Ce soir, on regardera les étoiles – Ali Ehsani.

Coucou les paupiettes !

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un roman que j’ai dévoré le week-end dernier et qu’il faut absolument que vous lisiez aussi. Publié par Belfond en février 2018, Ce soir, on regardera les étoiles a été écrit par Ali Ehsani. Avant de vous parler plus en détails de ce livre, je pense qu’il est important que je vous présente l’auteur. En effet, ce roman est tiré d’une histoire vraie. Né à Kaboul en 1989, Ali a dû fuir l’Afghanistan en 1998 après la mort de ses parents. Durant cinq ans il fuit son pays natal en quête d’un avenir meilleur, traversant ainsi le Moyen-Orient jusqu’à atteindre les côtes italiennes. Aujourd’hui diplômé de droit, il vit toujours en Italie et s’investit auprès des écoles pour sensibiliser les jeunes sur la réalité du parcours des migrants. Ce premier roman a été coécrit avec Francesco Casolo, professeur d’histoire du cinéma et réalisateur. Je tiens à remercier la maison d’édition pour l’envoi de ce livre, c’était une très belle découverte !

La guerre, c’est le quotidien d’Alì, huit ans. Les rues de Kaboul englouties sous les tirs de mortier, les terrains de foot improvisés au milieu des décombres, le petit garçon est habitué. Mais un soir, au retour de l’école, c’est sa maison qui a disparu et, avec elle, ses parents. Sans famille ni argent, Alì et son grand-frère Mohammed prennent la route. Direction l’Iran, la Turquie, la Méditerranée, d’autres rives, à la recherche d’autres étoiles sous lesquelles trouver refuge. Cinq ans plus tard, Alì est devenu un adolescent. Un gamin de treize ans cramponné au châssis d’un poids lourd en partance pour l’Italie. Un jeune homme épuisé, qui rassemble ses forces pour fuir, toujours plus loin. Seul. Car Mohammed, son grand frère, son héros, s’est égaré en chemin… Qu’est-il arrivé ? Les deux garçons pourront-ils jamais tenir leur promesse d’être réunis, libres et heureux, sous les étoiles ?

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Les trouvailles d’Ibidouu. #4

Coucou les paupiettes !

Vous êtes chauds patate pour une nouvelle édition des trouvailles ? Allez, on perd pas de temps, j’ai des choses à partager avec vous cette semaine héhé !

# La trouvaille choc.

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© Asghar Khamseh, 2016, Sony World Photography Awards.

J’ai découvert le travail du photojournaliste iranien Asghar Khamseh, qui a gagné la semaine dernière L’iris d’or photographe de l’année (c’est juste un détail). Il s’intéresse énormément à la question des droits de l’homme et concentre son travail sur la situation iranienne. La photo ci-dessus est extraite de sa série « Fire of Hatred » (le feu de la haine), mettant un visage sur les victimes de jeté d’acide, dont la pratique est en constante augmentation en Iran. C’est une pratique qui vise surtout les femmes et les enfants dans l’intention de mutiler la personne et de détruire son avenir et sa vie sociale suite, notamment, à un conflit familial, un refus de demande en mariage, une vengeance, un divorce… (Source : L’œil de la photographie)

Je vous ai mis une des photos les moins « choquantes », afin de ne pas heurter certain(e)s d’entre vous, sait-on jamais. Vous pouvez trouver plus de photos ici : ***

# La trouvaille Food Porn, « il faut que je teste au plus vite ». 

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Je ne suis pas très difficile culinairement parlant, à part quand on touche au poisson ou aux fruits de mer. J’ai découvert assez rapidement le fameux Fish & Chips, et j’avoue que ça m’a bien plu.

Si j’arrive à le faire maison, ce sera probablement encore mieux héhé. 

