Point culture #14 – Livres, films, séries.

Coucou les paupiettes ! 

Prêts pour le quatorzième point culture ? Je me demande si je ne vais pas continuer à publier mes points culture le lundi. J’hésite. Mais j’avoue que profiter du dimanche soir, au fond du lit, pour finir d’écrire mes critiques me plait bien. Vous les préférez le lundi ou le dimanche ? N’hésitez pas à me le dire, j’en tiendrais compte ! J’ai lu pas mal de trucs ces deux dernières semaines et j’ai hâte de vous en parler. Allons-y !

Livres lus.

# Comment s’en mettre plein les poches en Asie Mutante.

Lecteur, lectrice : tu viens d’acquérir le nouveau roman de Mohsin Hamid. Grand bien t’en a pris. Car celui-ci va te permettre de découvrir comment t’en mettre plein les poches en Asie mutante, comme le héros de cette édifiante et rocambolesque épopée : né dans la plus insigne pauvreté, au cœur de la campagne d’un pays anonyme du continent indien, il va monter à la ville, parfaire son éducation, rencontrer l’amour, flirter avec la tentation politique, puis faire fortune par le plus inattendu des moyens. Ce sont, en une poignée de pages, quatre-vingts années d’une vie d’homme que tu tiens entre tes mains – « un homme fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n’importe qui » à l’heure de la mondialisation galopante. Et si cette fable contemporaine et universelle te fait verser quelques larmes, ne t’en fais pas, car celles-ci jailliront avant tout du plaisir et de l’émotion que tu t’apprêtes à éprouver en lisant ce petit joyau de littérature.

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Comme je vous l’ai déjà dit précédemment, j’essaye d’agrandir mes horizons littéraires et de découvrir des auteurs d’un peu partout dans le monde, autres que la France/l’Angleterre/les États-Unis. Pour ceux qui sont sur Livraddict, j’essaye globalement de colorier un peu plus ma carte chaque semaine (ça manque de bleu tout ça). Je crois qu’il y a un challenge en cours d’ailleurs sur le forum par rapport à ça.. Enfin, je le fais à mon rythme. Cette semaine j’ai pu colorier le Pakistan avec ce petit roman au titre plutôt original, qui m’a tout de suite attirée.

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Je trouve ça louche de n’avoir toujours rien lu d’un auteur russe. Ça ne me plait pas.

Le roman suit le schéma d’un livre de développement personnel, il le parodie en quelque sorte. Selon moi, l’auteur s’égare un peu par moments et perd complètement de vue cet aspect pour s’y raccrocher au début du chapitre suivant. Mais vu que l’histoire est assez prenante, ce n’est pas tellement gênant. L’auteur s’adresse à toi, il te tutoie, il te raconte ton histoire. Tu comprends rapidement qu’en fait tu n’es pas le sujet de ce livre. Ce n’est pas ton histoire que te racontes l’auteur, mais celle d’un homme ambitieux qui rêve de s’en mettre plein les poches (comme l’indique le titre) dans un pays en constante évolution, en plein développement. On suit chacune des étapes de sa vie, de sa naissance à sa mort en passant par sa première histoire d’amour, un mariage arrangé et la création d’une entreprise frauduleuse.

Ce roman est dépaysant. On y découvre une culture très différente de la nôtre, où des enfants sont armés, où on vit à sept dans une même pièce et où la corruption règne. C’était vraiment une lecture enrichissante. Je ne la qualifierais pas de coup de cœur mais j’ai vraiment passé un bon moment. Il n’y a pas de grosses longueurs, il se lit vite et c’est parfois assez drôle ! Le style de l’auteur est particulier mais j’ai bien accroché. Cependant, dans sa formulation il met une certaine distance entre nous et le personnage (vu que le personnage principal est censé être nous mais que ça ne l’est pas, si vous voyez ce que je veux dire) et j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher à lui. C’est une lecture que je vous recommande à l’occasion, si vous cherchez quelque chose de différent haha !

15/20

# Phobos 2.

ILS CROYAIENT MAITRISER LEUR DESTIN.

