La délicatesse du homard – Laure Manel.

Coucou les paupiettes !

Aujourd’hui, nous nous retrouvons avec une nouvelle chronique livresque. J’ai mis un peu de temps à l’écrire, je m’en excuse, mais mieux vaut tard que jamais ! Je vais donc vous parler d’un roman qui sera publié le 18 mai prochain par les éditions Michel Lafon : La délicatesse du homard. Il s’agit du premier roman de Laure Manel, enseignante dans le Maine-et-Loire.

Avant de vous donner mon avis, je tiens à remercier Netgalley et les éditions Michel Lafon pour avoir accepté de m’envoyer ce roman !

François, qui s’occupe d’un centre équestre en Bretagne, découvre un jour une jeune femme inconsciente au pied d’un rocher. Prêt à appeler les secours, il se ravise et, sans trop savoir pourquoi, la ramène chez lui pour la soigner. À son réveil, l’inconnue paraît en bonne santé, mais peu encline à s’expliquer. Elle déclare s’appeler Elsa mais refuse qu’on lui pose des questions. Commence alors une étrange cohabitation, où l’un et l’autre se mettent peu à peu à nu sans pour autant totalement révéler les secrets qui les rongent. Et même si ce duo en s’apprivoisant s’apaise, chacun souhaite continuer à se protéger, quoi qu’il en coûte. 

Qui est Elsa ? Que cache-t-elle ? Quelle vie est-elle en train de fuir ?

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J’avais sollicité ce roman pour son titre, que je trouve très beau, et pour son résumé plus qu’intrigant. Dans l’ensemble, j’ai apprécié ma lecture, même si je reste un peu sur ma faim. Laissez-moi vous expliquer tout ça…

La délicatesse est effectivement au rendez-vous dans ce roman. L’écriture de l’auteure est douce, simple et agréable à lire (un peu comme si on était assis dans un nuage de coton, si ça peut vous donner une idée). Le choix de la double-narration est plutôt judicieux, il permet d’aménager quelques zones de suspense, un peu plus de mystère.

Les deux personnages principaux sont plutôt attachants, malgré leurs défauts. J’avoue avoir été souvent frustrée par le manque de confiance en elle destructeur d’Elsa. On découvre au fil des pages les lourds secrets qui hantent leurs passés respectifs, des secrets qui les rendent terriblement humains, sensibles et méfiants. L’auteure a su les mettre à nu avec une simplicité déconcertante. Dépression, manque de confiance en soi, alcoolisme, famille… De nombreux sujets sont abordés avec justesse. La rencontre de ces deux personnages au fort caractère promet des développements intéressants, parfois assez sombres et tristes mais parfois plutôt drôles. Laura Manel a su ponctuer ce récit pas toujours très joyeux avec des touches d’humour régulières.

Bonus : le roman prend place sur mes côtes bretonnes d’amour. Dépaysement garanti ! Le cadre tient une place importante dans l’histoire et la Bretagne de l’auteure nous fait rêver. J’ai adoré retrouver des noms de plages, de villes que je connais bien. J’avais l’impression d’y être !

Si, au premier abord, ce roman peut paraitre triste, il délivre en réalité un message très positif, un message d’espoir. Il faut croire aux deuxièmes chances. Il faut se donner les moyens de croire en la vie, de vivre tout simplement. L’histoire est touchante, parfois très dure, souvent émouvante, mais on ne perd jamais de vue le fait qu’il ne faut pas trop s’appesantir sur son passé et qu’il faut savoir aller de l’avant.

Mais pourquoi ai-je l’impression de rester sur ma faim ? C’est une belle histoire, très bien écrite, difficile à lâcher… Mais il me manque quelque chose. Je pense qu’à la suite de ma lecture du résumé je m’attendais à un tout autre type de roman et que c’est resté ancré dans mon subconscient. Tout au long de ma lecture, j’attendais que les secrets soient dévoilés avec impatience, j’attendais que ça décolle. Mais ce n’est jamais venu, les secrets n’étaient pas ceux que je pensais et j’ai eu l’impression de m’ennuyer. L’ensemble est dynamique mais il manque un peu d’action. Je comprends tout à fait le choix de l’auteure, la lenteur est nécessaire dans un roman sur la reconstruction de soi (le temps guérit toutes les blessures, comme on dit) maiiiis un ou deux gros rebondissements n’auraient pas été de trop. A partir d’un certain point, on a juste l’impression de dérouler le long fil tranquille et un tantinet prévisible de la vie d’Elsa et François, sans plus rien attendre de nouveau.

