Premières lignes #16

Coucou les paupiettes !

J’ai choisi de vous présenter aujourd’hui les premières lignes d’un roman que j’ai commencé vendredi et terminé hier (on peut dire que je l’ai dévoré). Je ne vous en dis pas plus car j’en ferai une chronique la semaine prochaine ! Il s’agit de Ginny Moon, écrit par Benjamin Ludwig et publié aux éditions HarperCollins.

Découvert sur le blog Ma Lecturothèque, ce rendez-vous m’a tout de suite plu. Le principe est simple comme bonjour : chaque dimanche, je choisis un livre dans ma bibliothèque et je partage avec vous les premières lignes du récit ! Ça vous donnera peut-être envie de découvrir ce livre à votre tour.. Qui sait ?

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18h54
MARDI 7 SEPTEMBRE

Le bébé électronique en plastique n’arrête pas de pleurer.
Mes Parents-pour-toujours disent que c’est pareil qu’un vrai bébé même si je pense le contraire. Il est jamais content. Même quand je le berce. Même quand je change sa couche et que je lui donne son biberon. Si je dis chut, chut, chut et que je lui donne mon doigt à suçoter, il a l’air bête et c’est tout, et il hurle, hurle, hurle.
Je le serre encore contre moi et je dis, tout doux, tout doux. Ensuite, j’essaie tous les trucs que Gloria faisait quand je piquais mes crises. Je pose ma main derrière sa tête et je me balance sur la pointe des pieds.
Ma voix monte et descend, comme si je chantais une chanson.
Je dis :
– Là, là.
Et :
– Je suis vraiment désolée.
Mais il ne s’arrête toujours pas.
Je le pose sur mon lit et il crie plus fort, alors je commence à chercher ma Poupée. La vraie. Même si je sais qu’elle n’est pas là. Je l’ai laissée dans l’appartement de Gloria, mais comme les bébés qui pleurent me rendent vraiment, vraiment angoissée, il faut que je cherche. C’est une sorte de règle dans mon cerveau. Je cherche dans mes tiroirs, dans mon placard, dans tous les endroits où une Poupée pourrait être.
Même dans la valise.

Alors, tentés ?

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Premières lignes #15

Coucou les paupiettes !

J’ai choisi de vous présenter aujourd’hui les premières lignes d’un roman que j’ai l’intention de lire dans le courant de la semaine prochaine. Il s’agit d’un roman historique publié en 2016 chez Gallimard : Le sel de nos larmes, écrit par Ruta Sepetys.

Découvert sur le blog Ma Lecturothèque, ce rendez-vous m’a tout de suite plu. Le principe est simple comme bonjour : chaque dimanche, je choisis un livre dans ma bibliothèque et je partage avec vous les premières lignes du récit ! Ça vous donnera peut-être envie de découvrir ce livre à votre tour.. Qui sait ?

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JOANA

La culpabilité n’a de cesse de vous poursuivre.
Ma conscience, railleuse, me cherchait querelle comme un enfant de mauvaise humeur.
C’est entièrement ta faute, chuchota la voix.
J’accélérai le pas et rattrape notre petit groupe. « Si jamais les Allemands nous trouvent sur cette route de campagne, pensai-je, ils nous chasseront aussitôt. » Les routes étaient réservées aux militaires. Les autorités n’avaient pas encore émis d’ordres d’évacuation, et quiconque était surpris à fuir la Prusse-Orientale se voyait catalogué comme déserteur. Mais peu importait ! C’était déjà mon cas quatre ans plus tôt, quand j’avais fui la Lituanie.
J’avais quitté mon pays en 1941. Que se passait-il là-bas ? Fallait-il croire aux rumeurs effroyables qui se propageaient de rue en rue à voix basse ?

Alors, tentés ?

Vous l’avez déjà lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Premières lignes #14

Coucou les paupiettes !

On se retrouve aujourd’hui pour découvrir les premières lignes de l’une de mes prochaines lectures : Journal d’un vampire en pyjama, écrit par Mathias Malzieu et publié chez Albin Michel en janvier 2016 ! Jonglant actuellement entre quatre lectures, je n’ai pas réussi à choisir parmi celles là haha.

