La délicatesse du homard – Laure Manel.

Coucou les paupiettes !

Aujourd’hui, nous nous retrouvons avec une nouvelle chronique livresque. J’ai mis un peu de temps à l’écrire, je m’en excuse, mais mieux vaut tard que jamais ! Je vais donc vous parler d’un roman qui sera publié le 18 mai prochain par les éditions Michel Lafon : La délicatesse du homard. Il s’agit du premier roman de Laure Manel, enseignante dans le Maine-et-Loire.

Avant de vous donner mon avis, je tiens à remercier Netgalley et les éditions Michel Lafon pour avoir accepté de m’envoyer ce roman !

François, qui s’occupe d’un centre équestre en Bretagne, découvre un jour une jeune femme inconsciente au pied d’un rocher. Prêt à appeler les secours, il se ravise et, sans trop savoir pourquoi, la ramène chez lui pour la soigner. À son réveil, l’inconnue paraît en bonne santé, mais peu encline à s’expliquer. Elle déclare s’appeler Elsa mais refuse qu’on lui pose des questions. Commence alors une étrange cohabitation, où l’un et l’autre se mettent peu à peu à nu sans pour autant totalement révéler les secrets qui les rongent. Et même si ce duo en s’apprivoisant s’apaise, chacun souhaite continuer à se protéger, quoi qu’il en coûte. 

Qui est Elsa ? Que cache-t-elle ? Quelle vie est-elle en train de fuir ?

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J’avais sollicité ce roman pour son titre, que je trouve très beau, et pour son résumé plus qu’intrigant. Dans l’ensemble, j’ai apprécié ma lecture, même si je reste un peu sur ma faim. Laissez-moi vous expliquer tout ça…

La délicatesse est effectivement au rendez-vous dans ce roman. L’écriture de l’auteure est douce, simple et agréable à lire (un peu comme si on était assis dans un nuage de coton, si ça peut vous donner une idée). Le choix de la double-narration est plutôt judicieux, il permet d’aménager quelques zones de suspense, un peu plus de mystère.

Les deux personnages principaux sont plutôt attachants, malgré leurs défauts. J’avoue avoir été souvent frustrée par le manque de confiance en elle destructeur d’Elsa. On découvre au fil des pages les lourds secrets qui hantent leurs passés respectifs, des secrets qui les rendent terriblement humains, sensibles et méfiants. L’auteure a su les mettre à nu avec une simplicité déconcertante. Dépression, manque de confiance en soi, alcoolisme, famille… De nombreux sujets sont abordés avec justesse. La rencontre de ces deux personnages au fort caractère promet des développements intéressants, parfois assez sombres et tristes mais parfois plutôt drôles. Laura Manel a su ponctuer ce récit pas toujours très joyeux avec des touches d’humour régulières.

Bonus : le roman prend place sur mes côtes bretonnes d’amour. Dépaysement garanti ! Le cadre tient une place importante dans l’histoire et la Bretagne de l’auteure nous fait rêver. J’ai adoré retrouver des noms de plages, de villes que je connais bien. J’avais l’impression d’y être !

Si, au premier abord, ce roman peut paraitre triste, il délivre en réalité un message très positif, un message d’espoir. Il faut croire aux deuxièmes chances. Il faut se donner les moyens de croire en la vie, de vivre tout simplement. L’histoire est touchante, parfois très dure, souvent émouvante, mais on ne perd jamais de vue le fait qu’il ne faut pas trop s’appesantir sur son passé et qu’il faut savoir aller de l’avant.

Mais pourquoi ai-je l’impression de rester sur ma faim ? C’est une belle histoire, très bien écrite, difficile à lâcher… Mais il me manque quelque chose. Je pense qu’à la suite de ma lecture du résumé je m’attendais à un tout autre type de roman et que c’est resté ancré dans mon subconscient. Tout au long de ma lecture, j’attendais que les secrets soient dévoilés avec impatience, j’attendais que ça décolle. Mais ce n’est jamais venu, les secrets n’étaient pas ceux que je pensais et j’ai eu l’impression de m’ennuyer. L’ensemble est dynamique mais il manque un peu d’action. Je comprends tout à fait le choix de l’auteure, la lenteur est nécessaire dans un roman sur la reconstruction de soi (le temps guérit toutes les blessures, comme on dit) maiiiis un ou deux gros rebondissements n’auraient pas été de trop. A partir d’un certain point, on a juste l’impression de dérouler le long fil tranquille et un tantinet prévisible de la vie d’Elsa et François, sans plus rien attendre de nouveau.

En résumé, c’est un roman assez lent mais qui se lit très vite. L’écriture de l’auteure est presque parfaite, je pense que je vais suivre ses prochains travaux avec attention, et elle nous embarque dans l’histoire de deux personnages attachants au passé difficile. C’est un beau roman, touchant, qui vous donnera parfois les larmes aux yeux, qui vous fera parfois sourire mais qui vous donnera surtout un peu d’espoir.

16/20

Alors, tentés ?

Plein de bisous !

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C’est lundi, que lisez-vous ? #24

Coucou les paupiettes !

Comment vous portez-vous en ce lundi férié ? Personnellement, fort bien. Je suis partiellement en vacances cette semaine, complètement la semaine prochaine, et je m’en réjouis. Je vais pouvoir lire, lire et lire encore. Et rattraper mon retard dans quelques séries ! Aujourd’hui, je partage avec vous le désormais traditionnel C’est lundi, que lisez-vous ?, dans lequel je vais compter mes points pour la semaine à 1.000, organisée par Le Petit Pingouin Vert. Go ?

Concernant ce rendez-vous hebdomadaire, il est aujourd’hui géré par Galleane, chez qui vous pouvez retrouver le récapitulatif de tous les participants et les liens vers leurs articles.

Le principe est simple, il suffit de répondre à trois petites questions chaque lundi :

  • Qu’est-ce que j’ai lu la semaine passée ?
  • Qu’est-ce que je lis actuellement ?
  • Que vais-je lire ensuite ?

# Qu’est-ce que j’ai lu la semaine passée ?

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Deux romans lus cette semaine : Nos nuits deviendront des jours et La délicatesse du homard. J’avoue ne pas avoir été transcendée par ces deux lectures. J’ai passé un bon moment mais sans plus. Je vous en parlerai plus en détails prochainement, dans le courant dans la semaine pour le roman de Laure Manel et dans le prochain Point Culture (ils vous ont manqué, non ?) pour le premier.

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