Les rois de la mode – Camille Monge & Stella Lory.

Coucou les paupiettes !

Après quelques jours d’absence, on se retrouve pour parler bande-dessinée ! Les rois de la mode a été écrit par Camille Monge et illustré par Stella Lory. Il a été publié aux éditions Vraoum ! le 24 janvier 2019. Avant de vous donner mon avis, je tiens à remercier la maison d’édition pour l’envoi de ce livre.

C’est l’histoire d’une belle endormie…
Une maison de mode parisienne autrefois célèbre devenue un peu ringarde, mais qui ne demande qu’un peu de sang neuf pour la faire renaître et flamboyer !
Et justement, une équipe de choc vient pour la faire scintiller au firmament… ou pas.
Suivez la relance en grande pompe d’une célèbre marque de haute couture, les tribulations d’un directeur artistique imbuvable, d’un PDG aussi implacable qu’incapable et d’une équipe larguée dans une maison parisienne aussi prestigieuse que poussiéreuse rachetée par un milliardaire russe un peu trop ambitieux…

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Top Five Séries Addict #40 – Les personnages les plus stylés !

Coucou les paupiettes !

On se retrouve aujourd’hui pour un Top Five Séries Addict consacré aux personnages les mieux habillés. Je ne savais pas trop ce que j’allais vous pondre au départ car j’avoue que je ne fais pas spécialement attention aux vêtements que portent les personnages (à moins d’un gros coup de cœur sur une tenue ou parce qu’un élément ressort à l’écran). Finalement, en me penchant un peu sur la question, je me suis rendue compte que certains personnages m’avaient tout de même marqué et que les vêtements, dans une série, aident beaucoup à cerner un personnage, à l’identifier, à lui donner une certaine personnalité, une certaine image. Bref ! Voici à mes yeux les personnages de séries les plus stylés.

Pour rappel, ce rendez-vous a été mis en place par Tequi. Le système est simple, toutes les semaines nous parlerons de certaines séries que l’on regarde, que l’on a regardé ou que l’on veut regarder un jour, selon un thème prédéfini. C’est ouvert à tout le monde, donc n’hésitez pas à vous joindre à nous !

# Jane, Jane the Virgin.

Elle a sûrement hérité son sens du style de son père Rogelio (avouez-vous qu’il sait s’habiller quand même). En tout cas, je suis complètement fan de toutes ces petites robes simples, colorées, à motifs, aux coupes originales.. que Jane porte à chaque épisode. Elles lui vont toujours à la perfection, j’adore ! Et sa robe de mariée.. Aie caramba ! En intro je vous parlais de tenue coup de cœur, sachez que je veux exactement la même robe si je me marie un jour haha.

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Petite wishlist automnale.

Coucou les paupiettes !

Dans le dernier article consacré à L’envers du décor, je vous avais promis une wishlist automnale. Puisque je tiens toujours mes promesses, je viens aujourd’hui vous présenter mes envies de saison ! L’automne est probablement le moment de l’année où j’ai le plus envie de faire des folies, notamment en matière de vêtements, puisque c’est le retour des bottines, des écharpes, des gros pulls et de mes couleurs préférées (que l’on retrouve plutôt facilement niveau make-up). Bref, je vous ai découpé cette wishlist selon quatre thèmes : beauté, livres, vêtements et ce qu’on pourrait qualifier de petites choses mignonnes qui peuvent servir de décoration mais qu’on achète surtout parce qu’elles sont mignonnes.

# La wishlist beauté. 

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# Wishlist livresque.

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# Wishlist modesque. 

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# Mignonneries. 

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Et voilà pour mes quelques envies automnales. Mon anniversaire approchant gentiment mais sûrement, n’hésitez pas à me contacter en privé pour que je vous transmette mon adresse ! Vous savez ce qui me ferait plaisir maintenant haha !

Et vous, quelles sont vos envies cette saison ?

