Peleliu, Guernica of Paradise – Kazuyoshi Takeda.

Coucou les paupiettes !

On se retrouve aujourd’hui pour parler d’une autre publication des éditions Vega. Il y a quelques jours, je vous ai présenté Deep Sea Aquarium MagMell, l’un des premiers mangas publiés par la maison d’éditions. Peleliu, Guernica of Paradise a également été publié le 4 octobre 2018. Ce nouveau seinen (4 tomes en cours) a été écrit et illustré par Kazuyoshi Takeda. Avant de vous donner mon avis, je tiens à remercier la maison d’édition pour l’envoi de ce livre !

Été 1944, à la fin de la Guerre du Pacifique, la section de Tamaru est en poste sur l’île de Peleliu. Ce simple soldat rêvant de devenir un jour mangaka y découvre un paradis, recouvert de verdure et entouré d’une mer turquoise préservée par son récif corallien. Un paradis qui va se transformer en un infernal champ de bataille, où vont s’entretuer 50.000 soldats, japonais et américains, autour d’un aéroport alors considéré comme stratégique. L’armée américaine expédiera 40.000 militaires d’élites, tandis que l’armée japonaise fera front avec une réserve de 10.000 soldats, ayant reçu l’ordre de résister jusqu’au dernier…

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Quand Vega a commencé à communiquer sur ses futurs titres, Peleliu est le tout premier à m’avoir interpellé.  Au premier regard, on ne voit qu’un soldat tout pipou, tout seul au milieu d’un petit coin de paradis. Et quand on regarde un peu mieux, on constate que la verdure recouvre des carcasses métalliques, des machines de guerre abandonnées et des grottes abritant des canons. Un contraste très intrigant et je suis contente d’avoir cédé à ma curiosité !

Vega nous offre, encore une fois, un manga très réussi tant au niveau du contenu qu’au niveau des illustrations. Kazuyoshi Takeda a choisi de représenter ses personnages d’une manière très intéressante, très simple, en contradiction avec l’histoire qu’il raconte. Ses soldats ressemblent à des enfants perdus au milieu d’une guerre qu’ils ne comprennent pas. Ils se battent parce qu’on leur demande mais ils ont peur. Sa manière de représenter les soldats ontraste avec la violence et la destruction qui les entoure. Si la guerre est omniprésente, ce manga dégage tout de même une certaine douceur. Les personnages sont touchants et j’ai trouvé Tamaru (le « héros », reconnaissable à ses lunettes carrées) attachant.

Il s’agit d’un tome plutôt introductif mais on ne voit pas les pages défiler ! Le rythme est de plus en plus soutenu, le petit coin de paradis devient progressivement un champ de bataille où les corps s’empilent. Les petits personnages mignons auxquels on s’est attaché sont en danger et nous avons l’impression d’être à leurs côtés, complètement investis dans cette guerre et prêts à tout pour survivre. Nous devons faire face à la mort tout au long de ce premier tome, des morts violentes mais aussi des morts absurdes. La mignonnerie du début s’efface progressivement et nous laisse un peu chamboulés, perdus et tristes.

L’auteur se focalise sur un pan de l’histoire méconnu et décrit avec justesse la dure réalité de la guerre. Personnellement, je n’ai que peu de souvenirs de la guerre du Pacifique dans mes cours d’histoire. Ce n’était qu’un court chapitre au milieu de tous ceux consacrés à la Seconde Guerre mondiale. On sent que Kazuyoshi Takeda a fait des recherches et on peut facilement voir dans ce manga un témoignage historique très enrichissant. Tamaru étant mangaka, il documente son quotidien à chaque fois qu’il le peut sous la forme de saynètes et on a l’impression que l’auteur a consigné ces dessins dans ce manga afin de partager l’histoire, l’expérience du jeune homme. Je trouve important de préciser que si la guerre est le sujet de l’ouvrage, l’accent est mis sur les sentiments des personnages et cela rend l’ensemble d’autant plus percutant et réaliste.

Le tome 2 sort le 8 novembre ! Je ne peux que vous encourager à découvrir cette nouvelle série, elle ne vous laissera pas indifférent.

18/20

Alors, tentés ?

La bisette !

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Publié par

Ibidouu

Petite chose à la recherche d'un avenir.

14 réflexions au sujet de “Peleliu, Guernica of Paradise – Kazuyoshi Takeda.”

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