La recette : ***

# La trouvaille random.

Monsieur Ibidouu m’a fait découvrir ces petites vidéos plutôt sympathiques. J’étais fatiguée et ça m’a fait bien rire. J’ai pensé que ça avait tout à fait sa place dans les trouvailles. Ça casse pas trois pattes à un canard mais c’est rempli de mignonnitude.

Celle-ci a un refrain particulièrement entêtant haha.

J’étais obligée de mettre celle-ci en plus, désolée. Rassurez moi, dites moi que ça vous fait rire aussi. Que je ne suis pas juste en train de faire une dépression nerveuse x)

# La trouvaille artistique.

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Encore un artiste surréaliste, désolée haha, mais j’adore ça. C’est souvent les artistes qui ont le plus d’imagination et qui nous pondent des photographies (ou des peintures) terriblement poétiques. Alexey Menschikov, artiste russe, travaille pour sa part surtout autour des ombres !

Son site : ***

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# La trouvaille Disney.

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La magie d’internet ! Des petits plaisantins se sont amusés à échanger les visages des héros et des méchants de Disney, ça donne des trucs plutôt rigolos. La suite ici : *** 

# La trouvaille anecdotique.

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Dans le dernier point culture, je vous avais parlé de La drôle de vie de Bibow Bradley, dans lequel on trouve quelques petites anecdotes sur la CIA. Il y en a une que j’avais trouvé particulièrement amusante et je me demandais si elle était vraie. Et OUI, c’est vraiment arrivé. Avez vous déjà entendu parler du chat acoustique (Acoustic Kitty) ? Entre 1961 et 1966, la CIA a entrainé un chat au dur métier d’espion. Équipé (ou implanté plutôt) d’une pile et d’un microphone, ainsi que d’une antenne de transmission dans sa queue, le petit chat avait pour objectif d’infiltrer le Kremlin et quelques ambassades soviétiques pour récolter des informations pendant la Guerre froide. Le projet a coûté environ 20 millions de dollars. Et lors de sa première mission, à peine relâché, le petit chat s’est fait rouler dessus par un taxi. Voilà voilà.

# La trouvaille livresque.

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David a 12 ans et plus de maman. Son père s’est remarié et il a maintenant un demi-frère. C’est pour oublier tout cela qu’il se réfugie dans la lecture. Une nuit, David entend sa mère l’appeler et découvre un passage caché derrière les buissons, au fond du jardin. Il se retrouve alors propulsé dans un univers parallèle, un monde étrange peuplé de trolls, de Sires-Loups et de créatures effrayantes… Grâce à l’aide du Garde Forestier et d’un chevalier, David, après bien des épreuves – énigmes à résoudre, pièges à déjouer, combats à livrer -, rencontrera un vieux roi qui conserve ses secrets dans un livre mystérieux, Le Livre des choses perdues, clé qui lui permettrait de regagner le monde réel.

Mais l’Homme Biscornu, être maléfique qui épie David depuis son arrivée, ne l’entend pas de cette oreille. Il a pour le jeune garçon bien d’autres projets…

Voici mon dernier achat littéraire en date. J’ai entendu beaucoup de bonnes choses dessus et je me suis dit qu’il était temps de le lire. Maintenant il a rejoint ma PAL, il ne me reste plus qu’à l’ouvrir et à parcourir ses quelques pages !

# La trouvaille musicale. 

Xylo – Between the Devil and the Deep Blue Sea

Bioutifoul.

Allez, on s’arrête là pour aujourd’hui ! J’espère que ça vous aura plu 🙂

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Plein de bisous !

Point culture #12 – Livres, films, séries.

Coucou les paupiettes !

Comme prévu, je suis beaucoup moins présente sur la blogosphère, tant sur mon blog que sur les vôtres et je m’en excuse grandement. J’essaye de rattraper tout ça un soir prochain ! En attendant je vous livre quand même un nouveau point culture. J’ai eu le temps de lire quelques petites choses.

Livres lus.