Ils sont les douze pionniers du programme Genesis.
Ils pensaient avoir tiré un trait sur leurs vies d’avant, pour devenir les héros de la plus fabuleuse des odyssées.
En réalité, ils sont les victimes de la plus cruelle des machinations.

ELLE CROYAIT MAITRISER SES SENTIMENTS

Sur Mars, Léonor espérait trouver la gloire et, pourquoi pas, l’amour.
Elle pensait pouvoir ouvrir son cœur sans danger.
En réalité, elle a ouvert la boîte de Pandore du passé.

MEME SI LES SOUVENIRS TOURNENT AU SUPPLICE,
IL EST TROP TARD POUR OUBLIER.

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Vous n’imaginez pas ma joie quand j’ai vu sur l’étagère des nouveautés à la médiathèque la suite de Phobos. J’étais aux anges. En deux jours c’était plié, j’avais tout lu. Et encore, j’aurais pu le finir dans la nuit si je ne m’étais pas imposé des limites.

Donc. Je l’ai dévoré. Ce deuxième tome est tout aussi addictif et haletant que le premier. Très difficile à lâcher ! On en découvre un peu plus sur les personnages, même si ce sont globalement toujours les mêmes qui sont mis en avant. Serena continue ses petites machinations et les douze pionniers essayent de s’en sortir tant bien que mal. Serena m’impressionne vraiment de plus en plus, je me demande jusqu’où elle est capable d’aller. J’ai déjà été plutôt surprise de voir dans ce tome ce dont elle était vraiment capable. Ça s’annonce intéressant pour la suite, on risque d’avoir quelques frayeurs ! De nouveaux éléments émergent, pas forcément des plus rassurants, concernant l’incident ayant pris place à New Eden. J’aime beaucoup la direction que prend Victor Dixen mais il va m’en falloir un peu plus parce que là le suspense est juste insoutenable. A ce niveau là, il maitrise son truc dans la règle de l’art, c’est terriblement frustrant.

Il y a quand même quelques points négatifs.. Je trouve qu’on s’acharne un peu sur Léonor, ça devient un peu « lourd ». On a l’impression que tout le malheur du monde doit forcément tomber sur ses épaules à elle. Elle n’aura juste jamais son happy ending. Je ne m’attendais vraiment pas à cette fin, j’étais choquée ! Ce deuxième tome est riche en rebondissements (même si certains on s’en passerait bien haha). Je trouve également certains couples agaçants. Ils se connaissent depuis vingt secondes et ils se donnent des petits surnoms complètement clichés, mènent leur petite vie comme s’ils étaient seuls dans l’univers et ça en devient ridicule. On dirait qu’ils essayent d’être quelque chose qu’ils ne sont pas et  du coup ils sont pire qu’immatures. Après tout ce qu’ils ont vécu, je ne m’attendais pas du tout à ça. Ça fait faux, calculé, mis en scène. Presque comme si des enfants jouaient à papa-maman. Franchement, j’aurais largement pu me passer de certaines crises de jalousie ou de scènes pseudo-romantiques complètement niaises au profit d’un peu plus d’action sur Mars. Enfin bref. Ça ne m’empêche pas d’être toujours autant accro et j’ai très hâte de lire le tome 3. Espérons qu’il paraisse assez rapidement !

16/20

# Eleanor & Park.

Etats-Unis, 1986. Eleanor est une lycéenne trop rousse, trop ronde et est harcelée par tout le monde au lycée. Dans le bus scolaire, elle a l’habitude de s’asseoir à côté de Park, un garçon timide, qui l’ignore poliment. Peu à peu, les deux lycéens vont se rapprocher, liés par leurs passions communes pour les comics et les Smiths.

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J’avais lu énormément de bonnes choses sur ce roman de Rainbow Rowell, dont j’avais déjà lu Fangirl il y a quelques mois. Personnellement j’ai été un peu déçue.

