Premières lignes #18

Coucou les paupiettes !

Aujourd’hui, j’ai choisi un livre de manière complètement random dans ma PAL de bibliothèque. Ma main innocente a sorti Déracinée, un roman Fantasy écrit par Naomi Novik et publié chez Pygmalion en janvier 2017. Il me fait de l’œil depuis un moment, je l’ai enfin sous la main et je compte bien le lire très rapidement ! En attendant, voici les premières lignes…

Découvert sur le blog Ma Lecturothèque, ce rendez-vous m’a tout de suite plu. Le principe est simple comme bonjour : chaque dimanche, je choisis un livre dans ma bibliothèque et je partage avec vous les premières lignes du récit ! Ça vous donnera peut-être envie de découvrir ce livre à votre tour.. Qui sait ?

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Chapitre 1

Notre dragon ne mange pas les filles qu’il emporte, malgré les histoires que l’on raconte à son sujet en dehors de notre vallée. On les entend parfois, quand des voyageurs passent par chez nous. Ils en parlent comme si nous sacrifiions des êtres humains à un véritable dragon. Naturellement, rien de cela n’est vrai : il a beau être magicien et immortel, il n’est reste pas moins homme, et nos pères se ligueraient pour l’éliminer s’il venait dévorer l’une d’entre nous tous les dix ans. Il nous protège contre le Bois, et nous lui en sommes reconnaissants, mais pas à ce point.
Il ne les mange pas vraiment ; c’est juste que ça donne cette impression. Il emmène une fille dans sa tour et la libère dix ans plus tard, mais elle n’est alors plus la même. Ses vêtements sont trop raffinés, elle s’exprime telle une dame de la cour et elle a vécu seule avec un homme pendant une décennie, alors bien sûr qu’elle est perdue, même si les revenantes affirment toutes qu’il n’a jamais posé la main sur elles. Que pourraient-elles dire d’autre ? Et ce n’est pas le pire : après tout, il les relâche, le Dragon leur laisse pour dot un sac plein d’argent, si bien que n’importe qui serait prêt à les épouser, perdues ou non.
Sauf qu’elles ne veulent plus se marier. Elles ne veulent pas rester du tout.

Alors, tentés ?

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Premières lignes #17

Coucou les paupiettes !

Ce dimanche, je vais vous faire découvrir les premières lignes de l’une de mes prochaines lectures. Il s’agit d’un roman qui me fait de l’œil depuis quelques mois : Les rêves sont fait pour ça, écrit par Cynthia Swanson et publié aux éditions Mosaic en 2016 (il a depuis été publié en poche aux éditions HarperCollins).

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Cette chambre n’est pas la mienne.
Où suis-je ? Je lutte pour rassembler mes pensées et tire sous mon menton des couvertures inconnues. Aucune explication sur l’endroit où je me trouve ne me vient à l’esprit.
La dernière chose dont je me souviens remonte à vendredi soir ; je repeignais ma chambre en jaune, un jaune vif et lumineux. Frieda, qui m’avait proposé son aide, méditait sur mon choix :
– Trop solaire pour une chambre à coucher, avait-elle dit sur ce ton de Mme Je-sais-tout qu’elle prend souvent. Comment vas-tu pouvoir t’endormir dans une chambre pareille les jours sombres de l’année ?
J’avais trempé mon pinceau dans le pot, soigneusement essuyé l’excès de peinture et grimpé sur l’escabeau.
– C’est le but justement, lui avais-je rétorqué.
Penchée en avant, j’avais alors entrepris d’enduire de jaune l’encadrement d’une fenêtre haute et étroite.
Ne suis-je pas censée me souvenir de ce qui s’est passé ensuite ? Curieusement, il ne m’en reste rien. Je ne me rappelle pas avoir passé la soirée à peindre, puis avoir pris un peu de recul pour admirer notre ouvrage avant de tout nettoyer. Je n’ai ni le souvenir d’avoir remercié Frieda pour son aide ni de lui avoir dit au revoir. Pas plus que de m’être couchée dans cette pièce couleur soleil, l’odeur de la peinture fraîche dans les narines. J’ai pourtant bien dû le faire, puisque me voilà allongée. Et étant donné que cet endroit n’est pas chez moi, il est évident que je dors encore.

Intrigués ? Moi oui !

 

Premières lignes #16

Coucou les paupiettes !

J’ai choisi de vous présenter aujourd’hui les premières lignes d’un roman que j’ai commencé vendredi et terminé hier (on peut dire que je l’ai dévoré). Je ne vous en dis pas plus car j’en ferai une chronique la semaine prochaine ! Il s’agit de Ginny Moon, écrit par Benjamin Ludwig et publié aux éditions HarperCollins.