# Love Letters to the Dead.

Au commencement, c’était un simple devoir. Ecrire une lettre à un mort. Laurel a choisi Kurt Cobain, parce que sa grande soeur May l’adorait. Et qu’il est mort jeune, comme May. Très vite, le carnet de Laurel se remplit de lettres où elle dresse son propre portrait de lycéenne, celui de ses nouveaux amis, de son premier amour… Mais pour faire son deuil, Laurel devra se confronter au secret qui la tourmente, et faire face à ce qui s’est réellement passé, la nuit où May est décédée.

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Love Letters to the Dead n’est pas un roman facile. On y découvre le quotidien d’une adolescente dont la soeur est décédée quelques mois plus tôt. Ses ami(e)s, ses amours, sa famille, ses emmerdes.. Tout y passe. Finalement, on lit un journal intime décliné sous la forme de lettres destinées à des personnalités décédées (ou plus exactement qui se sont suicidées). Certains passages sont écrits avec une grande justesse, on ressent le mal-être très profond de Laurel et de toute sa famille. Mais je suis ressortie de cette lecture frustrée. J’ai trouvé que c’était parfois un peu trop facile. J’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, surtout à Laurel en fait, que j’ai trouvé plutôt immature et égoïste (ne me jetez pas de cailloux, oui je sais, elle a perdu sa soeur, elle a vécu des choses vraiment pas faciles, mais bon.. Des fois c’est limite quand même). Et puis, la connerie des gens me surprendra toujours. Je crois que quand je lis un roman c’est encore pire.

Le livre se lit très vite sans pour autant être addictif. C’est même assez plat. Il y a quelques rebondissements mais rien de folichon. Après, ce n’est pas un roman d’aventure, c’est une adolescente qui cherche à faire son deuil, à découvrir qui elle est et sa place dans la société. Donc le fait que ce soit plat n’est pas vraiment gênant. C’est un  roman émouvant (pas non plus à pleurer dans les chaumières selon moi), assez peu original mais intéressant. Il aborde des sujets importants, mais pas assez profondément à mon goût. L’auteure a voulu aborder beaucoup de choses et de ce « trop-plein » résulte un traitement un peu superficiel de certains aspects. Selon moi ce n’est pas une lecture nécessaire, mais ayant lu beaucoup de critiques positives, je suis peut-être juste passée à côté.

12/20 

# U4 – Jules.

Cela fait 10 jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale est décimée. les seuls survivants sont des adolescents. L’électricité et l’eau potable commencent à manquer, tous les réseaux de communication s’éteignent. Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous. Parviendront-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses ?

Jules vit reclus dans son appartement du boulevard Saint-Michel, à Paris. Il n’a pas de nouvelles de ses parents, en voyage à Hong Kong lorsque l’épidémie a commencé de se propager. Le spectacle qu’il devine par la fenêtre est effroyable, la rue jonchée de cadavres. Mais il sait qu’il ne pourra pas tenir longtemps en autarcie. Pour affronter l’extérieur, Jules redevient le guerrier impavide qu’il était dans le jeu. Il va alors retrouver son frère aîné, qui se drogue et dont il ne peut rien attendre, puis secourir une petite fille qui a mystérieusement échappé au virus et qu’il décide de prendre sous son aile. Son seul espoir : le rendez-vous fixé par Warriors of Times.

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J’ai réussi à mettre la main sur un des quatre tomes de la saga U4, que je trouvais très intrigante. Le projet d’écrire quatre romans, par quatre auteurs différents, sur quatre adolescents vivant un drame au même moment me semblait un peu fou, mais vraiment intéressant. Quatre points de vue, quatre façons d’écrire différentes, quatre histoires.. Ça promet ! D’autant plus que les critiques que j’ai pu croiser étaient assez élogieuses.

