelle de la femme. Avec la verve qui la caractérise, elle dénonce l’éternelle comédie qu’on veut, encore, faire jouer à l’homme et à la femme.

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Pour ceux qui me suivent sur une base régulière, vous savez que je ne suis pas une très grande fan de romances érotiques. Pourquoi ? A mes yeux, la romance érotique n’est pas un sous-genre littéraire, comme j’ai pu le lire à plusieurs reprises. Il existe de très bons romans érotiques qui ne me posent absolument aucun problème. L’auteure en cite d’ailleurs quelques uns dans son essai. Ce qui me gêne, c’est la profusion de romances publiées chaque mois et qui se ressemblent en de nombreux points. J’accuse le manque d’originalité des écrivains, bridés, qui ne dévoilent pas leur plein potentiel. Je regrette également le manque de contexte, des personnages et une histoire peu étoffés, au profit de longues scènes de sexes souvent plus hilarantes qu’excitantes. Ces romances érotiques ne me font pas rêver. Pas du tout. Je n’ai pas peur de me revendiquer féministe. Et, mes amis, ces romances font très très mal à mon féminisme. La femme y est très rarement dépeinte comme une femme forte, indépendante, ambitieuse et qui assume sa sexualité. Nope. Elle est là, toute timide, à attendre qu’un homme riche vienne la cueillir comme une jolie petite fleur, la couvre de cadeaux et en fasse une potiche. Mais vu qu’il baise comme un dieu et qu’il a des abdos de fou, c’est pas grave. C’est l’homme idéal. Le book boyfriend de nos rêves. La femme des romances érotiques actuelles (j’ai pas envie de dire modernes parce qu’elles ne le sont absolument pas) nous amène une cinquantaine d’années en arrière, voire même un peu plus, à l’époque où la femme était limite un objet décoratif au bras de l’Homme, celui qui sustente, celui qui trime et que tu dois attendre sagement à la maison, maquillée, avec le sourire et le rôti dans le four…

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Éloge de la culture en temps de crise – Jean-Michel Le Boulanger.

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Aujourd’hui, je vais vous parler d’une lecture un peu différente de celles que vous pouvez trouver sur le blog habituellement. J’ai lu cette semaine un essai sur la culture, par le biais d’une des dernières Masse Critique organisée par Babelio. Pour ceux qui ne le sauraient pas forcément, je suis diplômée depuis maintenant un an en Histoire de l’art. J’ai réalisé un Master Recherche et la place de l’art dans la société actuelle est un sujet qui me passionne (et qui me concerne complètement puisque trouver un travail dans ce domaine est plutôt compliqué).

Publié en avril dernier aux éditions Apogée (éditions rennaises, hashtag vive la Bretagne), Éloge de la culture en temps de crise a été écrit par Jean-Michel Le Boulanger, maître de conférences en patrimoine et vice-président du Conseil régional de Bretagne en charge de la culture.

Avant de vous donner mon avis, je tiens à remercier Babelio et les éditions Apogée pour l’envoi de ce livre.

Tant d’œuvres d’art détruites, d’artistes censurés, de paroles interdites. Tant de budgets dédiés à la culture diminués, dans un monde en manque de repères. Il est temps de sonner le tocsin et d’en appeler à l’instauration d’un véritable état d’urgence, pour la création artistique et les politiques culturelles !
Il nous faut réenchanter le monde et réenchanter l’avenir. « Rallumer tous les soleils », disait Jaurès, dans son fameux discours à la jeunesse.
Les artistes, amateurs ou professionnels, les passeurs de culture, les militants associatifs, les bénévoles passionnés, oeuvrent au quotidien pour une utopie qui les dépasse.
La responsabilité des collectivités publiques est de les soutenir. Avec ardeur et sans faiblesse. Et de faire vivre les droits culturels, enjeu majeur des politiques culturelles à réinventer. 

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« L’art, c’est l’humanité au cœur de l’humain. »

Dans une première partie, Jean-Michel Le Boulanger retrace, dans les grandes lignes, l’histoire de la culture artistique démocratique. Il revient rapidement sur un certain nombre de personnalités importantes, qui ont joué un rôle essentiel dans cette histoire de la culture et qui ont permis la création artistique libre que nous connaissons aujourd’hui. Enfin.. tout est relatif. Victor Hugo, Clémenceau, Camus, André Malraux ou encore Jack Lang se sont battus, ont affirmé une position vis-à-vis de la création artistique et sur l’importance d’éduquer les citoyens. Malheureusement, de nos jours, le monde culturel (juste le monde ?) est en crise. Des œuvres sont régulièrement dégradées voire détruites, qu’il s’agisse de livres, d’œuvres d’art ou de monuments. Les budgets alloués à la culture sont constamment revus à la baisse. Les postes se font de plus en plus rares. Et pourtant, les lieux dédiés à la culture (médiathèques, cinémas, musées…) sont beaucoup plus fréquentés aujourd’hui qu’il y a cinquante ans ! C’est à n’y rien comprendre.

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