Découvert sur le blog Ma Lecturothèque, ce rendez-vous m’a tout de suite plu. Le principe est simple comme bonjour : chaque dimanche, je choisis un livre dans ma bibliothèque et je partage avec vous les premières lignes du récit ! Ça vous donnera peut-être envie de découvrir ce livre à votre tour.. Qui sait ?

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Faire le con poétiquement est un métier formidable

6 novembre 2013

« Tu fais trop de choses à la fois, tu n’as plus vingt ans » me disait-on.
Je me reposerai quand je serai mort.
Je suis un drogué du panache. J’ai des cavernes d’Ali Baba plein le crâne, à s’en faire claquer les orbites. Je ne m’ennuie jamais, sauf quand on me ralentit. J’ai dans le cœur un feu d’artifice. Véritable homme-volcan, c’est de la lave qui coule dans mon sang. Je cherche le spasme électrique de la surprise. Je ne sais pas vivre autrement.

J’ai toujours rêvé d’être un superhéros. Avant tout pour me sauver moi-même. Mais anéantir mes démons serait trop facile, car en réalité j’ai besoin d’eux. Si je les tue, je me tue. J’ai beau vouloir être inventeur, crooner, semi-poète, illusionniste, skateur en plastique, mangeur de femme en peau de crêpe et imitateur d’animaux sauvages, je suis insomniaque, angoissé et épuisé d’avoir trop cru. Comme si je m’étais foutu de ma propre gueule.

Alors, tentés ?

Vous l’avez déjà lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Premières lignes #13

Coucou les paupiettes !

Aujourd’hui est un jour spécial sur le blog puisque deux articles seront publiés sur le même livre. J’ai lu récemment Agatha Raisin enquête, tome 1 : La quiche fatale en lecture commune avec Popcorn & Gibberish et nous avons décidé de partager nos avis avec vous aujourd’hui. Histoire de faire les choses bien, j’ai choisi de vous présenter ce matin les premières lignes du roman (tant qu’à faire, hein).

Découvert sur le blog Ma Lecturothèque, ce rendez-vous m’a tout de suite plu. Le principe est simple comme bonjour : chaque dimanche, je choisis un livre dans ma bibliothèque et je partage avec vous les premières lignes du récit ! Ça vous donnera peut-être envie de découvrir ce livre à votre tour.. Qui sait ?

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Mrs. Agatha Raisin était assise à son bureau désormais vide de South Molton Street, dans le quartier de Mayfair, à Londres. De la réception lui parvenaient le bourdonnement des conversations et le tintement des verres du personnel qui s’apprêtait à lui faire ses adieux.
Car Agatha prenait une retraite anticipée. Elle avait bâti son agence de relations publiques au prix de longues années de dur labeur, laissant loin derrière elle la petite fille d’ouvriers de Birmingham qu’elle était autrefois. Elle avait survécu à un mariage malheureux dont elle était sortie meurtrie, certes, mais aussi déterminée à réussir dans la vie. Les efforts qu’elle avait déployés dans son travail tendaient tous à la réalisation d’un rêve : un cottage dans les Costwolds.
Les Costwolds, dans les Midlands de l’Angleterre, sont sans nul doute l’une des rares merveilles du monde issues de la main de l’homme, avec leurs pittoresques villages de maisons en pierre dorée, leurs jolis jardins, leurs petites routes sinueuses et verdoyantes et leurs églises anciennes. Agatha y avait effectué un bref séjour enchanteur lorsqu’elle était enfant. Et même si ses parents avaient détesté l’endroit et déclaré qu’ils auraient mieux fait de partir comme d’habitude dans un camp de vacances Butlin, les Costwolds représentaient à ses yeux tout ce qu’elle avait toujours désiré : la beauté, la tranquillité et la sécurité.

Alors, tentés ?

L’avez-vous déjà lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Vous pourrez connaître mon avis détaillé sur le roman en début d’après-midi !

Premières lignes #12

Coucou les paupiettes !