En résumé, c’est un roman assez lent mais qui se lit très vite. L’écriture de l’auteure est presque parfaite, je pense que je vais suivre ses prochains travaux avec attention, et elle nous embarque dans l’histoire de deux personnages attachants au passé difficile. C’est un beau roman, touchant, qui vous donnera parfois les larmes aux yeux, qui vous fera parfois sourire mais qui vous donnera surtout un peu d’espoir.

16/20

Alors, tentés ?

Plein de bisous !

Les gentilles filles vont au paradis, les autres là où elles veulent – Elie Grimes.

Coucou les paupiettes !

Aujourd’hui je vais vous parler d’un très chouette roman qui ne sera publié que dans quelques semaines et que j’ai eu l’occasion de découvrir en avant-première début mars : Les gentilles filles vont au paradis, les autres là où elles veulent, premier roman d’Elie Grimes.

Avant de vous donner mon avis, je tiens à remercier Netgalley et les éditions Préludes pour avoir accepté de m’envoyer ce roman !

Zoey est la soeur de Dalton et la meilleure amie d’Adrian, à qui sa tante Vic voudrait bien la voir mariée. À trente ans à peine, elle a monté sa propre entreprise de traiteur avec son assistante, devenue amie, Sally, qui aime bien Dalton.
Elle n’écoute jamais les conseils de Fran, sa mère, ou de Nana, sa grand-mère adorée, car elle préfère se confier le soir à son chat, Sushi. Sinon, la vie de Zoey n’est pas compliquée. Encore moins quand elle rencontre Matthew Ziegler, le critique gastronomique le plus influent de New York, un type parfaitement imbuvable qui semble bien décidé à mettre sa cuisine à l’épreuve, jusque dans les moindres détails…

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Interpellée par le titre de ce roman sur la plateforme Netgalley, je me suis dépêchée d’aller lire son résumé. Très tentée, je suis ravie d’avoir eu l’occasion de le découvrir avant sa sortie, prévue pour le 3 mai 2017.
En ce qui concerne la chick-lit, je suis très difficile. Même si j’essaye de ne plus avoir d’attentes (ou alors très peu), je finis toujours par être déçue. Et bien, mes amis, je suis ravie. ENFIN ! Enfin, j’ai trouvé mon bonheur. Elie Grimes nous offre un premier roman drôle, touchant, aux personnages hauts en couleurs et attachants.
L’écriture de l’auteure est fluide, très plaisante. On ne voit pas les pages défiler. Le récit est bien rythmé, les rebondissements sont nombreux et, par conséquent, le livre est très difficile à lâcher. Je n’ai pas su résister à la petite voix intérieure qui me chuchotait *vas-y Nolwenn, un chapitre de plus, c’est rien un chapitre de plus ! Il faut que tu saches, allez, lis la suite, LIS LA SUITE BORD*L !*. Et ce jusqu’à ce que j’ai dévoré les 440 pages et quelques.  Anecdote ? Au boulot, j’ai été jusqu’à proposer aux CM1 de l’écriture d’invention, chacun dans son coin pour poursuivre le roman à mon bureau. Je n’ai même pas honte.
Amitiés, amours, famille, tout est parfaitement dosé. J’ai trouvé l’ensemble plutôt réaliste, ce qui est un bon point. Et la fin n’est pas prévisible. En voyant la fin se profiler je me suis rendue compte que mes prédictions étaient complètement à côté de la plaque.

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Et ouais. C’est la première fois que ça m’arrive avec un roman de ce genre. Mind Blown.

Par ailleurs, sachant que c’est quelque chose qui me dérange souvent dans les romans de ce type, notez que les scènes de fesses sont très très bien écrites. C’est tellement rare que c’est vraiment important de le signaler.

