Top Five Séries Addict #12 – Les meilleures séries annulées au bout d’une seule saison.

Coucou les paupiettes !

C’est vendredi, c’est l’heure de parler séries. Pour rappel, ce rendez-vous a été mis en place par Tequi. Le système est simple, toutes les semaines nous parlerons de certaines séries que l’on regarde, selon un thème prédéfini. C’est ouvert à tout le monde, donc n’hésitez pas à vous joindre à nous !
Cette semaine, on va parler séries annulées beaucoup trop tôt et je vais vous présenter les cinq meilleures séries (selon moi) qui ont été décommandées au bout d’une saison. C’est probablement l’un des moments les plus difficiles dans la vie d’un sérivore. Tu voyais tellement de potentiel dans cette série, tu avais eu un coup de cœur quasi instantané et tu pensais qu’il était partagé par globalement toute la planète, et plus loin encore.. Et en fait non. La série est annulée au bout de 10, 12, 20 épisodes.. Et tu pleures. Alors, quelles sont ces séries dont je pleure encore l’annulation aujourd’hui ?

# Good Girls Revolt.

La blessure la plus fraiche. J’ai eu un véritable coup de cœur pour cette série fin 2016 et quand j’ai appris qu’elle n’aurait pas droit à une saison 2, j’étais vraiment dégoûtée. Le casting était bon, l’histoire hyper intéressante et engagée, l’ensemble était convaincant. Pour moi c’était une série très prometteuse.. Tant pis pour moi, tant pis pour nous !

# Super Fun Night.

J’aime beaucoup Rebel Wilson et quand j’ai appris qu’elle allait être l’héroïne d’une série, j’étais joie. La série, sans surprise, m’a beaucoup plu. Je trouvais l’ensemble pétillant, frais. Les personnages étaient drôles et très attachants. C’était une série pas prise de tête comme je les aime mais, face aux nombreuses comédies qui font leur apparition sur les différentes chaînes américaines, elle n’a pas su capter suffisamment l’attention. Tristesse.

# The Crazy Ones.

L’annulation de The Crazy Ones a été l’une des plus difficiles je crois, parce que je refusais d’admettre qu’on pouvait déprogrammer Robin Williams. Si la série était parfois un peu inégale, elle restait tout de même légère, drôle, idéale pour décompresser en rentrant du boulot. Robin Williams avait un don pour ça.

# Brief Encounters.

Comme pour Good Girls Revolt, je suis dégoûtée. Frustrée serait le mot le plus adéquat pour décrire ce que je ressens. Comment peut-on juger une série sur seulement six épisodes ? COMMENT ? Elle avait tellement de potentiel, sa première saison était déjà tellement rafraichissante ! Ça détonnait au milieu de toutes ces comédies quasi identiques pondues aux États-Unis. Le casting était exceptionnel, les actrices étaient géniales toutes ensemble.. Le sujet était original, la conclusion promettait une saison 2 passionnante. Je suis en colère.

# The New Normal.

Je n’avais pas eu de coup de cœur particulier pour cette saison mais, comme pour beaucoup d’autres, j’étais curieuse de voir où tout cela allait mener. Cette famille atypique était très touchante et attachante, je passais un bon moment en leur compagnie chaque semaine. La série abordait par ailleurs des thématiques plutôt intéressantes avec humour mais aussi avec justesse. Dommage !

Et vous ? Quelles sont ces séries annulées au bout d’une seule et unique saison que vous regrettez le plus ?

Plein de bisous !

Throwback Thursday #1 – Girl Power !

Coucou les paupiettes !

Ça y est, je saute le pas et je me lance moi aussi dans ce très chouette rendez-vous proposé par BettieRose Books, rendez-vous qui nous invite, je cite, à nous replonger dans nos plus jolis souvenirs livresques. Je ne suis pas sûre de participer toutes les semaines mais il y a régulièrement des thèmes qui me parlent (comme celui de cette semaine par exemple) et ça peut me permettre de vous présenter des livres que je n’ai pas forcément chroniqué sur le blog.