Bref. Je n’ai lu qu’un seul tome sur les quatre. Pour l’instant. J’ai commencé avec Jules, adolescent de quinze ans qui trouve une petite fille et se met en tête de la protéger tout en essayant de sauver la planète. Si j’ai globalement aimé cette lecture, il y a quelques petites choses qui m’ont gênées. Pour commencer, il y a beaucoup de choses que l’on ne nous dit pas. Tout est décrit du point de vue des adolescents et beaucoup de détails passent à la trappe. J’aurais aimé connaître les raisons de la survie des militaires par exemple. Ce qui se trame de ce côté là, les projets qu’ils ont pour l’humanité.. On s’immerge dans une communauté d’adolescents qui se prennent pour des adultes, et ça, ça m’énerve. Bon, soit, je veux bien concevoir que dans une situation telle que celle ci on a pas vraiment le loisir de continuer à faire les gamins. Mais là c’est un peu too much. En cas d’apocalypse, je vois mal des adolescents français tenir ce genre de discours. Donc niveau crédibilité c’est pas trop ça. L’univers des jeux vidéos est également très présent dans le roman. J’avoue qu’au début j’ai eu très peur. J’avais l’impression de regarder quelqu’un jouer à Call of Duty (sauf que je lisais, enfin bref, vous m’avez comprise). Finalement, ça se ressent moins dans le reste du roman.

Mine de rien, malgré les quelques défauts cités au-dessus, j’ai bien aimé ce roman. J’ai trouvé Jules assez attachant, bien qu’un peu en retrait. J’ai bien accroché à l’intrigue générale et je suis curieuse de connaître l’histoire des trois autres protagonistes principaux. J’avoue quand même avoir un peu peur des grosses redites entre les différents romans, vu qu’une bonne partie les concerne tous les quatre.. Mais on verra bien, je suis prête à tenter ma chance ! Qui sait, peut-être aurais-je des réponses à mes questions dans les autres ouvrages.

14/20

# Ronde comme la lune.

Saskia est gourmande. Gourmande de tout : de livres, de films, d’amitié et, bien sûr, de… nourriture. Et ça se voit, car elle est plutôt enrobée.Saskia déteste son apparence, mais elle s’est fait une raison, malgré les moqueries et le mépris des garçons qu’elle s’efforce d’ignorer. Sa gourmandise est plus forte qu’elle.
Alors quand Erik, un copain du lycée, semble s’intéresser à elle, Saskia se sent perdue.
Se peut-il que quelqu’un soit attiré par elle ?
Et comment l’accepter, alors qu’elle-même a tant de mal à s’aimer ?

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J’ai lu ce petit roman très rapidement, il fait à peine 200 pages ! Je n’ai pas grand chose à dire dessus. C’est une histoire plutôt touchante. Je me suis beaucoup reconnue dans Saskia, étant moi-même passée par là. J’ai été parfois un peu déçue par ses réactions, par sa manière de se comporter. Mais c’est une façon de voir les choses, et je peux le comprendre. Malgré le fait qu’elle soit bien entourée, elle se met des barrières toute seule et c’est dommage. J’ai quand même trouvé son histoire très touchante. L’auteure a su peindre un tableau très juste des dures années collège et sur comment un adolescent peut être méchant tout en ne se rendant pas compte de l’impact de ses paroles. Mon seul véritable regret serait le fait que la « morale » de l’histoire pousse plus au régime et à la perte de poids qu’à l’acceptation de soi. Ça reste une lecture que je suis contente de pouvoir ajouter à ma liste de livres lus !

15/20

Point BD.

# Poulet aux prunes.

Téhéran, 1958. Depuis que son violon tant aimé a été brisé, Nasser Ali Khan, un des plus célèbres musiciens de son époque, a perdu le goût de vivre. Ne trouvant aucun instrument digne de le remplacer, il décide de se mettre au lit et d’attendre la mort.