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Concernant les personnages, j’avoue que l’héroïne, Zoey, m’a parfois un peu frustrée car elle a tendance à agir sans réfléchir et à se bloquer sur tout et n’importe quoi si les choses ne vont pas dans son sens. Ses réactions manquent souvent de finesse mais ça fait partie du personnage, au final ça fait son charme. Les personnages masculins, eux, sont assez mystérieux, ils auraient peut-être pu être un chouïa plus développés mais ça ne m’a pas plus dérangé que ça. En tout cas, dans ce roman, il n’y a aucune place pour les personnages insipides. Ils ont tous un sacré caractère et ça, c’est chouette. Surtout quand ça amène des situations improbables qui ne laisseront personne de marbre ! C’est clairement un roman qui met de bonne humeur, un feel-good book par excellence. C’est une très bonne découverte et je pense (que dis-je ? je sais !) que je vais suivre le travail de cette auteure avec attention. Je guette déjà la sortie de son prochain roman, j’en redemande !

En résumé : un très bon moment en perspective, promis juré !

Alors, tentés ?

Plein de bisous !

Là où tu iras j’irai – Marie Vareille.

Coucou les paupiettes !

Me revoilà avec une nouvelle chronique livresque. Aujourd’hui, je vais vous parler d’un roman que j’ai dévoré le week-end dernier : Là où tu iras j’irai, écrit par Marie Vareille et publié par les éditions Mazarine le 15 mars 2017.
Je connaissais assez peu l’œuvre de Marie Vareille, notamment en ce qui concerne ses écrits contemporains/chick-lit. Je n’avais jusqu’à présent lu que le premier tome d’Elia, passeuse d’âmes, plus axé fantasy, qui avait été publié début 2016. Si j’ai beaucoup aimé ce premier tome, j’avais très envie de découvrir ses autres écrits et j’ai donc sauté sur l’occasion en voyant son dernier roman apparaître dans les nouveautés sur Netgalley.

Avant de vous donner mon avis, je tiens à remercier les éditions Mazarine et Netgalley pour avoir accepté de m’envoyer ce roman !

Isabelle rêve d’une vie d’actrice mais mène une vie lambda. Un jour, fauchée, elle accepte pour travail de séduire un jeune veuf sur le point de se remarier. Elle doit alors partir en Italie et se faire passer pour la nourrice de la famille riche famille des Kozlowski. Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’est que les enfants lui en font voir de toutes les couleurs.

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Commençons par le commencement. J’ai dévoré ce roman, je l’ai quasiment lu d’une seule traite ! L’écriture de Marie Vareille, différente dans ce roman (par rapport à Elia, passeuse d’âmes), est fluide, légère, agréable. Le ton est donné dès les premières lignes, on se lance dans quelques chose de complètement différent du premier roman que j’ai pu lire de l’auteure. Je salue d’ailleurs son talent car passer d’un style à un autre n’est pas chose aisée ! L’ensemble est frais, dynamique et original.

Ce que j’ai principalement apprécié dans ce roman, c’est qu’il n’est pas du tout prévisible. A cinquante pages de la fin, bien que certains points me paraissaient tout de même évidents, je ne voyais toujours pas comment ça allait se terminer. On n’a jamais le temps de s’ennuyer, les rebondissements sont nombreux ! L’intrigue principale, malgré son côté un peu tiré par les cheveux, a rapidement su m’emporter et je me suis retrouvée complètement happée par les mésaventures d’Isabelle. Au milieu de toutes ces péripéties, Marie Vareille a également inséré quelques passages plus émouvants, touchants.. notamment concernant la relation entre l’héroïne et Nicolas, qui connait une très belle évolution. On découvre aussi un peu plus en profondeur certains membres de la famille Kozlowski par le biais de flash-backs, permettant de les percevoir de manière un peu plus nuancée. Tout n’est pas tout noir ou tout blanc, c’est appréciable.

Les personnages, principaux et secondaires, sont (presque) tous très attachants. J’ai tout de suite adhéré à la personnalité d’Isabelle, grande enfant qui se cherche encore. Elle m’a plus d’une fois fait rire aux éclats par ses comportements pas vraiment adéquats face à des enfants (ou même face à des adultes) et par sa formidable répartie. J’ai trouvé son personnage plutôt bien développé. On en découvre un peu plus sur elle, sur son passé, tout au long du roman. Ses deux meilleurs amis ne sont pas hyper intéressants, mais je ne pense pas que ce soit le but. Ils apportent une touche de légèreté supplémentaire. Le personnage d’Amina, tout en contradictions, m’a beaucoup fait sourire. Au fil des pages, j’ai également appris à apprécier chacun des membres de la famille Kozlowski (même Adriana !), chacun apportant son petit grain de sel et ayant son utilité dans le développement de l’histoire. Aucun personnage superflu, c’est quand même formidable !

