Top Ten Tuesday #24 – Ce n’est pas la taille qui compte (ou mes dix romans préférés de moins de 150 pages).

Coucou les paupiettes !

Ça fait longtemps que je n’ai pas participé au Top Ten Tuesday ! Les thèmes des dernières semaines ne me parlaient pas énormément, contrairement à celui du jour : les romans de moins de 150 pages. Pour ceux qui me suivent depuis un moment, vous savez que j’ai les pavés en horreur. Au-delà de 450-500 pages, j’ai un blocage, allez savoir pourquoi. Il y a des exceptions, bien évidemment, mais dans l’ensemble je les fuis comme la peste. Pourtant, j’ai aussi du mal avec les romans trop courts. Pourquoi ? Parce que l’univers ou les personnages n’ont pas le temps d’être développés, tout va trop vite, je ressors frustrée. Et pourtant, il faut se méfier. Ces dernières années, je me suis laissée surprendre par des romans très courts qui m’ont véritablement soufflée. Beaucoup sont publiés aux éditions Alma, mais je vais essayer de vous proposer une sélection de livres de différentes maisons et de différents genres.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste un top 10 littéraire selon un thème prédéfini. Il a initialement été créé par The Broke and the Bookish et a ensuite été repris en français par le blog Frogzine !

Que diriez-vous d’un petit essai pour commencer ?

# Lettre à celle qui lit mes romances érotiques, et qui devrait arrêter tout de suite, Camille Emmanuelle. (133 pages)

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Point Culture – L’année 2017 en long, en large et en travers.

Coucou les paupiettes !

Cette année, le blog a connu une belle évolution et j’en suis très fière ! J’ai également découvert plein de personnes géniales, j’espère que l’on continuera ensemble encore un long moment. A la veille de l’année 2018, je vous propose de dresser un rapide bilan de l’année 2017 d’un point de vue culturel (comme je l’ai fait en 2015 et en 2016). Ces derniers mois ont été riches, notamment en lectures et en séries et je vous propose de découvrir mes plus gros coups de cœur ! Par ailleurs, par le biais de ce Point Culture, je vous annonce que le rendez-vous fera son grand retour cette année (il est complètement passé à la trappe en 2017) mais que je reverrai un peu le format. Bref, attaquons !

Top 5 musical.

Le cru 2017 était vraiment pas mal du tout et j’ai eu beaucoup de mal à ne choisir que cinq chansons, mais voici les heureux gagnants :

#1 alt-J – In Cold Blood.

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Lettre à celle qui lit mes romances érotiques, et qui devrait arrêter tout de suite – Camille Emmanuelle.

Coucou les paupiettes !

On se retrouve aujourd’hui pour une nouvelle chronique livresque. Je ne vais pas vous parler d’un roman, non non non, mais d’un essai que j’ai dévoré en quelques heures lundi dernier : Lettre à celle qui lit mes romances érotiques, et qui devrait arrêter tout de suite, écrit par Camille Emmanuelle et publié aux éditions Les Échappés en février 2017.

Camille Emmanuelle, qui a écrit sous pseudo une douzaine de romances érotiques, nous ouvre les portes de ce genre littéraire qui, à force de favoriser une sexualité normalisée, devient un obstacle à une réelle libération sexuelle de la femme. Avec la verve qui la caractérise, elle dénonce l’éternelle comédie qu’on veut, encore, faire jouer à l’homme et à la femme.

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Pour ceux qui me suivent sur une base régulière, vous savez que je ne suis pas une très grande fan de romances érotiques. Pourquoi ? A mes yeux, la romance érotique n’est pas un sous-genre littéraire, comme j’ai pu le lire à plusieurs reprises. Il existe de très bons romans érotiques qui ne me posent absolument aucun problème. L’auteure en cite d’ailleurs quelques uns dans son essai. Ce qui me gêne, c’est la profusion de romances publiées chaque mois et qui se ressemblent en de nombreux points. J’accuse le manque d’originalité des écrivains, bridés, qui ne dévoilent pas leur plein potentiel. Je regrette également le manque de contexte, des personnages et une histoire peu étoffés, au profit de longues scènes de sexes souvent plus hilarantes qu’excitantes. Ces romances érotiques ne me font pas rêver. Pas du tout. Je n’ai pas peur de me revendiquer féministe. Et, mes amis, ces romances font très très mal à mon féminisme. La femme y est très rarement dépeinte comme une femme forte, indépendante, ambitieuse et qui assume sa sexualité. Nope. Elle est là, toute timide, à attendre qu’un homme riche vienne la cueillir comme une jolie petite fleur, la couvre de cadeaux et en fasse une potiche. Mais vu qu’il baise comme un dieu et qu’il a des abdos de fou, c’est pas grave. C’est l’homme idéal. Le book boyfriend de nos rêves. La femme des romances érotiques actuelles (j’ai pas envie de dire modernes parce qu’elles ne le sont absolument pas) nous amène une cinquantaine d’années en arrière, voire même un peu plus, à l’époque où la femme était limite un objet décoratif au bras de l’Homme, celui qui sustente, celui qui trime et que tu dois attendre sagement à la maison, maquillée, avec le sourire et le rôti dans le four…

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