En espérant qu’elle vienne, il s’enfonce dans de profondes rêveries aussi mélancoliques que joyeuse, qui, tout à la fois, le ramènent à sa jeunesse, le conduisent à parler à Azraël, l’ange de la mort, et nous révèlent l’avenir de ses enfants…

Au fur et à mesure que s’assemblent les pièces de ce puzzle, apparaît le secret bouleversant de sa vie : une magnifique histoire d’amour qui a nourri son génie et sa musique…

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J’ai lu mon premier ouvrage dessiné par Marjane Satrapi ! N’ayant pas encore pu trouver Persepolis (dont j’ai déjà vu le film), je me suis « rabattue » sur Poulet aux Prunes. Je dois admettre que je ne suis pas déçue, loin de là. Cette BD nous raconte une histoire d’amour assez triste, sur fond de souvenirs familiaux. C’est touchant, c’est parfois drôle. Marjane Satrapi relate la vie de ses proches comme s’il s’agissait d’un conte. On ne s’ennuie pas du tout et on s’attache aux personnages au fil des pages. C’est une très belle découverte, j’essaierais de regarder l’adaptation cinématographique à l’occasion. Et il me tarde de découvrir les autres livres de Marjane Satrapi !

16/20

# Les Hauts de Hurlevent, tomes 1 & 2.

Les Hauts de Hurlevent, sur les landes sauvages balayées par le vent du Nord : l’arrivée d’Heathcliff un jeune bohémien adopté par les Earnshaw va tragiquement peser sur le destin de toute la famille. Entre Heathcliff et Catherine Earnshaw naît un amour indéfectible tandis qu’Hindley, le frère détrôné, se prend d’aversion pour cet intrus. La nature passionnée d’Heathcliff ne supportera pas la vengeance d’Hindley puis la trahison de Catherine. Les Hauts de Hurlevent est aujourd’hui considéré comme un chef-d’œuvre de la littérature anglaise du XIXe siècle. Ce roman, romantique par excellence, choqua certains lecteurs de l’époque, en raison de la noirceur des personnages, de la passion qui s’en dégage et de la liberté prise par rapport aux conventions en vigueur dans cette époque pré-victorienne.

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En ce moment je suis très branchée adaptations BD des romans que j’ai pu (ou pas) lire par le passé. J’ai lu Les Hauts de Hurlevent il y a quelques années et je me souviens que ça avait une lecture assez difficile, j’avais un peu pataugé dans la semoule. J’ai vraiment dû m’accrocher au début, il y a beaucoup de longueurs.. Mais j’avais finalement bien aimé. Quand j’ai croisé les deux tomes de l’adaptation BD, je me suis laissée tenter. Pourquoi pas, après tout ? Je pense que j’ai bien fait, puisque j’ai l’impression d’avoir un peu mieux compris le roman d’Emily Brontë. Sans tout le blabla autour de l’intrigue générale, en allant droit au but, on comprend l’essentiel.

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Les personnages sont globalement tous détestables. Je ne me suis attachée à aucun d’eux, mais c’est le jeu ma pauvre Lucette ! L’histoire n’en reste pas moins très intéressante. Ce n’est pas un roman facile à adapter et je pense qu’ici c’est plutôt une réussite. Les dessins sont très sombres et correspondent tout à fait à l’ambiance du roman. Les deux auteurs ont su dégager les grandes lignes du roman et les retranscrire avec une grande justesse. Victoire !

16/20

# Le portrait de Dorian Gray.

Dorian Gray est un jeune dandy d’une rare beauté. L’un de ses amis et peintre, Basil Hallward, décide de faire son portrait et, fasciné par ce modèle, il parvient au paroxysme de son art. Dorian Gray, lui-même, tombe amoureux de son propre reflet. Il fait ainsi le voeu de conserver l’éclat de sa jeunesse, et le portrait accuse l’outrage du temps à sa place. Mais la perpétuelle quête de la beauté l’amène à regretter amèrement ce pacte narcissique.