En résumé, je pense que je peux qualifier ce roman de coup de cœur. Des personnages attachants, une histoire légère, dynamique, bien ficelée… Rien à redire ! Si je puis exprimer un seul regret, ce serait que le roman est trop court et la fin un poil bâclée. En effet, j’ai un peu l’impression que l’histoire stoppe au milieu de tout (même si on sait qu’il n’y a plus grand chose à ajouter). J’aurais aimé un peu plus qu’une rapide liste sur ce que chaque personnage devient dans un futur plus ou moins proche. Ou au moins un peu plus de détails haha (j’en veux plus, toujours plus). Au-delà de ça, c’est un roman que je recommande chaudement ! Dans l’idéal, gardez le de côté pour le dévorer cet été, au soleil, avec un cocktail à proximité.

18/20

Alors, tentés ?

Plein de bisous !

Replica – Lauren Oliver.

Coucou les paupiettes !

Aujourd’hui, je vous propose une nouvelle chronique livresque. Il s’agit de l’une de mes dernières lectures : Replica, écrit par Lauren Oliver et publié chez les éditions Hachette le 22 mars 2017. J’ai tout de suite été attirée par sa jolie couverture aux couleurs vives, le résumé m’a rapidement interpellé et hop !, ni une ni deux, je le sollicitais sur Netgalley. Alors, qu’est-ce que j’en ai pensé ?

Avant de vous donner mon avis, je tiens à remercier Netgalley et les éditions Hachette pour avoir accepté de m’envoyer ce roman !

D’aussi loin qu’elle se souvienne, Gemma a vécu d’hôpital en hôpital. Adolescente solitaire, surprotégée par ses parents à cause de sa santé fragile, sa vie se réduit maintenant à sa maison, son école et ses échanges avec sa seule amie, April. Mais quand elle découvre que le nom de son père est associé au mystérieux institut Haven, qui d’après la rumeur abriterait des expériences scientifiques monstrueuses, Gemma décide de quitter le sanctuaire qu’elle a toujours connu et de se rendre sur l’île d’Haven pour découvrir ce qu’il s’y passe réellement…
Lyra – ou numéro 24 – n’est pas humaine, c’est une reproduction. Pour elle, le monde se limite à Haven, aux savants et infirmières qui s’occupent d’elle. Le jour où l’île devient le théâtre d’une terrible explosion, Lyra s’échappe. À l’extérieur des murs de l’Institut, elle découvre un monde qu’elle n’avait jamais soupçonné et rencontre Gemma. Ensemble, elles essaient de lever le voile sur les mystères de Haven, et les secrets qui leur seront révélés vont changer leur vie pour toujours…

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Dans l’ensemble, je suis plutôt satisfaite de ma lecture. Je n’ai pas encore eu de réponse à ma question au moment où j’écris cet article, peut-être pourrez-vous y répondre.. Ce roman est-il un premier tome ? Je l’espère sincèrement. Sinon mon ressenti n’est pas tout à fait le même haha. Je n’arrive à trouver l’information absolument nulle part, et ça m’inquiète un peu.

Continuer la lecture de Replica – Lauren Oliver.

The Vanishing Girl – Laura Thalassa.

Coucou les paupiettes !

Je vais vous parler aujourd’hui d’un roman que j’ai lu le week-end dernier et qui traînait dans ma PAL depuis quelques mois, il s’agit du premier tome de The Vanishing Girl. Il a été écrit par Laura Thalassa, jeune auteure américaine, et a été publié le 21 mars 2017 par les éditions AmazonCrossing. Tout de suite attirée par sa couverture et son résumé, je me suis dépêchée de l’ajouter à ma wishlist livresque.

Avant de vous donner mon avis, je tiens à remercier Netgalley et les éditions AmazonCrossing pour avoir accepté de m’envoyer ce roman !

