#PLIB2020 : Je suis fille de rage – Jean-Laurent Del Socorro.

Coucou les paupiettes !

Comme promis, je prends quelques minutes pour partager avec vous mon avis sur Je suis fille de rage, écrit par Jean-Laurent Del Socorro et publié aux éditions ActuSF le 12 octobre 2019. Il fait partie des cinq finalistes du PLIB 2020, et j’avais profité d’une lecture commune avant l’été pour me lancer.

1861 : la guerre de Sécession vient de commencer. Du général Grant à la simple soldate, de la forceuse de blocus à l’esclave affranchie… Autant de personnages pour décrire tous les visages de cette Amérique ensanglantée pendant quatre années de conflit.

La mort se réincarne pour arpenter ce Nord et ce Sud qui se déchirent. Elle va faire face à celui qui la convoque, le président Abraham Lincoln, pour lui faire comprendre que cette guerre doit désormais épouser une cause plus grande : celle de l’abolition de l’esclavage.

#ISBN9782366294774

Je suis ressortie mitigée de Je suis fille de rage. Très honnêtement, j’estime qu’il n’a pas sa place parmi les finalistes du prix. Pas parce que c’est un mauvais livre, loin de là, mais parce que j’ai lu d’autres sélectionnés dont l’univers était plus développé, plus ancré dans le genre SFFF. Pour moi, cet ouvrage est une fiction historique, basée sur des éléments et documents réels, avec une pointe de fantastique, se manifestant au travers du personnage de la Mort. Pour cette raison, j’ai automatiquement décidé de ne pas voter pour lui, mais je vais tout de même vous expliquer ce qui m’a plu et moins plu dans ce roman.

Je tiens tout d’abord à saluer l’incroyable travail fourni par l’auteur, mais aussi par la maison d’édition. L’objet-livre est magnifique, et je pense qu’éditer ce roman n’a pas dû être facile. L’ensemble est riche et complexe, et je dois bien admettre que je me suis perdue plus d’une fois dans cet ambitieux labyrinthe.

Je suis fille de rage est découpé en plusieurs parties, chacune correspondant à une année de guerre civile. Nous suivons certains personnages du début à la fin, d’autres jusqu’à ce qu’ils perdent la vie. Les chapitres font environ trois pages, parfois plus, parfois moins. Pour se repérer, on se base sur la mise en page, un drapeau à gauche ou à droite, au nom ou surnom du personne au niveau de l’en-tête. Dur dur de se souvenir de tout le monde, et au bout d’un moment j’avoue que j’en ai eu marre de sans cesse retourner à la légende du début pour savoir où j’étais.

Néanmoins, le roman se lit rapidement. Certains personnages sont plus intéressants que d’autres, donc j’ai ressenti quelques longueurs, mais dans l’ensemble j’étais captivée par le récit. Jean-Laurent Del Socorro nous raconte cette guerre d’une façon inédite (pour moi en tout cas), et j’ai adoré en découvrir plus sur cette période historique. L’auteur a, bien évidemment, pris quelques libertés. Il s’agit avant tout d’une fiction basée sur des événements réels, et Del Socorro a lui-même traduit certains documents officiels pour le bien du récit.

Si c’est une lecture particulièrement enrichissante, qui m’a donné envie d’en découvrir encore un peu plus sur la guerre de Sécession, je ne qualifierai pas spécialement ce roman de divertissant. La plume est excellente, rien à redire là-dessus, mais ce n’est pas un roman qu’on a envie de dévorer, on ne ressent pas le besoin d’enchaîner les chapitres jusqu’à l’aube, on ne meurt pas d’envie de connaître le destin de ces personnages qu’on suit pendant plus de 500 pages. C’est probablement là le gros défaut de ce livre à mes yeux. Je n’ai pas du tout réussi à m’attacher aux personnages. La construction du roman ne le permet pas vraiment, les chapitres sont trop impersonnels (ou peut-être trop personnels ?) pour qu’on y parvienne.

En ce qui concerne le fantastique, il est très (trop) peu présent à mes yeux. Je m’attendais vraiment à ce que la Mort soit plus présente, qu’elle ait un rôle plus actif, autre qu’une simple spectatrice qui demande des comptes au Président… Je tiens tout de même à préciser que si on ne m’avait pas vendu ça comme un livre SFFF, j’aurais probablement été moins déçue, car j’aurais eu moins d’attentes.

Une chose est sûre, Je suis fille de rage ne fait pas partie de ces livres qu’on oublie une fois refermés. Bien que quelques mois aient passé, j’en garde un souvenir assez précis. J’ai également découvert la plume fascinante de Jean-Laurent Del Socorro, dont l’interview diffusée sur le compte Instagram du PLIB m’avait beaucoup intrigué. J’ai bien envie de découvrir ses autres romans !

Alors, tentés ?

14/20

La bisette !

Finalistes du PLIB :

Mers mortes – Aurélie Wellenstein
La cité des chimères – Vania Prates
Les Brumes de Cendrelune – Georgia Caldera
Je suis fille de rage – Jean-Laurent Del Socorro
Félines – Stéphane Servant

Publié par

Ibidouu

Petite chose à la recherche d'un avenir.

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