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18h54
MARDI 7 SEPTEMBRE

Le bébé électronique en plastique n’arrête pas de pleurer.
Mes Parents-pour-toujours disent que c’est pareil qu’un vrai bébé même si je pense le contraire. Il est jamais content. Même quand je le berce. Même quand je change sa couche et que je lui donne son biberon. Si je dis chut, chut, chut et que je lui donne mon doigt à suçoter, il a l’air bête et c’est tout, et il hurle, hurle, hurle.
Je le serre encore contre moi et je dis, tout doux, tout doux. Ensuite, j’essaie tous les trucs que Gloria faisait quand je piquais mes crises. Je pose ma main derrière sa tête et je me balance sur la pointe des pieds.
Ma voix monte et descend, comme si je chantais une chanson.
Je dis :
– Là, là.
Et :
– Je suis vraiment désolée.
Mais il ne s’arrête toujours pas.
Je le pose sur mon lit et il crie plus fort, alors je commence à chercher ma Poupée. La vraie. Même si je sais qu’elle n’est pas là. Je l’ai laissée dans l’appartement de Gloria, mais comme les bébés qui pleurent me rendent vraiment, vraiment angoissée, il faut que je cherche. C’est une sorte de règle dans mon cerveau. Je cherche dans mes tiroirs, dans mon placard, dans tous les endroits où une Poupée pourrait être.
Même dans la valise.

Alors, tentés ?

Premières lignes #15

Coucou les paupiettes !

J’ai choisi de vous présenter aujourd’hui les premières lignes d’un roman que j’ai l’intention de lire dans le courant de la semaine prochaine. Il s’agit d’un roman historique publié en 2016 chez Gallimard : Le sel de nos larmes, écrit par Ruta Sepetys.

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JOANA

La culpabilité n’a de cesse de vous poursuivre.
Ma conscience, railleuse, me cherchait querelle comme un enfant de mauvaise humeur.
C’est entièrement ta faute, chuchota la voix.
J’accélérai le pas et rattrape notre petit groupe. « Si jamais les Allemands nous trouvent sur cette route de campagne, pensai-je, ils nous chasseront aussitôt. » Les routes étaient réservées aux militaires. Les autorités n’avaient pas encore émis d’ordres d’évacuation, et quiconque était surpris à fuir la Prusse-Orientale se voyait catalogué comme déserteur. Mais peu importait ! C’était déjà mon cas quatre ans plus tôt, quand j’avais fui la Lituanie.
J’avais quitté mon pays en 1941. Que se passait-il là-bas ? Fallait-il croire aux rumeurs effroyables qui se propageaient de rue en rue à voix basse ?

Alors, tentés ?

Vous l’avez déjà lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Premières lignes #14

Coucou les paupiettes !

On se retrouve aujourd’hui pour découvrir les premières lignes de l’une de mes prochaines lectures : Journal d’un vampire en pyjama, écrit par Mathias Malzieu et publié chez Albin Michel en janvier 2016 ! Jonglant actuellement entre quatre lectures, je n’ai pas réussi à choisir parmi celles là haha.

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Faire le con poétiquement est un métier formidable

6 novembre 2013

« Tu fais trop de choses à la fois, tu n’as plus vingt ans » me disait-on.
Je me reposerai quand je serai mort.
Je suis un drogué du panache. J’ai des cavernes d’Ali Baba plein le crâne, à s’en faire claquer les orbites. Je ne m’ennuie jamais, sauf quand on me ralentit. J’ai dans le cœur un feu d’artifice. Véritable homme-volcan, c’est de la lave qui coule dans mon sang. Je cherche le spasme électrique de la surprise. Je ne sais pas vivre autrement.

J’ai toujours rêvé d’être un superhéros. Avant tout pour me sauver moi-même. Mais anéantir mes démons serait trop facile, car en réalité j’ai besoin d’eux. Si je les tue, je me tue. J’ai beau vouloir être inventeur, crooner, semi-poète, illusionniste, skateur en plastique, mangeur de femme en peau de crêpe et imitateur d’animaux sauvages, je suis insomniaque, angoissé et épuisé d’avoir trop cru. Comme si je m’étais foutu de ma propre gueule.

Alors, tentés ?

Vous l’avez déjà lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Premières lignes #11

Coucou les paupiettes !

