La disparue de la cabine n°10 – Ruth Ware.

Coucou les paupiettes !

Je vous propose aujourd’hui de découvrir mon avis sur La disparue de la cabine n°10, thriller écrit par Ruth Ware et publié aux éditions Pocket en octobre 2019 (grand format aux éditions Fleuve, 2018). Je n’avais encore jamais lu cette autrice mais j’en avais eu de plutôt bons retours. Avant toute chose, je tiens à remercier la maison d’édition pour l’envoi de ce livre !

Être témoin d’un meurtre ? Angoissant. Que personne ne vous croie ? Terrifiant.
Une semaine à bord d’un yacht luxueux, à sillonner les eaux de Grand Nord avec seulement une poignée de passagers. Pour Laura Blacklock, journaliste pour un magazine de voyage, difficile de rêver d’une meilleure occasion de s’éloigner au plus vite de la capitale anglaise. D’ailleurs, le départ tient toutes ses promesses : le ciel est clair, la mer est calme et les invités très sélects de l’Aurora rivalisent de jovialité. Le champagne coule à flot, les conversations ne manquent pas de piquant et la cabine est un véritable paradis sur l’eau.
Mais dès le premier soir, le vent tourne. Laura, réveillée en pleine nuit, voit la passagère de la cabine adjacente être passée par-dessus bord.
Le problème ? Aucun voyageur, aucun membre de l’équipage ne manque à l’appel. L’Aurora poursuit sa route comme si de rien n’était.
Le drame ? Laura sait qu’elle ne s’est pas trompée. Ce qui fait d’elle l’unique témoin d’un meurtre, dont l’auteur se trouve toujours à bord…

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Dès les premières pages, Ruth Ware nous embarque dans un récit qui s’annonce anxiogène, aux côtés d’une héroïne qui ne semble pas très stable et sujette à la paranoïa. Bon, au vu du contexte, j’aurais probablement réagi de la même manière. Laura Blacklock, surnommée Lo, se fait cambrioler quelques jours avant son départ en croisière pour le travail (elle est journaliste dans le milieu du tourisme). C’est fatiguée et stressée qu’elle monte sur le bateau, qui n’a rien d’un paquebot et qui se révèle être une sorte de yacht luxueux. Lo se sent rapidement oppressée dans ce bateau, et les choses ne vont pas s’arranger quand elle pense assister à l’assassinat de la jeune femme occupant la cabine voisine au beau milieu de la nuit. Cependant, la cabine étant officiellement vide et personne n’ayant vu la jeune femme, on ne la croit pas. Lo commence alors à mener sa propre enquête, persuadée qu’elle est la prochaine sur la liste à passer par-dessus bord…

La tension monte rapidement au début du roman, mais on atteint assez vite un « rythme de croisière » (LOL) et la situation n’évolue plus vraiment jusqu’à la presque fin. La plume de Ruth Ware est plaisante, fluide, je n’ai franchement eu aucun problème à avaler plus de 400 pages d’une traite. Je suis plus gênée par le rythme assez inégal, et par certains éléments de l’histoire elle-même. Un départ en flèche donc, et un rythme qui s’essouffle assez vite. On a l’impression que l’histoire stagne pendant un long moment, Lo se heurtant à un mur lorsqu’elle entreprend de questionner les autres personnes présentes à bord. Il y a assez peu de rebondissements jusqu’à ce que l’héroïne comprenne le pourquoi du comment. L’autrice a tout de même trouvé un moyen efficace de nous tenir en haleine, puisque entre chaque partie elle a inséré des mails ou des messages envoyés par la famille et le petit-ami de Lo quelques jours après son départ… Et dans lesquels on découvre qu’elle a disparu. Forcément, on veut savoir ce qui s’est passé et on enchaîne les chapitres jusqu’au dénouement.

Bien que les rebondissements ne soient pas complètement dingues, et que la grande révélation arrive un peu tôt dans le roman, Ruth Ware parvient à maintenir un certain niveau de tension en appuyant sur le côté huis clos. Enfermée dans cette carcasse de métal au milieu des eaux internationales, l’esprit de l’héroïne part dans tous les sens. À tel point qu’on en vient nous-mêmes à penser qu’elle est un peu folle sur les bords.

En ce qui concerne les personnages, je dois bien admettre que j’ai été incapable de m’attacher à Lo et aux autres passagers. La jeune femme a un côté indécis qui m’a légèrement tapé sur le système, et elle fait une série de choix complètement stupides, qui vont à l’encontre de son propre raisonnement. Enfin quand même, quand on se sent menacé au milieu de la mer du Nord, on ne va pas tout balancer devant la moitié des invités à bord… C’est incohérent ! Les personnages secondaires ont tous un côté suspect, mais ils ne sont pas suffisamment approfondis pour être intéressants.

La lecture n’était pas désagréable. Comme je le disais plus haut, j’ai tout lu quasiment d’une traite. Il y a de bons éléments, notamment ce côté huis clos oppressant. Mais je reste tout de même sur ma faim. L’histoire n’est pas bien originale, j’ai déjà lu d’autres romans sur la même thématique qui étaient bien meilleurs (notamment Passager 23 de Sebastian Fitzek). Je ne pense honnêtement pas que La disparue de la cabine n°10 restera bien longtemps gravé dans ma mémoire.

En résumé, un thriller qui n’a rien de bien original, une lecture qui n’est pas déplaisante mais qui n’apporte pas grand-chose au lecteur. À mes yeux, on peut largement s’en passer.

Alors, tentés ?

13/20

La bisette !

Publié par

Ibidouu

Petite chose à la recherche d'un avenir.

Une réflexion sur “La disparue de la cabine n°10 – Ruth Ware.”

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