Premières lignes #23

Coucou les paupiettes !

On se retrouve ce matin pour découvrir les premières lignes d’un nouveau roman. J’ai choisi de partager avec vous le début de ma prochaine lecture ! Il s’agit d’un livre publié aux éditions Rémanence en octobre 2017 dans la collection « Regards ». Devant le seuil, écrit par Philippe Godet, raconte l’histoire d’un couple qui se retrouve face à la maladie, face à la mort. Pour rendre hommage à sa femme, il raconte son histoire à elle avec ses mots à lui…

Découvert sur le blog Ma Lecturothèque, ce rendez-vous m’a tout de suite plu. Le principe est simple comme bonjour : chaque dimanche, je choisis un livre dans ma bibliothèque et je partage avec vous les premières lignes du récit ! Ça vous donnera peut-être envie de découvrir ce livre à votre tour.. Qui sait ?

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Vu du ciel, par exemple depuis le cockpit d’un planeur, le décor serait celui-ci : les couleurs flamboyantes d’un crépuscule de fin d’été, une ville lovée autour de son vieux port, des faubourgs populeux, un port de commerce ouvert sur le large, un cargo s’apprêtant à appareiller, des grues au repos, une route à quatre voies, une barrière de péage, un pont enjambant un bras de mer, une île. Sur la route, peu de circulation, seulement quelques véhicules semblant attardés, dont une voiture rouge métallisé, d’un rouge si vif qu’on croirait la voir scintiller.
Sitôt passé le péage, la voiture rouge s’engage sur le pont en respectant l’allure modérée préconisée par les panneaux routiers. Il s’agit d’une voiture puissante, la version « sportive » d’un modèle récent assez banal, pilotée par une jeune femme intrépide qui n’a pas hésité à enfreindre les règles en se maintenant sur l’autoroute à la vitesse de cent-quatre-vingt kilomètres à l’heure.
Les radars, je m’en moque, s’était écriée la jeune femme. Il le faut.
Et c’est la vérité. Bien que défendu, ce chiffre déraisonnable prend en effet une valeur symbolique, tant pour la conductrice que pour son passager, un retraité peu enclin aux sensations vertigineuses. Les émotions fortes, il les avait pourtant bien connues, autrefois. Son épouse en était la source exclusive. Et pas seulement au volant, loin de là.
Ma femme pouvait chanter plus clair que la glace, plus fort que la houle. Ma femme était une battante. Elle mordait la vie à pleines dents, elle prenait des risques. Elle n’a pas survécu.

Alors, tentés ?

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Amoursky Boulevard – Jacques Enaux.

Coucou les paupiettes !

Je viens aujourd’hui vous parler d’un petit roman que j’ai dévoré au tout début du mois de septembre (du retard dans mes chroniques ? moi ? jamais !). Amoursky Boulevard a été publié en janvier 2017 aux éditions de la Rémanence.

Avant de vous donner un avis plus détaillé, je tiens à remercier chaleureusement la maison d’édition pour l’envoi de ce roman !

Pour tromper l’ennui et mettre à profit ses six mois de convalescence, Jacques, célibataire endurci, s’inscrit sur un célèbre site de rencontres. Moins d’un an plus tard, enfin guéri, il décide de partir rencontrer Tatiana, la jeune femme avec laquelle il entretient une correspondance prometteuse, et se met en route pour Khabarovsk, aux confins de l’Extrême-Orient russe, à plus de 10 000 km de chez lui. Avec beaucoup d’humour, sans concession et tambour battant, il nous déroule son histoire, touchante et vraie, d’une rare fraîcheur. Car sur place, rien ne se passe comme prévu. Découvertes etpéripéties s’enchaînent, jusqu’à prendre un tour totalement inattendu…

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J’ai tout de suite été attirée par cette très jolie couverture. Ces petites matriochkas aux couleurs vives m’appelaient, et je suis bien contente d’avoir répondu à leurs jolis sourires ! Dans ce court ouvrage (134 pages), Jacques Enaux se livre à nous. Dans ce récit autobiographique, il nous raconte comment il a rencontré la femme de sa vie au fin fond de la Russie.

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