Le thème de cette semaine était donc Girl Power, nous devions vous présenter un livre sur le féminisme ou un roman avec un personnage principal féminin. Lisant énormément de choses en rapport avec le féminisme, difficile de ne choisir qu’un seul ouvrage ! Si vous saviez le nombre de livres qui me sont passés par la tête haha.

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Je joue le jeu et je ne vous en présente qu’un. J’ai lu cette bande-dessinée (je dirais même roman graphique pour le coup) l’an dernier, pendant que je rédigeais mon mémoire sur L’image de la femme dans la photographie de mode. Il me semble que je ne l’ai pas chroniqué, faute de temps, mais j’avais adoré.

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De Montauban en 1748 à l’échafaud parisien en 1793, quarante-cinq ans d’une vie féminine hors normes, et l’invention d’une idée neuve en Europe : la lutte pour les droits des femmes.
Née dans une famille bourgeoise de province, sans doute fille adultérine d’un dramaturge à particule, Marie Gouze dit Olympe de Gouges a traversé la seconde moitié du XVIIIe siècle comme peu de femmes l’ont fait. Femme de lettres et polémiste engagée, elle se distingue par son indépendance d’esprit et l’originalité parfois radicale de ses vues, s’engageant pour l’abolition de l’esclavage et surtout pour les droits civils et politiques des femmes. Opposée aux Robespierristes et aux ultras de la Révolution, elle est guillotinée pendant la Terreur.

Comme ils l’avaient fait avec Kiki de Montparnasse, Catel et Bocquet retracent de façon romancée, mais avec une rigueur historique constante, le parcours de vie de cette femme d’exception, dont les idéaux très en avance sur son temps ont forgé quelques-unes des valeurs clés de nos sociétés d’aujourd’hui. En quelque trois cent planches de création exigeante et généreuse, un magnifique portrait féminin et un hommage vibrant à l’une des figures essentielles du féminisme.

Ce très beau livre, aux dessins plutôt simples et sans prétention, nous offre une belle quantité d’informations sur le personnage qu’était Olympe de Gouges. J’ai trouvé cette lecture très très enrichissante. J’ai adoré découvrir toutes ces choses sur cette femme qui a joué un rôle important avant et surtout après la Révolution dans la lutte pour les droits des femmes (entre autres), mais que l’on connait à ce jour plutôt mal. Le format BD est vraiment un très bon moyen de découvrir l’Histoire avec un grand H, j’approuve totalement et je trouve que c’est un support qui n’est pas suffisamment exploité (même si ces dernières années les ouvrages se multiplient peu à peu et touchent de plus en plus de sujets, notamment la science, l’histoire ou encore l’art).

C’est donc une biographie élégante et très complète que nous proposent Catel et Bocquet, je la recommande à tout le monde et plus particulièrement à ceux qui voudraient approfondir leurs connaissances sur celle qui a écrit La déclaration des droits de la femme et de la citoyenne !

L’avez-vous lu ? Est-ce qu’elle vous tente, cette bande-dessinée ?

Une lecture à me recommander sur ce thème ? 

Plein de bisous !

C’est lundi, que lisez-vous ? #4

Coucou les paupiettes !

On se retrouve, comme toutes les semaines, pour faire le point sur mes lectures de la semaine passée et celles à venir. Ce rendez-vous hebdomadaire est aujourd’hui géré par Galleane, chez qui vous pouvez retrouver le récapitulatif de tous les participants et les liens vers leurs articles !

Le principe est simple, il suffit de répondre à trois petites questions chaque lundi :

  • Qu’est ce que j’ai lu la semaine passée ?
  • Qu’est-ce que je lis actuellement ?
  • Que vais-je lire ensuite ?

Continuer la lecture de C’est lundi, que lisez-vous ? #4

Petite leçon d’histoire : Masters of Sex, un pari réussi.

Dans cet article sont présents quelques spoilers concernant la saison 1 et 2 de la série Masters of Sex, just a fair warning !