Des bisous !

Bon dimanche 😉

L’exposition Bettina Rheims, Maison européenne de la photographie.

Coucou les dindons !

Lors de mon dernier séjour à Paris je n’ai malheureusement pas eu le temps de faire grand chose à part le petit rat de bibliothèque. J’ai cependant bougé mon popotin pour faire une expo le samedi, et après mûre réflexion j’ai opté pour l’exposition consacrée à la photographe Bettina Rheims, à la Maison européenne de la photographie (entre Hôtel de Ville et Bastille pour les arrêts de métro, l’arrêt St Paul sur la ligne 1 si vous voulez vraiment tout savoir).

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© Bettina Rheims

L’exposition regroupe environ 180 photographies sur trois étages, sous la forme de séries. Chaque série représente une nouvelle facette du travail de la photographe, où la femme est omniprésente. Elle revisite les codes de la féminité, elle questionne notre perception de la beauté, la notion d’identité. Si certaines séries paraissent provocantes (et elles le sont, on ressent parfois l’influence d’un certain Helmut Newton – mis à part le fait que chez Bettina Rheims, les femmes ne sont pas des objets), on constate sur chaque mur, sur chaque cimaise une grande recherche, que ce soit pour des travaux personnels ou des publicités. Elle a en effet travaillé pour plusieurs magazines de mode internationaux et des marques comme Chanel ou Lancôme.

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© Bettina Rheims

L’exposition est surtout consacrée aux portraits qu’elle a pu réaliser tout au long de sa carrière. Ceux de célébrités (actrices majoritairement, vous pourrez y voir Kristin Scott Thomas, Tilda Swinton, Charlotte Rampling.. ou encore Kate Moss, Naomi Campbell, Gwen Stefani) mais aussi des portraits de détenues françaises par exemple. Cette série est une des dernières qu’elle a réalisé (en 2014 si je me souviens bien) et elle ne laisse pas de marbre. Tout comme la série réalisée autour de la question du genre (Gender Studies). Les photographies sont poignantes, chargées d’émotion, d’histoire, de vécu. Les regards de ses modèles racontent quelque chose de très fort.

La scénographie, très réussie, parvient à dégager les grandes idées de Bettina Rheims sur près de quarante ans. Les différentes séries s’articulent de façon magistrale, il est difficile de détourner le regard. Peu de mots me viennent suite à cette exposition. Je suis sortie de là un peu « sous le choc », troublée, sans mots à part « c’était trop bien ».

Si vous en avez l’occasion, courrez-y ! 

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L’exposition se tient à la Maison européenne de la photographie jusqu’au 27 mars 2016. Ne tardez pas si vous voulez voir le magnifique travail de cette photographe !

Bettina parle de l’exposition sur Arte : ***

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A bientôt !

Des bisous.

Les 10…Expositions 2016 qui me font de l’oeil.

Bonjour mes petits choux !

Je viens vers vous aujourd’hui avec un article un peu « spécial », il s »agit de ma sélection d’expositions parisiennes de l’année( et une bretonne!), celles qui me font le plus de l’oeil, celles que j’aimerais avoir le plaisir de vous faire découvrir si je suis dans la capitale (ou chez mes parents).

Picasso Mania.

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Au Grand Palais jusqu’au 29 février 2016.

J’espère réussir à la voir à la fin du mois, je croise les doigts !

L’art contemporain chinois / Bentu, des artistes chinois dans la turbulence des mutations.

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© Hu Xiangqian, The Woman in front of the camera, 2015.

A la Fondation Louis Vuitton, du 27 janvier à avril 2016.

Je ne sais plus si je vous ai commenté des expositions de la Fondation l’an dernier.. C’était le sujet de mon mémoire donc il est possible que je n’en ai pas parlé ici. En tout cas la qualité de leurs expos est indéniable et j’ai très hâte de découvrir celle-ci. Sachant que je m’intéresse beaucoup à l’art contemporain asiatique, elle est sur ma liste « prioritaire ».

