Fières d’être Sorcières : Les filles qui ont marqué l’histoire du Monde des Sorciers – Laurie Calkhoven.

Coucou les paupiettes !

Dans la semaine à venir, je vais vous parler de trois ouvrages liés à l’univers Harry Potter dont j’aurais dû vous parler il y a belle lurette, shame on me. J’ai pris un sacré retard et je m’en excuse auprès de tout le monde. Nous allons attaquer par Fières d’êtres Sorcières : Les filles qui ont marqué l’histoire du Monde des Sorciers, écrit par Laurie Calkhoven et publié aux éditions Gallimard Jeunesse le 24 octobre 2019. Avant de vous donner mon avis, je tiens à remercier la maison d’édition pour l’envoi de ce livre.

D’Hermione Granger à Minerva McGonagall, en passant par Luna Lovegood et Leta Lestrange, les sorcières de la saga «Harry Potter» et des «Animaux fantastiques» sont des héroïnes aussi différentes qu’exceptionnelles ! Qu’elles soient des mentors, des fondatrices, des résistantes, des mères, des inventrices, des criminelles, des meneuses, elles ont toutes marqué le Monde des Sorciers de leur empreinte. Foisonnant de magnifiques illustrations et d’images des films, cet ouvrage passionnant explore les histoires de ces femmes qui ont fait du monde magique ce qu’il est aujourd’hui.

Un superbe livre pour devenir incollable sur le parcours et les pouvoirs de ces sorcières de choc.

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Parmi la flopée de bouquins Harry Potter publiés l’an passé, Fières d’être Sorcières faisait partie de ceux qui me tentaient le plus. Un ouvrage consacré aux femmes fortes de la célèbre saga ne pouvait que me plaire ! Malheureusement, j’ai vite déchanté.

Si l’idée était excellente, l’exécution est assez décevante. Au fil des pages s’enchaînent des « biographies » des personnages féminins de la saga. Élèves, joueuses de Quidditch, professeures, mères, célébrités, sorcières malfaisantes, elles ont toutes droit à une présentation plus ou moins longue (de une à quatre pages environ). J’ai trouvé le contenu assez pauvre. L’autrice s’en tient à des faits connus de tous, mêlant anecdotes tirées des livres et des films, meublant parfois l’espace plus qu’autre chose. Ce n’est rien de plus qu’un ouvrage répertoriant les personnages féminins, à destination d’un public jeunesse et pas forcément aux fans de la première heure, à qui cette lecture n’apportera pas grand chose (à moins que vous ayez besoin de vous rafraîchir la mémoire, et encore).

Au-delà du contenu assez superficiel, j’ai été gênée par plusieurs petites choses. Chaque biographie est accompagnée d’une citation, par exemple. L’idée est sympa, mais certaines auraient pu être mieux choisies. Il arrive souvent que l’extrait n’apporte rien, ne démontre rien des qualités du personnage, de ce que la sorcière (fille ou femme d’ailleurs, parce qu’on ne s’intéresse pas qu’aux adolescentes de la saga) a apporté à l’histoire. Les tournures de phrases sont parfois très étranges, il y a pas mal de fautes et de coquilles, des répétitions d’une page à une autre… C’est bien joli de continuer de surfer sur la vague « livres docu sur HP », mais vu le prix, on s’attend quand même à un contenu et un travail éditorial un peu plus poussés (désolée, mais vraiment, il y en avait trop à mon goût).

Par ailleurs, la féministe en moi a râlé en lisant certains passages, je ne vais pas vous mentir. Insister sur les amourettes, les déceptions amoureuses, leur courage en dépit des garçons n’est pas vraiment ce à quoi je m’attendais en commençant ma lecture. Certes, l’autrice met en avant le fait que, sans elles, ils ne s’en seraient pas sortis, mais je crois qu’elles valent plus que ça. On a l’impression que la plupart ne sont là que pour aider/sauver un mec. Je pense qu’au-delà des biographies, il y avait d’autres thématiques à explorer en lien avec les femmes dans Harry Potter. J’ose émettre l’hypothèse que le livre a juste été pondu car c’est plutôt « à la mode » en ce moment de publier des livres sur les femmes inspirantes (ce dont je ne me plains aucunement).

Le seul véritable point positif de l’ouvrage réside en ses illustrations. Réalisées par Violet Tobacco, elles sont inspirées des actrices qui ont joué dans les films. Simples, efficaces, colorées, elles sont magnifiques et rendent la lecture tout de suite plus agréable.

En résumé, Fières d’être Sorcières est une petite déception, un ouvrage dont on peut largement se passer côté contenu, mais qui est tout de même plaisant à feuilleter. Je ne dirais pas non à un ouvrage destiné aux adultes, où on s’intéresserait peut-être un peu plus à la figure de la sorcière en tant que telle, à la notion de féminisme dans Harry Potter ?

Alors, tentés ?

La bisette !

Publié par

Ibidouu

Petite chose à la recherche d'un avenir.

4 réflexions au sujet de “Fières d’être Sorcières : Les filles qui ont marqué l’histoire du Monde des Sorciers – Laurie Calkhoven.”

  1. Les critiques que je vois passer sur ce livre vont un peu toutes dans le même sens, décidément ^^’ On me l’a offert à Noël (j’avoue que je n’en avais pas entendu parler avant), je saurai donc limiter mon horizon d’attente quand je le lirai !

    Aimé par 1 personne

  2. Ah, ça y est, ta chronique est en ligne 😉
    Tu as raison, les sorcières sont souvent définies par leurs relations aux héros masculins. Alors oui, il c’est parfois important pour resituer mais cela tourne effectivement beaucoup autour des amourettes et du coup, certaines sorcières sont là uniquement pour combler le vaste espace des pages. C’est comme s’il avait été écrit, noir sur blanc : « elles ne sont que des faire-valoir pour les sorciers mâles ». Dommage pour un livre qui veut mettre en avant des héroïnes.

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