Chaque nuit, après s’être endormie, Ember Pierce disparaît. Elle peut alors se téléporter n’importe où : à l’étranger dans une ville inconnue ou dans la chambre d’un garçon qui la fait craquer. Après dix minutes, son temps écoulé, elle retourne dans son lit. C’est un secret qu’elle a réussi à conserver pendant ces cinq dernières années. Mais, maintenant, quelqu’un d’autre est au courant.
Une semaine après son dix-huitième anniversaire, un garçon superbe, Caden Hawthorne, la kidnappe et la livre au gouvernement avant de disparaître sous ses yeux. Ember comprend alors deux choses : elle n’est pas seule et les gens comme elle – les téléporteurs – sont utilisés comme une arme.
Expédiée dans un camp d’entraînement quasi militaire, Ember découvre qu’on lui a affecté Caden comme partenaire. Ils doivent désormais travailler main dans la main lors de missions de téléportation pour le gouvernement, toutes plus risquées les unes que les autres. Mais Ember compte retrouver sa liberté et elle se rapproche de Caden, qui semble détenir la clef qui la fera sortir de cette prison. Si elle parvient à rester en vie !

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Comme souvent, ce roman comporte des points positifs et des points négatifs. Je ressors un peu mitigée de cette lecture. Cela m’attriste car c’était quand même sacrément bien parti. J’ai bien accroché au style de Laura Thalassa, je l’ai trouvé moderne et efficace, sans fioritures. Son récit est fluide, bien construit, rythmé. Je lui reproche tout de même quelques répétitions un peu fatigantes, j’y reviendrai un peu plus loin. Pour un premier tome, j’ai apprécié le fait que l’auteure nous immerge directement dans le vif du sujet et qu’elle ne s’égare pas dans un roman trop introductif et dépourvu de toute action. Dès les premières pages, nous sommes embarqués dans l’aventure d’Ember.

Laura Thalassa a su faire preuve d’imagination et j’ai bien adhéré au scénario de départ, très prenant. L’histoire qu’elle a développé autour de la téléportation est intéressante, énigmatique et j’ai apprécié d’en découvrir un peu plus au fil des pages, en même temps que le personnage principal. Cependant, elle a soulevé un certain nombre de questions qui n’ont pas trouvé de réponse dans ce premier tome, ce qui m’a un peu frustré. Je suis  restée sur ma faim. J’espère sincèrement qu’elle y répondra dans la suite !

Ma lecture aurait été beaucoup plus agréable si l’auteure ne s’était pas perdue en chemin. A partir du moment où Ember développe des sentiments à l’égard de Caden, pour moi c’était fini. Il se passe encore des choses intéressantes mais elles sont reléguées au second plan voire complètement inexistantes face aux hormones de notre héroïne. Ainsi, si j’ai trouvé la première partie plutôt bonne, j’ai été gênée par l’attitude d’Ember dans la seconde partie. Encore une fois, on nous décrit une héroïne qui se veut forte, libre et indépendante mais dont toutes les décisions finissent par tourner autour du protagoniste masculin (Caden). Dès le début j’ai senti le truc venir mais j’espérais que Laura Thalassa ne tomberait pas dans ce piège. Franchement, amis auteurs si vous me lisez, ça devient fatiguant. Arrêtez de nous vendre des héroïnes fortes alors que celles-ci, à partir du moment où elles rencontrent un homme, ne pensent plus qu’à lui enlever son slip et à lécher les cicatrices de son corps nu. Stop ! Une femme indépendante n’a pas  besoin de se faire protéger par son mec. Encore une fois, mon féminisme en a pris un coup (décidément, pas de chance avec mes dernières lectures). Bref. Je vous parlais un peu plus haut de répétitions fatigantes. Dans la seconde partie du roman, là où le suspense est à son comble et où Ember découvre un certain nombre de choses inquiétantes par rapport au projet, l’auteure a choisi de nous balancer une série de scènes de fesses totalement inutiles et toujours détaillées de la même façon. C’est redondant et j’ai plus d’une fois lâché quelques soupirs d’exaspération. On passe donc par des hauts et des bas, chaque scène intéressante étant rapidement interrompue par une partie de jambes en l’air, alors que j’aurais préféré qu’on rentre plus dans les détails concernant toutes ces découvertes.