Le Douanier Rousseau. L’innocence archaïque.

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© Henri Rousseau, La charmeuse de serpents, 1907. RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay).

Au Musée d’Orsay, du 22 mars au 17 juillet 2016.

Le Douanier Rousseau est un artiste que je connais assez mal et que j’aimerais découvrir, mieux connaître. Cette exposition est l’occasion rêvée !

Dans l’atelier, l’artiste photographié d’Ingres à Jeff Koons.

Dans l'atelier - L'artiste photographié, d'Ingres à Jeff Koons

© Paris, Société française de Photographie.

Au Petit Palais, du 5 avril au 17 juillet 2016.

Cette exposition un peu particulière promet d’être particulièrement intéressante. J’adore voir des photos ou des tableaux des artistes dans leur environnement de travail, donc toute une exposition sur le sujet, ça promet d’être jouissif.

Paul Klee, l’ironie à l’oeuvre. 

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Au Centre Pompidou, du 6 avril au 1er août 2016.

Parce que je suis curieuse.

Beat Generation.

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Portrait of William S Burroughs in front of the Théâtre Odeon, 1959.

© Brion.

Au Centre Pompidou, du 22 juin au 3 octobre 2016.

La Beat Generation est un mouvement qui m’a toujours intéressé mais je n’ai jamais trouvé le courage de me lancer dans des « recherches » sur le sujet. Cette exposition sera l’occasion, ENFIN, de les comprendre un peu mieux.

Chagall, de la poésie à la peinture.

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Projet pour le rideau de scène de l’Oiseau de feu, 1945.

© ADAGP / Paris 2015, collection particulière.

Au Fonds Hélène et Édouard Leclerc, été 2016.

La seule exposition en Province citée dans cet article. C’est regrettable mais mes petits moyens personnels ne me permettent pas de voyager dans toute la France. Donc je me suis contentée des expositions que je pourrais éventuellement visiter. En tout cas je vous conseille vraiment d’aller un jour au Fonds Leclerc, les expositions sont d’une grande qualité.. Et souvent les artistes sont exceptionnels.

René Magritte, la trahison des images.

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Au Centre Pompidou, du 21 septembre 2016 au 23 janvier 2017.

Parce que c’est Magritte, tout simplement.

Bernard Buffet.

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Les oiseaux, le rapace, 1959. © ADAGP, Paris © Eric Emo / Parisienne de photographie.

Au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, du 1er octobre au 28 février 2017.

Encore un artiste dont j’aimerais connaitre l’oeuvre un peu mieux..

Vieux monde, New Look, la France d’Avedon.

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A la BNF, site Mitterrand, du 18 octobre 2016 au 26 février 2017.

Dans le cadre de mon mémoire de cette année, j’ai l’occasion de travailler sur ce photographe au travail impressionnant. J’espère avoir l’occasion de pouvoir voir ses oeuvres autrement que sur papier glacé !

Mais aussi : L’art et l’enfant (Musée Marmottan, du 10 mars au 3 juillet), Barbie (Arts décoratifs, du 10 mars au 18 septembre), Gus Van Sant (Cinémathèque française, du 13 avril au 31 juillet), The Velvet Underground (Philharmonie de Paris, du 30 mars au 21 août)…

Et vous, quelles sont les expositions que vous souhaitez voir en 2016 ?

A dimanche pour le Point Culture !

Des bisous.

Billet d’humeur – Ronde et glamour en robe, le coup de gueule.

Hello les filets mignons !