« Masters of Sex » est basée sur une histoire vraie, celle de William Masters et de Virginia Johnson, pionniers dans le domaine de la sexologie. Aujourd’hui quelque peu oubliés, la série remet sous les feux des projecteurs les deux scientifiques ayant le plus modifié notre façon de concevoir le sexe. La vie de ce couple est véritablement fascinante et le mérite de la série est qu’elle respecte globalement tous les faits historiques. La série est en réalité basée sur une biographie écrite par Thomas Maier (Masters of sex: The Life and times of William Masters and Virginia Johnson, the couple who taught America how to love), basée sur un témoignage de Virginia Johnson. Bien entendu quelques personnages ont été inventés, des arrangements dramatiques ont vu le jour, mais dans les faits on se rapproche vraiment de la réalité.

William Masters avait déjà deux enfants avec sa première épouse quand il a rencontré Virginia. Les naissances ont été décalées afin de mettre l’accent sur les problèmes de fertilité et, plus globalement, sur les problèmes de couple de Masters avec sa première épouse : Elisabeth Ellis, surnommée Libby – comme dans la série donc.

Virginia Johnson avait déjà été mariée deux fois quand elle était jeune, avec un politicien et un avocat, ça n’a pas duré longtemps. Quelques années plus tard elle s’est mariée avec George Johnson, leader d’un groupe avec qui elle a eu deux enfants (Scott et Lisa, devenus Henry et Tessa dans la série, je ne sais pas pourquoi).

Elle était effectivement chanteuse dans des nightclubs durant la Seconde Guerre mondiale, avant de décider de reprendre ses études pour obtenir un diplôme en sociologie (qu’elle n’obtiendra jamais) à la Washington University à St Louis. Elle était connue pour son sex-appeal, son charisme et son côté magnétique (pas forcément flatteur à l’époque). Les femmes se méfiaient d’elle et c’est quelque chose qui ressort beaucoup au début de la saison 2.

Elle a rencontré William Masters lorsqu’il l’a embauché comme secrétaire puis comme assistante dans le département gynécologique de l’université. Elle avait dix ans de moins que lui. Il lui a appris beaucoup sur la médecine, la thérapie et sur la recherche, ce qui lui a permis de monter les échelons assez rapidement. Elle finira d’ailleurs co-chercheuse, son nom apparaitra au même titre que celui de Masters sur l’étude. Ils ont développé ensemble des machines/instruments permettant d’étudier le désir sexuel chez les humains, hommes et femmes.

Ils ont surtout observé plus de 700 personnes ayant accepté d’avoir des rapports sexuels ou de se masturber devant eux, afin d’analyser la réponse sexuelle chez les hommes et les femmes et de la répartir sur quatre étapes : la phase d’excitation, le plateau, l’orgasme et la résolution. Au départ, comme dans la série, les sujets étaient majoritairement des prostituées mais Virginia a finalement réussi à convaincre quelques étudiants et du personnel hospitalier d’y participer, contre rémunération. Elle amène l’étude à un niveau supérieur. 382 femmes et 312 hommes auraient ainsi étaient observés.

Les réactions à cette découverte à la fin de la première saison, qui peuvent sembler un peu disproportionnées, sont en réalité bien réelles. Les collègues de Masters ont été choqués par ce qu’ils assimilaient à de la nouvelle pornographie. Virginia réussira quand même à faire parler de l’étude puisqu’elle a amené leur travail jusqu’aux plateaux de télévision, notamment sur le NBC’s Today Show. L’ouverture à la télévision est abordée à la fin de la saison 2 et reviendra peut-être, probablement, sur le tapis pour la saison 3.

Leur travail a été très critiqué car controversé notamment par « l’utilisation » de prostituées dans l’étude. Leurs recherches sur l’homosexualité a également été très mal perçue. Mais je n’insiste pas trop sur ce point, on en est pas encore arrivé là dans la série.

Le couple Masters/Johnson est assez intéressant. Au début de leurs recherches, Masters a effectivement proposé à Virginia d’avoir des relations sexuelles avec lui afin d’enregistrer leurs propres réponses physiologiques. Ils finissent par entretenir une relation qui finit par s’étioler petit à petit et Virginia commence à fréquenter un autre homme, Hank Walters, qu’elle veut épouser. Hank Walters est vraisemblablement Ethan Haas, qui fait sa demande à la fin de la première saison. Cependant, Virginia ne l’épouse pas car Masters lui annonce qu’il va quitter sa femme. Ce n’est pas ce qui est arrivé dans la série. Virginia a refusé d’épousé Ethan parce que Bill lui a dit qu’il avait besoin d’elle, et ils ont fait des cochoncetés sans enregistrer leurs réactions. Le fait que Bill lui dise qu’il a besoin d’elle a peut-être été mal interprété (dans la série, même par moi) car quand on s’intéresse un peu aux faits, on se rend compte que Virginia elle-même considérait leur couple comme une nécessité. Leur mariage était considéré comme un partenariat professionnel, il ne s’agit pas vraiment d’un mariage d’amour. D’ailleurs, ils divorceront vingt ans plus tard.