C’est effectivement une histoire très touchante. Les deux personnages principaux sont attachants, ils ont une très belle histoire et on ne leur souhaite que du bonheur. Mais dès le début on sait que ça va mal finir. Eleanor a un passé (et un présent) très lourd, difficile voire impossible à partager. Elle se retrouve entourée par des gens aimants, compréhensifs (pour la plupart) qui tâcheront de l’aider, ou en tout cas de l’accepter. On passe d’une émotion à une autre en lisant ce roman, riche lui aussi en rebondissements. La colère, la joie, la tristesse, la peur.. Tout y passe ! C’est un récit très riche. Le fait qu’on change de point de vue d’une page à une autre ne m’a pas dérangé, ça rajoute quelque chose au récit. J’ai globalement apprécié ma lecture, je vous la recommande si vous l’occasion de croiser le bouquin. Mais je suis restée sur ma faim. J’ai été déçue par la fin, je l’ai trouvée bâclée. On ne sait pas vraiment ce qu’il advient des différents personnages. J’aurais bien aimé savoir ce que sont devenus la mère et les frères et soeurs d’Eleanor par exemple, plutôt que de savoir ce qu’il advient de Tina. Je trouve que c’était une fin trop ouverte haha, et après un récit comme celui-ci, ça m’a gênée. Certains passages sont très durs et j’aurais vraiment aimé avoir un semblant de happy ending. Au moins un truc un peu plus développé.

En résumé, c’est une belle histoire, touchante mais à la fin expéditive. Il vaut le détour mais je m’attendais à mieux. Pas transcendant mais agréable à lire. Je vous le recommande sans non plus vous forcer la main (ce qui pourrait arriver un jour, faites gaffe).

14/20

# Le gang des dentiers fait sauter la banque.

Märtha et ses acolytes ne sont pas là pour jouer, ils veulent rafler la mise. Leurs atouts : des dentiers sauteurs, des fauteuils turbocompressés et l’innoncence de leur âge vénérable. En prime : le butin d’un casse de bijouterie grâce aux déambulateurs qui font d’excellents pièges à chiens convoyeurs de diamants volés.
Les jeux sont faits. Riche à millions, le gang rentre en Suède pour une retraite dorée et une redistribution façon Robin des Bois du 3e âge.
Mais la roue tourne : les diamants sont perdus, l’argent a disparu, et une bande de bikers pourrait bien finir de les mettre sur la paille…

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J’avais critiqué le premier tome dans le dernier point culture (Comment braquer une banque sans perdre son dentier). Si vous vous en souvenez, je l’avais trouvé sympathique mais sans plus. Un bon divertissement pour les vacances d’été, à lire sur la plage par exemple. Il y avait quelques longueurs mais ça restait plaisant et original, plutôt rigolo. J’avais déjà emprunté la suite donc je n’ai pas attendu trop longtemps pour la lire.

J’avoue que j’ai été un peu déçue. Ce volume est nettement moins bon que le premier. Nos petits vieux ne se renouvellent pas du tout. Il y a énormément de choses qui ressemblent au premier tome, beaucoup de redondances. J’ai également l’impression que les personnages répètent les mêmes choses encore et encore. Ce tome est plus court que le premier, mais j’ai l’impression qu’il y avait encore plus de longueurs. L’histoire perd également en crédibilité. L’auteure est allée un peu trop loin à mon goût cette fois ci. On est passé de l’original au ridicule. Je me suis presque ennuyée dans ma lecture par moments. Vous pouvez passer votre chemin concernant ce deuxième tome ! Et j’espère qu’elle évitera de nous en pondre un troisième, il faut qu’elle passe à un autre sujet (je dis ça avec toute la gentillesse de mon coeur).

12/20

J’ai aussi lu La couleur du lait (chronique le 20 mai !).

Point BD.

# Billy Brouillard : le don de trouble vue. 

Je m’appelle Billy Brouillard. 

J’aime la solitude et la nuit, la pluie et la mélancolie.
Mais la mort me fait peur.

Pourquoi m’a-t-elle pris Tarzan ?
Pourquoi m’a-t-elle pris mon chat ?
Qui est-elle exactement ?
Où nous emmène-t-elle le moment venu ?

