#PLIB2020 : La cité des chimères – Vania Prates.

Coucou les paupiettes !

J’ai pris un peu de retard dans mes chroniques des sélectionnés (et présélectionnés) du PLIB 2020. Nous allons bientôt attaquer la dernière étape du prix, la lecture des cinq finalistes ! J’ai hâte de voir quels romans iront « jusqu’au bout ». Aujourd’hui, je vais vous parler de La cité des chimères de Vania Prates, publié aux éditions Snag le 3 octobre 2019.

Le monde tel qu’on l’a connu a disparu. Chaos, misère, famine … Les Hommes ont enfin trouvé un équilibre et se sont organisés en guildes, guidé par leur chi, leur nature profonde. Guilde des Marchands, des Inventeurs, des Alchimistes, des Gardiens ; tous demeurent fidèles à ce qu’ils sont afin de vivre en harmonie avec la nature et les animaux particulièrement respectés, créant une cité semblable à une ville sylvestre.

Dans ce monde proche de l’utopie, Céleste, une jeune fille de 17 ans, n’a pas de chi. Le jour où elle rencontre Calissa, mystérieuse contrebandière, elle est loin de se douter qu’elle va se retrouver embrigadée bien malgré elle dans une histoire complexe qui même non seulement le dirigeant de Lowndon Fields, mais également la très redouté « Confrérie des Sans-loi ».

Entre ruse, savoir, intrigues et faux-semblants, Céleste va devoir changer sa vision du monde.

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#ISBN9782490151219

Intriguée par La cité des chimères depuis l’annonce des sélectionnés, je suis contente de lui avoir donné sa chance même si je ne suis pas encore sûre de le mettre dans mes cinq finalistes. J’y ai découvert un univers fascinant et des personnages attachants, mais il y a quelques petites choses qui me font hésiter. Je m’explique.

Vania Prates nous raconte La cité des chimères du point de vue de deux personnages féminins, Céleste et Calissa. La première a 16 ans, vit avec sa mère et ses deux frères, travaille à la boutique d’objets de l’Ancien Monde jusqu’à ce qu’elle découvre son pouvoir d’immergeante. La seconde est contre-bandière, fait partie d’une confrérie, et se voit investir d’une mission de la plus haute importance par Wood, l’homme qui dirige la ville de Lowndon. Au fil des pages, l’univers se met en place, nous comprenons que la population est divisée en guildes, régies par un « chi ». À partir d’un certain âge, ce « chi » ce déclenche et nous oriente dans une certaine voie… Mais je ne vais pas non plus tout vous dévoiler !

L’autrice a créé un monde nouveau, où l’humanité se reconstruit après les erreurs commises par les hommes du passé, erreurs qu’elle cherche à ne pas reproduire en se renseignant le plus possible sur leurs ancêtres. Elle déploie un monde où les humains ont évolué, je dirais presque qu’ils ont muté, et où de nouvelles créatures ont vu le jour. Dans l’ensemble, j’ai trouvé l’univers riche et original sur de nombreux plans, même si certains éléments m’ont fait penser à d’autres ouvrages (je pense notamment aux gardiens qui ne sont pas sans me rappeler À la croisée des mondes, par exemple). J’avoue avoir trouvé que beaucoup de choses étaient survolées. Si ce roman est un premier tome, ça ne me gêne pas trop, si c’est un one-shot, meh. Il y a un incroyable potentiel ici, ce serait dommage de passer à côté. À priori, ce serait un tome 1, j’attends de voir.

Je n’ai pas trouvé la plume de Vania Prates exceptionnelle. Il y a parfois un manque de fluidité, quelques phrases par-ci par-là qui m’ont fait tiquer. Je pense que ce qui m’a le plus dérangé, c’est cette impression de se perdre dans l’intrigue. On ne sait plus vraiment quels sont les objectifs des personnages, et cette sensation d’égarement est parfois gênante. Tout parait plus cohérent en arrivant à la fin du roman, lorsque Calissa explique le pourquoi du comment. Même si le lecteur s’y perd un peu, le rythme de l’histoire est bon et les chapitres s’avalent tout seuls. Sans forcément comprendre le rapport avec la mission de départ, nous continuons de découvrir l’univers et c’est intéressant.

J’ai bien accroché aux différents personnages. Là encore, j’espère qu’une suite est envisagée car j’aimerais continuer de les voir évoluer (surtout au vu des révélations de la fin de ce tome). Céleste est plus discrète que Calissa mais je ne dirais pas qu’elle est moins intéressante ou moins attachante. Les deux femmes sont très différentes, elles se complètent d’une certaine manière. J’ai pris plaisir à les suivre, l’une comme l’autre. Les personnages secondaires sont tout aussi fascinants, néanmoins ils ne sont pas aussi approfondis. C’est un peu dommage car ils ont l’air d’avoir de sacrées histoires à raconter… Mais qui sait, peut-être dans la suite ?

Voilà donc où j’en suis. D’une part, l’univers est assez incroyable, le roman prenant et, s’il s’agit d’une saga, prometteur. J’ai passé un bon moment de lecture. Mais, d’autre part, je ne suis pas tombée sous le charme de la plume de Vania Prates, certaines choses auraient pu être plus approfondies, et on se perd parfois dans l’intrigue. A-t-il sa place parmi les cinq finalistes ? J’ai jusqu’à la fin de la semaine pour le déterminer. Dans tous les cas, je vous encourage fortement à le découvrir par vous-mêmes !

Alors, tentés ?

15/20

La bisette !

Publié par

Ibidouu

Petite chose à la recherche d'un avenir.

2 réflexions au sujet de “#PLIB2020 : La cité des chimères – Vania Prates.”

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