Je viens vers vous aujourd’hui pour évacuer ma frustration. Je ne sais pas si vous vous en souvenez, je vous avais parlé ici de ma passion dévorante pour des émissions de type Les reines du shopping. Ça faisait un petit moment que je n’avais pas regardé cette dernière, et c’est donc avec une petite étincelle d’excitation que je me suis connectée à 6play.fr pour regarder les épisodes de la semaine dernière. Et là, c’est le drame. Le thème : Ronde et glamour en robe. Les épisodes dédiés aux rondes ont le don de m’énerver au plus haut point, majoritairement à cause des absurdités que nous sort Cristina et du choix des candidates. On dirait qu’il font exprès de taper dans le cliché. Si par le passé on était tombé sur des candidates adorables, ici j’ai détesté quasiment chacune d’entre elles. Enfin bref, là n’est pas la question.

En tant que ronde, il y a des choses que je ne supporte pas, c’est cette idée que ça y est, tu fais du 46 et plus, tu ne sais pas ou tu ne peux pas t’habiller correctement. C’est limite un truc impossible à concevoir qu’une femme ronde puisse avoir du goût (merci aux boutiques qui nous pondent des hauts à quinze motifs différents). Et puis même, le goût est subjectif. J’admets qu’il y a des choses que l’on ne peut pas se permettre, ça n’empêche pas certaines de le faire quand même.

Je tiens ici à introduire un blog que je suis depuis un petit moment, la blogueuse est magnifique, ces tenues sont magnifiques et je l’aime d’amour (première source d’inspiration mode pour moi) :  girlwithcurves.com

Vous vous dites peut-être que j’exagère, que je fais la vexée, que je ne m’assume pas. Mais je m’assume tout à fait. Je sais ce qui me va, je sais ce qui ne me va pas et je sais ce que je peux me permettre. Et ce n’est certainement pas ce que Cristina essaye de nous enfoncer dans le crâne.

Déjà j’ai deux problèmes dès le début. Le thème Ronde et glamour en robe. Tu pouvais aussi juste l’appeler Glamour en robe. Elles sont exactement les mêmes que les concurrentes des semaines précédentes. Et le budget de 500 euros. D’habitude pour un thème de ce type, les concurrentes ont entre 350 et 400 euros, pas plus. Pourquoi 100 euros de plus pour les rondes ? Parce que les pièces coûtent plus cher ? Au vu de leur shopping, pas forcément. Donc vraiment, je pose la question, pourquoi ?

Morceaux choisis :

« Les imprimés quand on est ronde, c’est interdit »

What ? OUAT ? N’importe quoi. Ok tous les motifs ne sont pas forcément conseillés, mais ils ne sont pas non plus à bannir, loin de là. Et puis il faut voir comment il est porté aussi. Mais une ronde peut tout à fait porter des motifs et des imprimés.

C’est la seule photo potable que j’ai trouvé. Mais elle était canon dans cette robe.

« Il faut assumer ses rondeurs mais il faut les assumer joliment »

Merci pour le conseil, moi qui cherchait justement à accentuer la mochitude de mes bourrelets. C’est le genre de commentaire absolument inutile. Qu’on soit mince ou pas on fait tous des fashion faux-pas, on en a tous fait par le passé. Tout le monde doit assumer joliment ses petits défauts. Parce que oui, on a tous des petits défauts.

« Bien ma chérie, on doit porter du noir. C’est bien connu que c’est une couleur amincissante »

Cristina, et ce toute la semaine, insiste énormément sur le total look noir, à privilégier quand on est ronde. Je veux bien admettre que c’est une couleur amincissante, qu’on ait envie d’avoir l’air plus mince mais merde, la couleur c’est tellement mieux !

« Il faut aérer la silhouette »

Mais couvre tes épaules et tes bras, faut pas déconner. Quand on aère, faut être bien couvert ! Et surtout porte de grosses chaussures et un gros sac, il faut que ça aille avec le reste.

Ou tu peux aussi aérer comme ça. Ça marche bien.