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Je n’ai pas lu le roman d’Oscar Wilde donc je ne saurais pas vous dire si c’est une bonne adaptation ou pas. Je connais cependant les grandes lignes de l’histoire et je pense qu’au niveau de l’intrigue c’est plutôt bon. Cela dit, j’ai été assez déçue par ma lecture. Je n’ai pas accroché aux dessins de Stanislas Gros, et le fait que les personnages soient tous détestables au plus haut point n’a pas aidé. Beaucoup de bulles sont remplies de discours pompeux qui n’ont pas vraiment de sens ce qui rend la lecture pénible. Selon moi, c’est une adaptation sur laquelle on peut facilement faire l’impasse. Elle n’est vraiment pas transcendante.

11/20

# Les fables de la poubelle, volume 1.

Toutes les belles histoires ont déjà été racontées. Il reste les autres !

Partant de ce principe, l’auteur s’est amusé à imaginer 8 histoires, à la manière de fables, que personne d’autre n’oserait raconter… Drôle, irrévérencieux, trash, inattendu : cet album est surtout une façon originale de rire d’une institution littéraire, la fable.

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Je ne m’attendais pas du tout à ça quand j’ai emprunté Les fables de la poubelle à la bibliothèque. En même temps, je ne sais pas vraiment à quoi je m’attendais. Ce premier volume se lit très vite. L’ouvrage contient huit histoires indépendantes les unes des autres. Certaines sont bien meilleures. C’est un humour un peu particulier, très trash. Il faut aimer. Personnellement j’ai bien accroché à l’humour de Krassinsky, j’ai plutôt bien aimé les dessins, très caricaturaux. J’ai passé un bon moment avec cette lecture et je pense poursuivre avec le tome 2 !

15/20

# Nimona.

Nimona est une jeune fille impétueuse qui a le chic pour la bagarre, les plans diaboliques et le chaos en règle générale. Elle a le don de changer d’apparence, ça aide (surtout quand elle se transforme en dragon) ! Lord Ballister Blackheart est l’homme le plus célèbre du royaume : cantonné dans le rôle de méchant, il veut rétablir la vérité et prouver à tous que sir Goldenloin et ses potes du ministère ne sont pas les héros qu’on croit. Ensemble, ils mènent une vendetta impitoyable et explosive.

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J’ai mis un peu plus de temps à lire Nimona car la BD fait près de 300 pages, pourtant si j’avais eu le temps j’aurais pu la lire en une journée. Difficile à lâcher Nimona ! Cet ouvrage est un petit coup de coeur, j’ai adoré plonger dans cet univers fantastique où évoluent des méchants, des héros, des dragons sur fond d’amitiés, de trahisons. Chaque page a son propre rebondissement. Les personnages principaux sont très attachants. J’ai beaucoup aimé le décalage entre l’univers plutôt médiéval dans lequel évoluent les personnages et l’utilisation pointue de procédés scientifiques, la présence de la télévision.. C’est une idée intéressante et plutôt drôle. La BD est d’ailleurs bourrée d’humour ! Cette BD a tout pour plaire : de l’humour, de l’action, de la magie, des personnages au top.. Les dessins sont très colorés et agréables à regarder. Selon moi c’est une réussite et je vous recommande tous cet ouvrage !

18/20

Films vus.

# Le tout nouveau testament.

Dieu existe. Il habite Bruxelles. Il est odieux avec sa femme et sa fille. On a beaucoup parlé de son fils, mais très peu de sa fille. Sa fille c’est moi. Je m’appelle Ea et j’ai dix ans. Pour me venger j’ai balancé par SMS les dates de décès de tout le monde…

