Natsuko no Sake, tome 1 – Akira Oze.

Coucou les paupiettes !

On se retrouve aujourd’hui pour une chronique manga. Je vais vous parler de l’une des dernières sorties des éditions Vega, un seinen assez particulier qui a été publié le 10 septembre 2019. Natsuko no Sake a été écrit par Akira Oze et publié pour la première fois au Japon en 1988. Avant de vous donner mon avis, je tiens à remercier la maison d’édition pour l’envoi de ce livre.

Natsuko Saeki est une employée de bureau à Tokyo, mais elle ne s’épanouit pas dans son travail. Ses supérieurs ne voient en elle qu’une subalterne juste bonne à faire des photocopies et servir du café.
Mais un jour son frère tombe malade et l’opportunité s’offre à elle de rentrer auprès de sa famille pour l’aider. Or Natsuko est issue d’une famille de modestes brasseurs de saké, et tente depuis des années de brasser un saké particulièrement savoureux et unique. Motivée par ce défi familial, Natsuko, remplaçant son frère, va se plonger corps et âme dans le travail du saké et tenter de se faire une place dans un milieu très traditionnel et dominé par les hommes.
Réussira-t-elle a brasser le meilleur saké du monde, issu d’un riz unique, réputé impossible à cultiver ?

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Natsuko no Sake n’est pas forcément le genre de manga sur lequel je me serais arrêtée en temps normal. Cependant, c’était une lecture très intéressante. J’ai été très surprise par la taille de ce premier tome, qui fait un peu plus de 450 pages, mais j’ai trouvé l’ensemble fluide et plutôt prenant. Il y a quelques longueurs par-ci par-là, mais le sujet est passionnant et j’ai dévoré le livre en une soirée.

Par le biais de ce seinen, nous découvrons la manière dont est fabriqué le saké japonais (alcool de riz), boisson de plus en plus plébiscitée en France (apparemment deuxième pays importateur en Europe). La famille de Natsuko Saeki produit du saké depuis 150 ans. L’histoire commence lorsque la jeune femme revient à la brasserie après deux ans d’absence car elle apprend que son frère est malade. Elle était partie à Tokyo pour réaliser son rêve de travailler dans la publicité, mais se rend finalement compte que sa place est aux côtés de sa famille et qu’elle veut, elle aussi, brasser du saké. Elle décide de réaliser le dernier souhait de son frère, créer un saké d’exception à partir d’un riz extrêmement rare, le Tatsu-Nishiki.

Si, au départ, les nombreux termes techniques en japonais sont un peu déstabilisants, nous comprenons beaucoup mieux les procédés de fabrication au fil des pages. La famille de Natsuko produit son saké de manière traditionnelle et c’est culturellement très intéressant. J’ai trouvé le contenu riche et bien développé, de façon concise et précise. Akira Oze compare ces techniques avec celles des brasseries plus modernes, qui fonctionnent à grand renfort de machines et qui produisent, certes, beaucoup plus de saké mais d’une qualité toute autre. Il s’attarde sur les différentes composantes de la boisson, sur la quantité d’alcool ajouté qui varie selon les brasseries. Il s’intéresse également aux différents types d’agriculture, avec ou sans pesticides, etc.

J’ai particulièrement apprécié le fait que l’héroïne soit une femme. Natsuko est indépendante, courageuse et ne baisse pas facilement les bras. Ce sont des qualités non négligeables alors qu’elle débarque dans un milieu majoritairement masculin. La question est soulevée à un moment, lorsque Natsuko pénètre dans la kura (le lieu de production) et qu’un employé lui signifie qu’elle n’est pas la bienvenue. On découvre que pendant longtemps les femmes n’avaient pas le droit d’y pénétrer, que ce n’était pas leur place et qu’elles portaient malheur. Mais les temps ont changé et j’ai aimé que l’auteur aborde ces aspects (et ce n’est d’ailleurs pas la seule manière dont il aborde la place de la femme dans la société japonaise). L’héroïne est touchante mais elle brille surtout par sa force et sa douceur. J’ai pris beaucoup de plaisir à la suivre. Elle est entourée de personnages qui sont pour la plupart assez « clichés », mais il y en a quelques uns qui sortent du lot. Parce qu’ils m’ont fait rire ou parce qu’ils sont sages et attachants, les raisons sont multiples.

Je reste cependant assez déçue par les illustrations, que je trouve très simples. On voit que le manga n’est pas de toute jeunesse. Il y a peu de détails et les personnages sont « génériques ». On a l’impression de les avoir déjà vu mille fois et il n’y a rien de transcendant à ce niveau là.

En résumé, Natsuko no Sake est un premier tome vraiment intéressant d’un point de vue culturel. J’ai appris énormément de choses et c’est un ouvrage très accessible à qui veut en apprendre un peu plus sur la fabrication du saké. Malgré des dessins trop simples, l’histoire m’a bien plu et j’ai hâte de découvrir la suite. Est-ce que Natsuko va réussir à brasser ce fameux saké d’exception ? Suspense !

Alors, tentés ?

15/20

La bisette !

Publié par

Ibidouu

Petite chose à la recherche d'un avenir.

Une réflexion sur “Natsuko no Sake, tome 1 – Akira Oze.”

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