Ce soir, je percerai son secret, ce soir je retrouverai Tarzan …

Je m’appelle Billy Brouillard …
J’ai un super pouvoir, une sorte de don …
Le don de trouble vue …

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Cette BD est plutôt originale. Elle est très bien construite, alternant entre des petits poèmes illustrés, les aventures du jeune homme et des extraits de la Gazette du Bizarre ou de l’Encyclopédie Curieuse et bizarre de Billy Brouillard. J’ai cependant trouvé l’ensemble un peu « inégal ». Disons qu’il y a des passages qui sont excellents, j’ai adoré les extraits sur les chats et sur les petites soeurs pas exemple, ou encore le poème sur la petite fille aux couteaux ; mais il y a des moments où je me suis clairement ennuyée, délaissant ma lecture pour autre chose. Billy Brouillard aura quand même réussi à me faire sourire plus d’une fois, voire rire ! Le petit bonhomme est vraiment attachant.

Les dessins sont tops et ne sont pas s’en rappeler ceux de Tim Burton. Il y a un côté très sombre et glauque qui n’est pas déplaisant, mais parfois un peu pesant, dérangeant. Ça reste globalement mignon quand même, mais un mignon un peu bizarre. Faut aimer ! Pour moi ça manque un peu de couleur haha, mais c’est volontaire je pense, ça renforce le côté inquiétant de l’histoire.

Sinon il y a un petit détail qui m’a beaucoup amusée : toutes les pages sont numérotées à l’identique. Il n’y a que des pages 13 (ça donne un côté encore plus original à la BD).

Le premier tome de Billy Brouillard n’est pas un coup de cœur. Mais j’ai quand même passé un bon moment à le lire dans l’ensemble. Je n’ai pas tout aimé, mais c’est quand même une BD que je vous recommande ! Personnellement je lirai la suite.

14/20

# Boca Nueva.

À Boca Nueva, le jeune Ese va trouver du travail à coup sûr. Un petit emploi peinard, sans histoires. Ce n’est pas à lui qu’on confierait une enquête impossible et dangereuse aux côtés du flic le plus irascible de la ville. Non, clairement pas…

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Le premier tome de cette nouvelle saga a été publié début 2016. Je l’ai emprunté la semaine dernière à la médiathèque parce qu’il était tout beau, tout neuf et que j’aime bien ce qui est tout beau et tout neuf haha ! Cette BD nous plonge dans la ville de Boca Nueva. Tous les personnages sont des animaux, ce qui aurait pu avoir un caractère un peu original mais j’ai l’impression que ces derniers temps c’est de plus en plus commun. Bref. L’histoire est plutôt sympathique, on rentre vite dedans. J’aime bien les personnages principaux. Les illustrations sont pas mal, pas transcendantes mais ça se laisse regarder.  Les couleurs sont vives, ça rend le tout plutôt dynamique. Pour moi ce premier tome est une introduction, on soulève beaucoup d’interrogations mais on a aucune réponse. La fin est abrupte, on a l’impression d’avoir loupé des pages.. Ça nous laisse vraiment sur notre faim. Si ce n’est pas un coup de cœur, cette BD a quand même attisé ma curiosité et j’attends la publication du deuxième tome pour juger vraiment sa qualité ! En tout cas, je ne vous la déconseille pas. Si vous la croisez, n’hésitez pas à vous faire une idée par vous-même.

14/20

# Aya de Yopougon (tomes 2 à 6). 

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En Côte d’Ivoire, dans les années 1970, l’époque est insouciante. L’auteure raconte à travers l’adolescence d’Aya l’école obligatoire, le travail facile, les hôpitaux bien équipés, l’absence totale de définition ethnique, dans une Afrique sans guerre et sans famine. Prix du premier album du Festival de la BD d’Angoulême 2006.

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Je vous remets le résumé du premier tome, que j’avais commenté il y a quelques points culture, histoire de rien spoiler. J’ai préféré attendre de finir toute la saga pour vous livrer une critique complète, sur la totalité de la chose.

J’ai personnellement dévoré cette saga. J’ai trouvé les six tomes très prenants et dépaysants. Si j’ai eu un peu de mal à m’habituer au début à l’écriture de l’auteure, je m’y suis quand même faite. Je n’arrive toujours pas à « imaginer » les dialogues dans ma tête avec toutes les exclamations rajoutées et difficiles à traduire si on a jamais entendu l’accent ivoirien. Mais c’est pas grave puisque j’ai quand même réussi à rentrer dans le truc. On suit donc les aventures d’Aya, Bintou et Adjoua à Abidjan, ainsi que d’Innocent à Paris à partir du deuxième ou du troisième tome (personnage très coloré que j’aime beaucoup).