Ce film m’a laissé un peu sur le cul, soyons honnêtes. Je ne m’attendais pas du tout à ça. J’ai trouvé l’idée de départ très intéressante et plutôt bien traitée. Les acteurs sont bons. On retrouve un peu tout le gratin belge. J’aurais bien aimé que certains aient un rôle un peu plus conséquent, notamment Yolande Moreau. C’est une actrice que j’apprécie énormément. Si j’ai beaucoup ri devant certaines scènes, je suis restée comme deux ronds de flan devant d’autres. Il y a des choses que je n’ai juste pas comprises. Je ne sais pas si c’est parce que c’est un humour que je ne capte pas où si c’est juste parce qu’ils sont allés trop loin.. Mais j’aurais pu m’en passer. Je pense notamment aux scènes avec Catherine Deneuve. J’ai juste rien pigé du tout. J’étais là, à regarder la télé, à me dire « mais whaaaaaaat ? Mais.. Mais.. Pourquoi ? ». Certains passages sont un peu longuets, d’autres sont très poétiques. Il y a de très belles images. Et la fin est juste géniale. Regardez au moins les dix dernières minutes du film haha.

Autant dire que mon avis sur ce film est assez partagé. Je pense quand même qu’il vaut le coup d’œil, il y a plein de bonnes idées et de pistes de réflexion !

14/20

# The man from Earth.

John, professeur d’histoire, est surpris par ses collègues avec une fête en son honneur. Il finit par leur avouer qu’il n’a pas 35 ans, mais 14000.

J’ai vraiment regardé des films bizarres ces dernières semaines. Et celui-ci est tout aussi chelou. Ça fait presque deux semaines que je l’ai vu, et je ne sais toujours pas si j’ai aimé ou pas haha. Je pense que oui. C’était en tout cas une expérience filmographique très intéressante.

Dans ce film, il ne se passe pas grand chose. Les personnages sont tous regroupés dans une pièce et débattent au sujet de la révélation que l’un d’eux vient d’émettre. Chacun cherche à savoir si oui ou non ce dernier dit la vérité. Ils questionnent, remettent en question, doutent.. L’homme qui se tient devant eux a-t-il vraiment vécu 140 siècles d’histoire ? Le film dure 1h30, il est plutôt court. Mais contrairement à ce qu’on pourrait croire, il est plutôt intense. On se met nous aussi à douter. A se demander si tout cela est possible. Certaines choses sont vraiment tirées par les cheveux, c’est ce qui m’a un peu déçu dans le film. Et puis tout se finit tellement vite, ça fait un peu bâclé. Le débat aurait pu continuer un peu plus longtemps. Niveau mise en scène, c’est nul. Franchement, ce n’est vraiment pas la peine de le regarder pour ça. Il faut le visionner pour le fond et non pour la forme. Je pense honnêtement que je vais le regarder de nouveau prochainement, histoire de me faire un avis définitif sur la chose. A mon avis c’est un film qu’il faut regarder plusieurs fois pour réussir à tout saisir !

Je suis tout simplement incapable de donner une note à ce film. Je vous conseille juste de le regarder pour voir l’étendue de la chose x)

Séries débutées.

Je suis toujours en mode rattrapage de tout mon retard accumulé, et j’avoue être assez fière de mon avancement au vu de tout ce que j’ai à faire en ce moment. Je suis désormais à jour dans :

  • Jane the Virgin
  • Grimm
  • Brooklyn Nine-Nine
  • The Fosters
  • Superstore
  • The Royals

Et voilà pour mon bilan culturel de ces deux dernières semaines. J’espère que vous avez fait plein de découvertes de votre côté ! Je compte sur vous pour me donner vos avis et des suggestions de nouvelles lectures ou films !

A bientôt.

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Des bisous !

Femme(s) #1

Coucou petites licornes !

ça fait un moment que j’ai envie de réaliser une série d’articles sur des femmes que je trouve inspirantes. Aujourd’hui je vais vous parler de trois artistes au message assez fort : Adrian Piper, Carolee Schneemann et Shirin Neshat.

# Adrian Piper.

Adrian Piper est une artiste conceptuelle et philosophe américaine née en 1948. Elle fait partie des artistes qui ont beaucoup questionné la notion d’identité, d’appartenance à un groupe par le biais de la photographie, de la performance. Elle a également été prof de philosophie à Harvard. Contexte plutôt intéressant pour une femme afro-américaine qui en parallèle travaille sur le racisme et l’appartenance sociale. Une de ses oeuvres, intitulée « Calling Card » était une carte de visite qu’elle distribuait durant les soirées un peu mondaines, où les gens faisaient des remarques parfois raciste.