I’M BAAAAACK ! Ça y est, mes vacances bretonnes sont terminées et je vais pouvoir me consacrer pleinement au blog (et, accessoirement, à ma recherche d’emploi). La semaine dernière, je vous avais présenté la préface des Mémoires, par Lady Trent : une histoire naturelle des dragons. Je vous en parlerai rapidement très prochainement puisque j’ai choisi de ramener les Point Culture sur le blog au mois d’août !
Aujourd’hui, mon choix s’est porté sur Le jour où Anita envoya tout balader, roman écrit par Katarina Bivald et publié aux éditions Denoël en mai 2016. Il fait partie de ma PAL pour la semaine à venir et il s’agira de mon premier Bivald (je n’ai pas encore lu La bibliothèque des cœurs cabossés, shame on me).

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Mon chemin vers la folie commence ici. Je suis assise par terre dans l’entrée et je parle avec ma porte.
Il y a quelques secondes, elle s’est refermée dans un claquement. Dix-neuf ans envolés dans un bruit sourd. Puis le pling impitoyable de l’ascenseur lorsqu’il arrive à notre étage et le raclement de la valise à roulettes sur le sol.
– Merde, je dis en entendant l’ascenseur redescendre.
Ma porte n’a aucune réaction.
Sans réfléchir, je me lève et je me précipite sur le balcon.
– Attends ! je crie en me penchant au-dessus de la balustrade. Ne me laisse pas ! J’ai dit quelque chose de mal ? Je peux changer, je te le jure ! Donne-moi une dernière chance !
Mon hurlement fait sursauter un couple de passants qui lève la tête vers moi. Une partie de moi se dit que mon comportement n’est pas très convenable. Mais je m’en fous. La personne à la valise s’est arrêtée elle aussi. Elle se retourne.
– Haha, maman, dit Emma, ma fille, le soleil de ma vie, le centre de mon existence, qui en ce moment est en train de me quitter.
Elle aussi lève la tête vers moi et le balcon comme si elle nous voyait pour la dernière fois. Je pourrais jurer qu’il y a une pointe de nostalgie dans son regard.

Alors, tentés ?

Vous l’avez déjà lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Premières lignes #11

Coucou les paupiettes !

Ça fait deux/trois semaines que je n’ai pas partagé avec vous les premières lignes d’un ouvrage. Cette semaine, j’ai repris lentement du service (mes parents me lâchent un peu la grappe mouahaha) et j’ai pu avancer un peu dans mes lectures, notamment dans Mémoires, par Lady Trent : Une histoire naturelle des dragons. Le roman, écrit par Marie Brennan, a été publié aux éditions L’Atalante en 2016. J’ai décidé de vous en partager les premières lignes car ce roman est un petit OVNI, une petite pépite ! Exceptionnellement, ce sera un peu plus long car je trouvais plus sympa de partager avec vous toute la préface !

Découvert sur le blog Ma Lecturothèque, ce rendez-vous m’a tout de suite plu. Le principe est simple comme bonjour : chaque dimanche, je choisis un livre dans ma bibliothèque et je partage avec vous les premières lignes du récit ! Ça vous donnera peut-être envie de découvrir ce livre à votre tour.. Qui sait ?

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La couverture est juste ma-gni-fi-que !