La saga est très dynamique, on passe de rebondissements en rebondissements. Il se passe toujours quelque chose du côté des trois copines (ou de leurs parents d’ailleurs) ! Cette saga selon moi c’est surtout une belle histoire d’amitié. C’est ce qui ressort le plus à l’issue de ma lecture, beaucoup plus que les histoires d’amour. L’auteure et le dessinateur ont réussi à peindre le portrait d’une Côte d’Ivoire méconnue et de refléter toutes les idées reçues véhiculées en France avec le personnage d’Inno.

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J’avoue avoir été un peu déçue par la fin ouverte. Après six tomes en compagnie de tout ces personnages j’aurais aimé voir ce qu’il advenait de chacun d’eux et pas juste imaginer ce qui a bien pu se passer. Ça reste cependant une saga que je vous recommande vivement ! Les dessins sont tops, colorés. La BD est dynamique, vivante, drôle et émouvante. Les personnages ont de la répartie, ils sont attachants. La lecture est vraiment plaisante et intéressante. Quelques tomes de plus ne m’aurait pas du tout dérangé ! C’est un presque quasi coup de cœur pour moi !

17/20

# Paulette Comète, justicière à mi-temps (tome 1).

Paulette, étudiante en sociologie le jour, est justicière à ses heures perdues la nuit. Comme tous les superhéros, elle a du mal à gérer sa double vie. Pas facile de réviser ses examens quand les malfrats règnent sur la nuit, qu’une multinationale cherche à exploiter votre image, sans compter la pression médiatique ! Mais le vrai hic est que Paulette, lorsqu’elle boit la moindre goutte d’alcool, ne maîtrise plus la situation et a tendance à vite craquer pour les beaux et mauvais garçons qui la rendent toute chose ! Quand le dessinateur de WEST et le créateur de Supermurgeman conjuguent leur talent, le résultat est détonnant.

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Dans cette nouvelle saga, on découvre les dessous (dans tous les sens du terme) de la création d’une justicière : Paulette Comète. Ou on découvre comment, en fait, c’est juste une énorme coïncidence et de la récupération commerciale, dans le but de vendre un vieux produit tout chelou. Bref. J’ai trouvé ce premier tome plutôt amusant mais pas transcendant non plus. Il se lit vite, Paulette et sa mémé sont plutôt sympathiques (bien que Paulette soit un peu teubé mais bon, c’est la vie). Je trouve un peu dommage que certains aspects tels que le corps de Paulette et sa stupidité aient été mis plus en avant que l’histoire en elle-même.. Mais j’imagine que c’est ce qui fait l’originalité de la BD ? Je suis quand même curieuse de voir ce qu’il va se passer dans le deuxième tome ! Si vous aimez bien les comics, les fesses, les histoires de super-héros et l’humour un peu graveleux mais pas trop, je pense que cette BD vous plaira !

14/20

# Paulette Comète, Reine des gangsters intérimaires (tome 2).

Le vrai pouvoir de Paulette Comète, elle n’en a même pas conscience : c’est son physique ! Dans ce second album, entre Rémi son voisin voyeur ; le professeur Mollet et sa secrétaire, Simonetta ; Raymond la science ou sa mémé, elle tente tant bien que mal de résoudre une nouvelle affaire et, surtout, de ne pas boire la moindre goutte d’alcool : cela lui fait perdre la tête !

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J’ai également lu le deuxième tome (et le dernier il me semble) de cette courte série dédiée Paulette Comète, pseudo justicière. J’ai trouvé ce deuxième tome tout aussi divertissant que le premier, peut-être un tantinet meilleur. Paulette aura réussi à m’arracher quelques sourires. Ce n’est pas la meilleure BD de tous les temps mais j’ai quand même passé un bon moment. Si vous tombez dessus, à l’occasion, donnez lui sa chance !