Ça fait deux/trois semaines que je n’ai pas partagé avec vous les premières lignes d’un ouvrage. Cette semaine, j’ai repris lentement du service (mes parents me lâchent un peu la grappe mouahaha) et j’ai pu avancer un peu dans mes lectures, notamment dans Mémoires, par Lady Trent : Une histoire naturelle des dragons. Le roman, écrit par Marie Brennan, a été publié aux éditions L’Atalante en 2016. J’ai décidé de vous en partager les premières lignes car ce roman est un petit OVNI, une petite pépite ! Exceptionnellement, ce sera un peu plus long car je trouvais plus sympa de partager avec vous toute la préface !

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La couverture est juste ma-gni-fi-que !

Préface

Il ne se passe pas une journée sans que la poste ne m’apporte au moins une lettre d’une jeune personne (ou parfois d’une personne pas si jeune que cela) souhaitant marcher sur mes traces et étudier les dragons. De nos jours, bien entendu, le domaine est éminemment respectable : on donne des cours à l’université, des sociétés savantes publient d’énormes volumes dont les titres commencent par Compte rendu de telle ou telle réunion. Ceux qui m’intéressent aux événements respectables, néanmoins, assistent à mes conférences. Ceux qui m’écrivent veulent toujours m’entendre raconter mes aventures : comment j’ai échappé à mes ravisseurs dans les marais du Moulain, le rôle que j’ai joué dans la grande bataille de Keonga ou (le plus souvent) ma fuite vers les hauteurs inhospitalières des pics du Mrtyahaima, le seul endroit sur terre où l’on pouvait découvrir les secrets des dragons.
Même le plus assidu des épistoliers ne pourrait espérer répondre personnellement à toutes ces demandes. J’ai par conséquent accepté l’offre de MM. Carrigdon et Rudge de publier une série de volumes chroniquant les moments les plus intéressants de ma vie. Ce récit se concentrera exclusivement sur les expéditions qui ont conduit à la découverte qui m’a rendue si célèbre, mais il digressera également vers des sujets plus distrayants, qu’ils soient personnels ou même (eh oui) salaces. C’est l’un des avantages d’être une vieille femme à présent, et qui plus est une vieille femme qu’on a appelée « un trésor national » : très peu de gens peuvent me dire ce que je dois ou ne dois pas écrire.
Soyez donc avertis : les volumes de cette série contiendront des montagnes gelées, des marais fétides, des étrangers hostiles, des compatriotes hostiles et à l’occasion des membres de ma famille hostiles, de mauvaises décisions, des mésaventures géographiques, des maladies dépourvues d’attrait romantique et une abondance de boue. Vous poursuivez votre lecture à vos risques et périls. Cet ouvrage n’est pas destiné aux faibles, pas plus que l’étude des dragons elle-même. Mais une telle étude apporte des récompenses incomparables : se trouver en présence d’un dragon, même pour le plus bref des instants, même au péril de sa vie, est un plaisir que l’on ne peut jamais oublier une fois qu’on l’a connu. Si mes humbles paroles communiquent ne serait-ce qu’une fraction de cet émerveillement, je serai satisfaite.
Nous devons, bien entendu, commencer au commencement, avant la série de découvertes et d’innovations qui ont transformé le monde en celui que vous connaissez si bien, cher lecteur. C’est à cette époque reculée et presque oubliée qu’appartiennent les modestes origines de ma moins modeste carrière : mon enfance et ma première expédition à l’étranger jusque dans les montagnes de Vystranie. Les faits principaux de cette expédition sont depuis longtemps connus de tous, mais l’histoire est bien plus complexe que ce que vous en avez entendu dire.

Isabelle, lady Trent.
Casselthwaite, Linshire
II floris 5658

Alors, tentés ? 

A la prochaine,

Plein de bisous !

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Premières lignes #8

Coucou les paupiettes !

C’est dimanche, il est l’heure de vous présenter les premières lignes de ma lecture en cours : Charlie + Charlotte, écrit par Shannon Lee Alexander et publié aux éditions PKJ !

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Les débuts, c’est toujours difficile. Ça fait quarante-sept minutes que je contemple cette page blanche. Les possibilités sont infinies. Lorsque j’aurai commencé, elles se réduiront.
D’un point de vue scientifique, les débuts, ça n’existe pas. Le monde est fait d’énergie qui ne se crée et ne disparait pas. Tout ce qu’elle est se trouvait là avant moi. Tout ce qu’elle était restera. Son existence touche mon passé et mon futur en un point : l’infini.
La vie n’est pas faite comme ça. C’est plutôt un cercle.
On peut commencer l’histoire n’importe où, elle reviendra à son point de départ.
En d’autres termes, peu importe où je commence. Ça ne changera pas la fin.

Plutôt mystérieux, n’est-ce pas ?

Vous l’avez lu ? Qu’en avez-vous pensé ? Donnez moi votre avis en commentaire !

On se retrouve tout à l’heure pour un chouette tag musical 😉