« Quand on est ronde c’est bien de jouer la carte de l’original, du différent »

Je sais même pas quoi répondre à ça. Ça me blase, ça me frustre, ça m’exaspère. Pourquoi ? En quoi est-ce que jouer la carte de l’original est mieux quand on est ronde ? Pourquoi faut-il qu’on se démarque des autres ?

Moi mon originalité c’est ça. Moi je peux faire çaaaaaaa hihihihihi. 

Enfin voilà, c’était mon coup de gueule du jour. Désolée ! Je retourne à mes petites séries, je pense que je vais attendre un moment avant de regarder Les reines du shopping de nouveau. Je bosserais peut-être plus sur mon mémoire comme ça.

A bientôt 🙂

Des bisous partout !

Jean-Paul Gaultier au Grand Palais : l’expo à ne pas louper.

Je me suis rendue il y a une semaine à l’exposition « Jean-Paul Gaultier » au Grand Palais. Malgré la bonne heure et demie passée à attendre en piétinant (oui je n’ai toujours pas appris la leçon, je n’avais pas réservé sur internet), je n’ai absolument rien regretté. C’était probablement une des meilleures expositions de ma vie. Explications.

L’exposition présente des pièces créées entre 1970 et 2013, des archives, des photos, des croquis, des lettres (il y a même des lettres de renvois datant de ses débuts), des vidéos, etc. Le parcours est vraiment complet et savamment agencé (clairement, c’est du génie), allant de son enfance à ses créations plus actuelles, en passant par ses muses, ses différentes périodes et ses différents choix iconographiques.

Jean-Paul Gaultier n’était pas chaud au début, il fait partie de ceux qui pensent que le musée est un endroit où la mort se passe. Mais il a finalement accepté de relever le défi lancé par le musée des Beaux-Arts de Montréal, et ce avec brio : l’exposition est on ne peut plus vivante ! Avec la collaboration d’artistes performers et d’une équipe technique au top, on a vraiment l’impression de déambuler dans la tête du créateur de façon ludique et agréable, colorée et spectaculaire.

Jean-Paul Gaultier, the origins.

On débute l’exposition sur un côté très « autobiographie/retour aux sources » avec des photos de lui enfant, ses débuts dans le monde du prêt-à-porter, les candidatures, les refus (il a été refusé chez Dior quand il était tout jeune !), les admissions ou les renvois. On a des photos de sa grand-mère, qui a un rôle très important dans la vie du créateur ainsi que son fameux ours en peluche « Nana », son premier modèle et le premier à avoir eu la chance de porter les seins coniques (qu’on ne présente plus aujourd’hui, n’est-ce pas ?). Ce petit nounours en a vu de toutes les couleurs, dans tous les sens du terme, puisqu’il a été décoloré, maquillé, découpé par un petit Jean-Paul Gaultier de 7 ans, qui le décrit aujourd’hui comme sa « première muse ». On y voit aussi ses influences comme le film Falbalas, les comédies musicales de Broadway comme Nine, etc. Je ne vais pas non plus vous spoiler toute l’exposition, vous verrez ensuite des tenues magnifiques que le créateur compte brûler à la fin de l’exposition (oui oui, raison de plus pour ne pas la louper), toutes ses thématiques comme la marinière, le soutien-gorge conique, le punk, le tatouage, la lingerie, la danse, les icônes religieuses… et des photos de starlettes qui ont posé dans des tenues signées Jean-Paul Gaultier comme Kate Moss, Nicole Kidman, Conchita Wurst ou encore, beaucoup plus surprenant, Nirvana.

Une scénographie qui vaut le détour.

La scénographie, la mise en vue est tout simplement spectaculaire. Les salles sont sombres et très lumineuses à la fois. Les mannequins présentant les oeuvres, parce que oui, pour moi ce sont des oeuvres, sont animés. Oui oui, animés. Ils sont en plastique mais on a comme l’impression qu’un visage a été enfermé à l’intérieur. Et ce visage bouge. Parle. Chante parfois. De. la. folie. Jean-Paul Gaultier lui-même s’est prêté à l’exercice, et son visage expliquant la genèse des marinières a été enfermé dans un des mannequins. Le tout a été fait avec humour, des mannequins font des clins d’oeil, lancent des petits mots qui surprennent, le tout dans un esprit un peu Têtes à claques au niveau des mouvements du visage (qui se limitent aux yeux et à la bouche en fait).