14/20

# La petite mort, tome 1.

La Petite Mort vit des jours heureux avec Papa et Maman Mort. Il va à l’école, tombe amoureux d’une fille de sa classe et essaie de se faire des amis. Bref, à quelques détails près, la Petite Mort est un enfant comme les autres, si ce n’est qu’il a un avenir tout tracé : quand il sera grand, il reprendra le travail de Faucheuse de son père. Ce qui tombe mal, car la Petite Mort veut être fleuriste !

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Suite (encore une fois) à une recommandation de Julia du blog No Place Nowhere dans un de ses week-ends BD sur sa chaîne youtube, je me suis laissée tenter par La petite mort, que j’ai carrément acheté. Je n’ai pas du tout regretté cet achat puisque j’ai beaucoup aimé, je compte d’ailleurs investir dans les deux tomes suivant dès que mon banquier me le permettra.

On suit donc la petite mort, qui découvre les ficelles du métier de faucheur avec son papa et sa maman. C’est un univers particulier, mais on ne tombe jamais vraiment dans le glauque. Il faut aimer ce genre d’humour un peu décalé puisque la mort est traitée de façon vraiment légère. Mais personnellement j’ai beaucoup ri et j’ai trouvé la petite mort très attachant(e) (sexe à déterminer à la majorité haha). La fin de ce premier tome m’a toute tourneboulée, je l’ai trouvée très touchante et triste. Les dessins sont très simples mais très chouettes, majoritairement en noir et blanc avec quelques touches de couleur par-ci par là, venant égayer le tout.

En résumé j’ai trouvé le tout drôle, original et mignon. Il me tarde de découvrir la suite des aventures de la petite mort et je vous recommande chaudement ce premier tome !

16/20

# Braise (tomes 1, 2 et 3).

Deux orphelins, Prune et Janus, sont réveillés par une étrange musique jouée par un chat qui a pour nom Braise. Celui-ci leur propose de vivre dans un royaume merveilleux, remplis de jouets et de sucreries et habité par une reine qui deviendra leur maman… Insouciants, Janus et Prune suivent Braise et, après une période effectivement de liesse, Prune comprend que ce monde enchanteur cache de sombres dessins… Le premier album de deux auteurs venus d’Angoulême qui réalisent, d’entrée, une histoire pleine de charme. Une découverte !

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J’ai emprunté cette trilogie à la médiathèque, intriguée par la couverture du premier tome. Tous les tomes étaient là donc j’en ai profité, j’ai tout pris. J’ai un avis un peu mitigé sur la chose.. J’avoue que j’ai trouvé l’histoire assez intéressante. Elle s’implante dans un univers irréel, quelque peu surnaturel, plutôt sombre. Les personnages ne sont pas particulièrement attachants même si au fil des trois tomes je me suis un peu attachée à Braise, prêt à tout pour récupérer sa fille. Je pense finalement que je n’ai pas tout compris. Il y a des éléments qui auraient mérité d’être un peu plus approfondies, on a parfois l’impression que les choses tombent comme un cheveu sur la soupe. Je n’ai pas compris la transformation de Janus par exemple.. Et ça me frustre un peu parce que c’est un élément très important dans la trilogie et ça n’a pas facilité ma lecture. J’ai beaucoup aimé le dénouement de l’histoire. Je pense que le troisième tome est celui que j’ai préféré puisqu’il répond à la plupart des questions soulevées dans les deux premiers tomes. On comprend enfin le pourquoi du comment et j’avoue que je ne m’attendais pas du tout à ça. J’ai été un peu plus déçue par la conclusion de l’histoire de Braise, ça m’a rendue vraiment triste. Mais je salue quand même le fait que les auteurs n’aient pas choisi la facilité.

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Je ne suis pas particulièrement fan des illustrations, que je trouve parfois un peu « moches » (faut dire ce qui est). Elles sont beaucoup plus brouillonnes que les illustrations que l’on trouve en couverture. Certaines sont plus réussies que d’autres mais dans l’ensemble, ça m’a laissé un peu sur ma faim concernant cet aspect. Par contre, si je ne suis pas fan des illustrations, j’ai beaucoup aimé les couleurs ! Faut bien qu’il y ait un peu de positif quelque part.