Je n’ai pas adhéré à tous les personnages du roman. Desiree m’agace car l’auteure n’a pas cherché à vraiment expliquer son comportement et ça me frustre de ne pas mieux comprendre ses réactions. J’aurais également aimé qu’elle développe plus le personnage d’Adrian. Ember est une héroïne qui a de bons et de mauvais côtés. Dans l’ensemble, mis à part le fait qu’elle soit trop souvent contrôlée par ses hormones, je l’ai trouvé intéressante. Je pense que le personnage que j’ai préféré est celui de Caden, bien que je le trouve bien trop superficiel dans les premiers chapitres. Finalement mystérieux et touchant, j’espère en découvrir encore un peu plus sur son passé dans le second tome.

En résumé, on partait avec de très bonnes idées et on s’est un peu égaré en cours de route avec une romance beaucoup trop présente. C’est malheureux ! Malgré un avis un peu mitigé, je suis quand même suffisamment intriguée pour me laisser tenter par le tome 2, quand celui-ci sera d’actualité. J’espère que nous aurons des réponses à toutes nos questions et que l’auteure se décidera à laisser un peu de côté les hormones de son héroïne. Je vais lui mettre un petit 14 d’encouragement. Peut mieux faire ! J’en attends plus pour la suite.

14/20

Alors, tentés ?

Plein de bisous !

Ne m’appelez pas Blanche-Neige – Gally Lauteur.

Coucou les paupiettes !

Ça fait longtemps que je n’ai pas chroniqué un roman sur le blog (et pourtant je lis énormément, il est temps que je me bouge les fesses). Aujourd’hui, je vais vous parler d’un roman qui a été publié le 1er mars 2017 chez Hachette Romans : Ne m’appelez pas Blanche-Neige. Je suis très intéressée par les réécritures de contes ainsi que les contes détournés et la couverture de celle-ci me plaisait beaucoup. Son résumé promettait également une réécriture hyper-moderne plutôt intrigante. Finalement, quel est mon avis sur ce roman ? Je vous dis tout ça tout de suite !

Avant de vous donner mon avis, je tiens à remercier Netgalley et les éditions Hachette pour avoir accepté de m’envoyer ce roman !

Qui a dit que la vie était un conte de fées ? Lorsqu’on est trahie par sa meilleure amie, difficile d’y croire. Sous le choc, Blanche, 18 ans, préfère s’enfuir dans la nuit parisienne, entraînée par de mystérieux fêtards rencontrés sur le réseau social le plus populaire du moment. Si la magie devient virale, une princesse peut-elle s’en sortir avec pour seules armes : sa répartie et son téléphone ? Oserez-vous croquer cette pomme d’amour et découvrir le cœur des princes de votre entourage ?

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Ne m’appelez pas Blanche-Neige est une réécriture originale, très moderne, qui propose des choses intéressantes. Cependant, j’avoue que ma lecture m’a laissée sur ma faim, de nombreux éléments m’ont laissée perplexe, voire déçue.

Il se lit très rapidement, personnellement il m’a fait la soirée, les chapitres s’enchaînent de façon plutôt fluide. Par contre, j’ai eu un peu plus de mal avec le style de l’auteur. Je ne saurais pas dire pourquoi, sa manière d’écrire est plutôt sympathique, mais je n’ai pas accroché complètement. Il y a beaucoup de répétitions, ce qui est dommage dans un roman aussi court. Il y a aussi un gros problème de crédibilité, beaucoup d’éléments sont complètement tirés par les cheveux et pour moi, ça ne le fait pas. Je vous l’avais déjà dit dans une autre chronique, j’ai beaucoup de mal avec les jeunes qui se prennent pour des adultes. A 18 ans, selon moi, on a rien vécu. Et pourtant, les personnages sont ici décrits comme extrêmement matures (alors que pas du tout), « indépendants » (quand ta maison de vacances familiale est un château des bords de Loire, excuse-moi mais, on sait tous d’où vient ton « indépendance ») et ayant tous une expérience folle de la vie..