« Dear friend, I am black. I am sure you didn’t realize this when you made/laughed at/agreed with that racist remark. (…) I regret any discomfort my presence is causing you, just as I am sure you regret the discomfort your racism is causing me. »

C’est surtout son travail en tant qu’artiste qui me passionne. Elle a énormément écrit sur chacune de ses oeuvres, mêlant d’ailleurs souvent texte et photographie, détournant et s’appropriant les images de presse par exemple. C’est une artiste qui raconte sa propre histoire, qui n’a pas peur de dire « je ». Elle a notamment réalisé une série d’autoportraits recouverts par un texte tapé à la machine à écrire, racontant une de ses expériences en tant que femme noire aux États-Unis.

Adrian Piper confronte son genre, son identité raciale et son identité sociale. Son travail passe par la prise de conscience de qui on est au sein d’une société.

Je vous invite vraiment à regarder plus de ses oeuvres sur son site web : http://www.adrianpiper.com , c’est une artiste mais surtout une femme qui mérite vraiment d’être connue.

# Carolee Schneemann.

J’ai découvert Carolee Schneemann en préparant un dossier sur la performance féministe et j’ai été plus qu’impressionnée par une de ses oeuvres : Interior Scroll (1975).

Née en 1939, Carolee Schneemann est une artiste qui a beaucoup travaillé sur le corps, la notion de sexualité et celle du genre par le biais de la photographie, de la performance mais aussi par le biais de films expérimentaux.

La performance « Interior Scroll » est liée directement à son travail en tant que réalisatrice de films. Devant une assemblée majoritairement féminine, nue sur une table, elle a sorti un long morceau de papier de son sexe (j’allais dire de sa zézétte mais bon, un peu de sérieux quand même) tout en lisant ce qu’il y avait écrit dessus. Il s’agissait d’une conversation qu’elle avait eu avec un réalisateur structuraliste, qui lui disait qu’elle ne serait jamais considérée comme une réalisatrice par ses pairs, pour la simple et bonne raison qu’elle est une femme.

J’ai trouvé cette performance, ce message vraiment très fort. Elle donne une nouvelle vision de la femme, celle qui ne vit pas que par le biais de son corps. En choquant le public, elle détruit des barrières, elle détruit des tabous. C’est grâce à des artistes comme elle que nous sommes les femmes d’aujourd’hui.

‘ »You’re taking this too seriously. You’re only a girl. Don’t set your heart on art. »

# Shirin Neshat.

En ce qui concerne Shirin Neshat, je l’ai découverte très récemment en regardant une vidéo d’un discours donné par Sheikha Al Mayassa, une princesse du Qatar fortement mobilisée pour la culture. Dans son discours elle a mentionné cette artiste iranienne, qui a elle-même donné un discours aux TED il y a trois ans.

Shirin Neshat est une artiste femme iranienne, en exil à New York. Elle est réalisatrice de films et photographe. Elle travaille aussi sur l’identité, la religion, le genre mais aussi le politique. Elle s’intéresse à la condition contemporaine des femmes dans les pays du Moyen-Orient mais s’inquiète aussi de l’avenir des pays occidentaux. Elle lutte contre les préjugés et les représentations stéréotypées de l’Islam. Son travail est assez critique.

Elle se tourne surtout vers la condition de la femme en Iran, sa place au sein de la société et mêle politique et féminisme.

Pour moi, elle représente l’avenir de la femme en tant qu’artiste dans les pays islamiques, celle qui se bat pour une éducation, pour faire ses propres choix et mener sa vie comme elle le souhaite, dans un pays où les droits de l’homme sont respectés.

Et vous, quels sont les artistes qui vous ont marquées ?