Ils ont ouvert leur propre institut de recherche quelques années après.

A la fin de la première saison, Virginia et son fils se retrouvent devant la télévision et regardent ensemble le lancement du projet Manhigh. Major David G. Simons est monté à plus de 30 km d’altitude dans une nacelle en aluminium suspendu à un énorme ballon d’hélium. Il a filmé la Terre vu d’en haut et était un des premiers hommes à réaliser cette ascension jusqu’à la stratosphère, puis le saut en chute libre qui lui vaudra la couverture du magazine Life en septembre 1957.

Sachant que William Masters débute ses recherches en 1957, les dates sont à peu de choses près cohérentes.

Au début de la saison 2, tout un épisode est réalisé autour du combat de boxe qui a eu lieu entre Yvon Durelle (29 ans) et Archie Moore (42 ans) le 10 décembre 1958, au forum de Montréal. Ce combat est considéré comme un des plus mémorables de l’histoire de la boxe. Archie Moore était globalement en train de se faire déchirer la tronche et il a réussi à remonter et à gagner le combat.

« You can always get up, come back, and be a winner. »

« The rules are different for men and women »

Virginia Johnson est aujourd’hui considérée comme celle qui a permis l’égalité sexuelle aux femmes. Elle serait une des femmes les plus remarquables du 20e siècle. Mais tout cela ne vient pas sans quelques sacrifices. Quelques années plus tard elle confie à Thomas Maier qu’elle regrette de s’être autant investi dans l’étude car elle n’a pas vu grandir ses enfants. Elle regrette également de ne jamais avoir validé son diplôme de sociologie.

Elle apparait tout de même comme une figure importante du féminisme, notamment dans le domaine médical, alors qu’elle n’a jamais revendiqué ce statut. Mais même s’ils n’ont jamais eu comme objectif de participer à l’émancipation de la femme, leurs découvertes l’ont fait devenir un sexe fort, capable d’une vie sexuelle libérée et active. Cela a permis une nouvelle façon d’appréhender le corps, notamment le corps de la femme, à une époque où le mouvement féministe prend de plus en plus d’importance aux États-Unis.

Dans la série, on a un fort ressenti féministe face aux différents personnages féminins, tous très profonds, qui font face à des situations qui sont toujours d’actualité. Le combat d’une mère célibataire qui veut concilier enfants et travail, sa volonté de se faire une place dans un univers dominé par les hommes, toutes les exigences et la pression exercée sur la femme et son image (qui ramène en fait à l’image de son foyer) sont abordées, de façon subtile.

Ma critique :

Ambiance rétro, excellent casting, thème passionnant, cette série a tout pour faire envie. Je ne nie en aucun cas que la série est d’une qualité rare. Cependant, elle a tendance à m’ennuyer, surtout la saison 2. Certains épisodes sont forts en émotions et d’autres vont juste être.. Longs et plats (comme ma b… pardon, mauvaise blague de circonstance), s’éloignant trop du sujet principal pour se tourner vers des amourettes de  personnages secondaires. Dommage, la saison 1 m’avait vraiment plu. J’avais enchainé les épisodes les uns à la suite des autres. J’attends maintenant de voir ce que va donner la saison 3 !

Et vous, vous en avez pensé quoi ?

Femme(s) #1

Coucou petites licornes !

ça fait un moment que j’ai envie de réaliser une série d’articles sur des femmes que je trouve inspirantes. Aujourd’hui je vais vous parler de trois artistes au message assez fort : Adrian Piper, Carolee Schneemann et Shirin Neshat.