Préface

Il ne se passe pas une journée sans que la poste ne m’apporte au moins une lettre d’une jeune personne (ou parfois d’une personne pas si jeune que cela) souhaitant marcher sur mes traces et étudier les dragons. De nos jours, bien entendu, le domaine est éminemment respectable : on donne des cours à l’université, des sociétés savantes publient d’énormes volumes dont les titres commencent par Compte rendu de telle ou telle réunion. Ceux qui m’intéressent aux événements respectables, néanmoins, assistent à mes conférences. Ceux qui m’écrivent veulent toujours m’entendre raconter mes aventures : comment j’ai échappé à mes ravisseurs dans les marais du Moulain, le rôle que j’ai joué dans la grande bataille de Keonga ou (le plus souvent) ma fuite vers les hauteurs inhospitalières des pics du Mrtyahaima, le seul endroit sur terre où l’on pouvait découvrir les secrets des dragons.
Même le plus assidu des épistoliers ne pourrait espérer répondre personnellement à toutes ces demandes. J’ai par conséquent accepté l’offre de MM. Carrigdon et Rudge de publier une série de volumes chroniquant les moments les plus intéressants de ma vie. Ce récit se concentrera exclusivement sur les expéditions qui ont conduit à la découverte qui m’a rendue si célèbre, mais il digressera également vers des sujets plus distrayants, qu’ils soient personnels ou même (eh oui) salaces. C’est l’un des avantages d’être une vieille femme à présent, et qui plus est une vieille femme qu’on a appelée « un trésor national » : très peu de gens peuvent me dire ce que je dois ou ne dois pas écrire.
Soyez donc avertis : les volumes de cette série contiendront des montagnes gelées, des marais fétides, des étrangers hostiles, des compatriotes hostiles et à l’occasion des membres de ma famille hostiles, de mauvaises décisions, des mésaventures géographiques, des maladies dépourvues d’attrait romantique et une abondance de boue. Vous poursuivez votre lecture à vos risques et périls. Cet ouvrage n’est pas destiné aux faibles, pas plus que l’étude des dragons elle-même. Mais une telle étude apporte des récompenses incomparables : se trouver en présence d’un dragon, même pour le plus bref des instants, même au péril de sa vie, est un plaisir que l’on ne peut jamais oublier une fois qu’on l’a connu. Si mes humbles paroles communiquent ne serait-ce qu’une fraction de cet émerveillement, je serai satisfaite.
Nous devons, bien entendu, commencer au commencement, avant la série de découvertes et d’innovations qui ont transformé le monde en celui que vous connaissez si bien, cher lecteur. C’est à cette époque reculée et presque oubliée qu’appartiennent les modestes origines de ma moins modeste carrière : mon enfance et ma première expédition à l’étranger jusque dans les montagnes de Vystranie. Les faits principaux de cette expédition sont depuis longtemps connus de tous, mais l’histoire est bien plus complexe que ce que vous en avez entendu dire.

Isabelle, lady Trent.
Casselthwaite, Linshire
II floris 5658

Alors, tentés ? 

A la prochaine,

Plein de bisous !

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Premières lignes #10

Coucou les paupiettes !

Je fais une petite pause dans mon Week-end en Séries pour vous présenter les premières lignes de ma prochaine lecture : Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous, roman écrit par Nathalie Stragier et publié chez Syros ! Il s’agit d’un premier tome, publié en janvier 2016. Ça fait un bon moment que j’attendais de l’avoir entre mes mains, j’ai hâte de m’y mettre !

Découvert sur le blog Ma Lecturothèque, ce rendez-vous m’a tout de suite plu. Le principe est simple comme bonjour : chaque dimanche, je choisis un livre dans ma bibliothèque et je partage avec vous les premières lignes du récit ! Ça vous donnera peut-être envie de découvrir ce livre à votre tour.. Qui sait ?

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Chapitre 1

Parfois, j’avais l’impression de vivre avec des êtres appartenant à une espèce différente de la mienne. J’étais une étrangère dans ma propre maison, une extraterrestre perdue sur la Terre. Dans ces moments-là, je me sentais seule.
– Qu’est-ce que tu veux manger, Andrea ? a demandé mon père.
Debout devant la cuisinière, il préparait des œufs brouillés, avec du chorizo évidemment. Pendant longtemps, le régime carnivore de ma famille ne m’avait pas gênée, mais depuis peu j’étais devenue végétarienne et cela me dérangeait de plus en plus, surtout à sept heures du matin.
– Rien, merci, ai-je répondu.
– Tu as tort de ne rien prendre au petit déjeuner. Je ne sais pas comment tu fais pour tenir jusqu’à midi.
Mon père me regardait, la tête penchée sur le côté. Comme d’habitude, ses lunettes étaient posées de travers sur son nez. Je ne savais pas s’il penchait la tête parce que ses lunettes étaient de travers ou s’il posait ses lunettes comme ça parce qu’il avait pris l’habitude de se tenir penché. Ça lui donnait un air fragile, comme s’il était un peu cassé.

Ça n’indique pas grand chose sur ce qu’il va se passer, c’est un petit début tranquille !

Vous l’avez lu ? Qu’en avez-vous pensé ?
Est-ce que ce livre vous tente ? 

La bisette !