Une des salles les plus impressionnantes : celle du défilé. Un système permet de faire tourner les mannequins en plastique, habillés sur le thème de Paris, comme si on se trouvait à un véritable défilé. Tout autour des chaises ont été installées, occupées elle-aussi par des mannequins tenant des invitations au défilé, et identifiées par des petits cartons. On y retrouve tout le fan club de Gaultier : Arielle Dombasle, Dita Von Teese, Catherine Deneuve, Beth Ditto, Rossy De Palma, Amanda Lear, Victoria Abril… Le défilé est commenté par Catherine Deneuve (par sa voix quoi).

Gaultier en a fait une exposition participative, d’autres artistes/performers ont participé, notamment sur l’installation qui se trouve dans le grand escalier. Les visiteurs montent en fait un tapis rouge, et ont l’impression de se faire photographier par des paparazzis grâce à de petits flash répétitifs venant de tous les côtés. Ce sont des petits détails mais ces petits détails font que l’exposition devient une expérience de l’environnement du couturier, toutes ces excentricités lui correspondent tout à fait, il est connu et reconnu pour la scénographie de ses propres défilés, plus fous les uns que les autres.

« Je ne suis pas un artiste, je suis un artisan de luxe »

Jean-Paul Gaultier est un créateur tourné vers l’avenir. La mode aujourd’hui est pour lui conservatrice, « chiante », et ce depuis une dizaine d’années. Le système de la mode l’ennuie. Il choisit encore lui-même ses mannequins, privilégiant la diversité, le métissage, l’ethnique, les rondeurs, la personnalité. Il est un des premiers à faire défiler des femmes plus âgées et des hommes en tenues féminines (la jupe !).

« C’est un génie », « C’est un enfant terrible ».

Le jour de ses 18 ans, encore au lycée, il est demandé à la maison Pierre Cardin. Celui-ci lui donnera sa chance, sans que Gaultier ait fait d’école. Belle revanche pour celui qui était rejeté toute son enfance par ses camarades. Son premier défilé en 1976 est un échec, mais ça ne l’empêche pas de persévérer. Il réinvente les codes, il réinvente les corps. Il prône le droit à la différence et l’originalité. Il défend également la démocratisation de la mode.

Sexy.

Adepte du recyclage, il part toujours d’une base qu’il explore, qu’il modifie, qu’il réinvente. Au début de sa carrière il est assez influencé par l’ouverture du Centre Pompidou qui « montrait des choses qu’il ne fallait pas » comme les tuyaux à l’extérieur. Gaultier va s’en inspirer pour des bijoux notamment, à partir d’ustensiles de cuisine comme des boules à thé ou des éponges gratounettes (if you know what I mean) ou des sacs à main (le sac cendrier) et même le sac poubelle !

Les vêtements militaires camouflages seront également transformés, tout comme la marinière, déclinée sous 1001 façons. Les idées semblent lui venir à tout moment et il compte bien les exploiter pendant encore longtemps.

Ses sources d’inspiration sont plurielles mais sa marque de fabrique est unique. Et elle est tamponnée partout dans cette magnifique exposition.

« Ce n’est pas une rétrospective mais un hommage joyeux »

Il s’agit d’une exposition itinérante, Paris en est la dixième étape.

N’attendez pas, réservez, allez-y (courrez-y !), elle est au Grand Palais

jusqu’au 3 août 2015.

Bonus – Jusqu’au 15 mai 2015, en Replay – « Jean-Paul Gaultier travaille » – Arte.