Avec une histoire comme ça, une réécriture de conte, je m’attendais à un peu plus de poésie, de romantisme. Ce dernier point peut vous paraître bizarre sachant qu’il s’agit bien d’une romance à la base.. J’ai trouvé les relations entre les différents personnages très superficielles. Tout s’enchaîne très vite, de façon parfois incohérente, et soudain tout le monde est amoureux, tout le monde est content. L’ensemble est facile, prévisible et fade. Il n’y a aucune passion et l’auteur n’a pas cherché à creuser, à développer les relations entre les personnages, qu’elles soient amicales, professionnelles, familiales ou amoureuses. Il y a beaucoup de non-dits qui, pour moi, ont plus été une source de frustration que de mystère, tout comme la jalousie et la manipulation. La plupart des personnages m’ont exaspéré, à part Roxanne et Stella (bien que je n’ai pas compris l’intérêt de cette dernière dans l’histoire, à part représenter un nain de plus). La relation entre Blanche et Rob n’est qu’une longue succession de clichés qui ne mettent vraiment pas la femme en valeur et ça, ça m’a énervé. Dans une réécriture de conte aussi actuelle, on s’attend à ce que l’héroïne en jette, qu’elle incarne la modernité, la femme d’aujourd’hui et pas celle des années 50. A moins que toutes les femmes d’aujourd’hui en soient encore à chercher leur prince charmant ? C’est un autre débat.. En tout cas, beaucoup de contre-sens à mes yeux sachant que l’héroïne se revendique indépendante alors qu’elle est tout sauf ça.

J’ai débuté ma chronique en précisant qu’il y avait quand même des choses intéressantes. Selon moi, le point de départ du roman, le réseau social Pomme d’Amour, était intéressant bien que je n’en ai pas vraiment compris toutes les subtilités. Il promettait une réécriture intrigante, ancrée dans la modernité. Malheureusement, l’application finit elle aussi par perdre rapidement toute crédibilité et l’auteur est parti dans la mauvaise direction. Elle n’a pas su exploiter tout le potentiel de son sujet. On retrouve tout de même tous les éléments du conte originel, ce qui est un autre point positif. La réécriture n’a pas été bâclée et l’auteur a fait preuve d’imagination. Dommage que le reste n’ait pas suivi.

En résumé, c’est un roman qui n’a pas su me convaincre. Il y a quelques bons éléments mais qui ont été traités de façon trop superficielle. Le fait que les personnages soient détestables, l’histoire trop prévisible et tirée par les cheveux, je ne peux que vous recommander de passer votre chemin. Je pense qu’il est destiné à un public plus jeune, un peu moins regardant sur les détails. Mais là encore se pose le problème du message diffusé.. La femme n’y est clairement pas présentée sous son meilleur jour et ce n’est pas quelque chose que j’aimerais forcément partager avec les plus jeunes.

08/20

Alors, tentés ? L’avez-vous déjà lu de votre côté ?

A bientôt !

The November Criminals -Sam Munson.

Coucou les paupiettes !

Aujourd’hui, je vais vous parler du roman que j’ai terminé hier dans le métro : The November Criminals, premier roman écrit par Sam Munson et publié initialement en 2010. Il n’a été traduit que cette année en français et publié chez Hachette. J’ai appris ce matin qu’une adaptation cinématographique était en cours depuis 2015. Cependant, aucune date de sortie n’a encore été annoncée et aucun trailer diffusé. Tout ce que je suis en mesure de vous dire, c’est que Chloë Grace Moretz et Ansel Elgort jouent les deux personnages principaux.

Avant de vous donner mon avis, je tiens à remercier Netgalley et les éditions Hachette pour avoir accepté de m’envoyer ce roman !

Addison Schacht, 18 ans. Je deale un peu d’herbe, mais bon, à mon échelle, rien de bien méchant. Je ne glande rien au lycée, mais à mon niveau, ça n’a rien d’étonnant. De toute façon, ce qui vous intéresse, c’est ce qui s’est passé, tout a commencé le jour où Kevin Broadus, un type du lycée, a été abattu. Le jour où, parce que tout le monde s’en foutait, j’ai décidé d’enquêter, avec pelle, ma pote  » et plus si affinités ». Après, si vous voulez connaître la suite, il va falloir vous accrocher.

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En finissant le roman, le premier truc qui m’est passé par la tête est « Ah. Ok. ». J’avoue que mon avis est plutôt mitigé, j’ai trouvé cette lecture décevante et ce pour plusieurs raisons.

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