# Adrian Piper.

Adrian Piper est une artiste conceptuelle et philosophe américaine née en 1948. Elle fait partie des artistes qui ont beaucoup questionné la notion d’identité, d’appartenance à un groupe par le biais de la photographie, de la performance. Elle a également été prof de philosophie à Harvard. Contexte plutôt intéressant pour une femme afro-américaine qui en parallèle travaille sur le racisme et l’appartenance sociale. Une de ses oeuvres, intitulée « Calling Card » était une carte de visite qu’elle distribuait durant les soirées un peu mondaines, où les gens faisaient des remarques parfois raciste.

« Dear friend, I am black. I am sure you didn’t realize this when you made/laughed at/agreed with that racist remark. (…) I regret any discomfort my presence is causing you, just as I am sure you regret the discomfort your racism is causing me. »

C’est surtout son travail en tant qu’artiste qui me passionne. Elle a énormément écrit sur chacune de ses oeuvres, mêlant d’ailleurs souvent texte et photographie, détournant et s’appropriant les images de presse par exemple. C’est une artiste qui raconte sa propre histoire, qui n’a pas peur de dire « je ». Elle a notamment réalisé une série d’autoportraits recouverts par un texte tapé à la machine à écrire, racontant une de ses expériences en tant que femme noire aux États-Unis.

Adrian Piper confronte son genre, son identité raciale et son identité sociale. Son travail passe par la prise de conscience de qui on est au sein d’une société.

Je vous invite vraiment à regarder plus de ses oeuvres sur son site web : http://www.adrianpiper.com , c’est une artiste mais surtout une femme qui mérite vraiment d’être connue.

# Carolee Schneemann.

J’ai découvert Carolee Schneemann en préparant un dossier sur la performance féministe et j’ai été plus qu’impressionnée par une de ses oeuvres : Interior Scroll (1975).

Née en 1939, Carolee Schneemann est une artiste qui a beaucoup travaillé sur le corps, la notion de sexualité et celle du genre par le biais de la photographie, de la performance mais aussi par le biais de films expérimentaux.

La performance « Interior Scroll » est liée directement à son travail en tant que réalisatrice de films. Devant une assemblée majoritairement féminine, nue sur une table, elle a sorti un long morceau de papier de son sexe (j’allais dire de sa zézétte mais bon, un peu de sérieux quand même) tout en lisant ce qu’il y avait écrit dessus. Il s’agissait d’une conversation qu’elle avait eu avec un réalisateur structuraliste, qui lui disait qu’elle ne serait jamais considérée comme une réalisatrice par ses pairs, pour la simple et bonne raison qu’elle est une femme.

J’ai trouvé cette performance, ce message vraiment très fort. Elle donne une nouvelle vision de la femme, celle qui ne vit pas que par le biais de son corps. En choquant le public, elle détruit des barrières, elle détruit des tabous. C’est grâce à des artistes comme elle que nous sommes les femmes d’aujourd’hui.

‘ »You’re taking this too seriously. You’re only a girl. Don’t set your heart on art. »

# Shirin Neshat.

En ce qui concerne Shirin Neshat, je l’ai découverte très récemment en regardant une vidéo d’un discours donné par Sheikha Al Mayassa, une princesse du Qatar fortement mobilisée pour la culture. Dans son discours elle a mentionné cette artiste iranienne, qui a elle-même donné un discours aux TED il y a trois ans.

Shirin Neshat est une artiste femme iranienne, en exil à New York. Elle est réalisatrice de films et photographe. Elle travaille aussi sur l’identité, la religion, le genre mais aussi le politique. Elle s’intéresse à la condition contemporaine des femmes dans les pays du Moyen-Orient mais s’inquiète aussi de l’avenir des pays occidentaux. Elle lutte contre les préjugés et les représentations stéréotypées de l’Islam. Son travail est assez critique.

Elle se tourne surtout vers la condition de la femme en Iran, sa place au sein de la société et mêle politique et féminisme.

Pour moi, elle représente l’avenir de la femme en tant qu’artiste dans les pays islamiques, celle qui se bat pour une éducation, pour faire ses propres choix et mener sa vie comme elle le souhaite, dans un pays où les droits de l’homme sont respectés.

Et vous, quels sont les artistes qui vous ont marquées ?