En résumé, pas de coup de cœur pour ces trois bandes-dessinées. L’histoire est intéressante mais sans plus, il y a beaucoup de points qui (selon moi) ont été mal traités. Les illustrations ne m’ont pas vraiment plues.. Du coup je ne la recommande pas forcément, pour moi vous ne loupez pas grand chose !

13/20 pour les deux premiers tomes, 14/20 pour le dernier.

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# Les épisodes lunaires. 

Mort-vivant mélancolique, loup-garou amoureux, poltergeist agressif, revenant revanchard et autres créatures mutantes, tout ce bestiaire fantastique se retrouve dans les pages du nouveau livre de Martin Romero, Les Episodes lunaires. Mais derrière ce défilé de monstres aussi pathétiques que terrifiants, c’est bien à l’être humain et à sa part monstrueuse que s’intéresse Martin Romero, et les différents épisodes qui composent ce livre sont autant de fables qui exposent les turpitudes de l’âme humaine. Si la nuit les monstres sont de sortie, le jour ce sont les hommes et les femmes qui souffrent et font souffrir: histoire d’amour passionnée qui sombre dans la banalité, enfant délaissé par des parents peu aimants, erreur fatale de celui qui croit bien faire… Martin Romero n’est pas toujours tendre avec ses personnages, et peut-être est-il préférable, comme ces créatures qui hantent les ténèbres, de chercher refuge dans une nuit sans lune. Cette sarabande déviante et emportée, qui oscille tout du long entre le rire et les larmes, bénéficie d’une mise en couleurs pensée pleinement comme un élément narratif, et éclairant ainsi avec justesse chaque histoire, chaque ambiance, et chaque humeur.

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Je me suis laissée tenter par la magnifique couverture de ce roman graphique. Il n’y avait pas de résumé mais elle a suffi à me convaincre de l’emprunter. Alors.. Mon avis est un peu mitigé. Il y a un ou deux épisodes très beaux, très poétiques et d’autres que je n’ai tout simplement pas du tout compris, un peu (trop ?) absurdes ou juste glauques. Certains m’ont vraiment mise mal à l’aise, notamment La folie du n°3 (épisode 8). Les textes sont assez rares, tout passe par l’illustration. Heureusement, ces dernières sont absolument magnifiques, au même titre que la couverture. Elles sont peut-être la seule raison pour laquelle je conseillerais cette BD. Pour le reste je n’ai pas été convaincue à 100% ! Honnêtement, je pense que vous pouvez passer votre chemin, vous ne louperez pas grand chose.

12/20

Films vus.

# Comment c’est loin.

Après une dizaine d’années de non-productivité, Orel et Gringe, la trentaine, galèrent à écrire leur premier album de rap. Leurs textes, truffés de blagues de mauvais goût et de références alambiquées, évoquent leur quotidien dans une ville moyenne de province. Le problème : impossible de terminer une chanson. A l’issue d’une séance houleuse avec leurs producteurs, ils sont au pied du mur : ils ont 24h pour sortir une chanson digne de ce nom. Leurs vieux démons, la peur de l’échec, la procrastination, les potes envahissants, les problèmes de couple, etc. viendront se mettre en travers de leur chemin. Chemin qu’ils n’avaient de toute façon pas pris dans le bon sens…

Alors, personnellement, le rap et moi ça fait deux. Vraiment. Surtout le rap français, que j’ai en horreur. Orelsan est l’exception qui confirme la règle. C’est le seul que je tolère, que dis-je, que j’apprécie. Il fait du bon comme du mauvais, mais il y a un certain nombre de ces morceaux que j’aime tout particulièrement. Bref. Je suis moins fan de Gringe. Ma curiosité m’a quand même poussé à regarder leur film. La bande-annonce m’avait fait sourire, alors pourquoi pas ?

Je dois avouer que j’ai été assez agréablement surprise. Ce n’est pas un chef d’œuvre, ça c’est sûr et certain. Mais j’ai quand même passé un très bon moment. Ils sont attachants, on a vraiment envie qu’ils réussissent. Personnellement j’ai trouvé ça drôle et touchant.  Le fait que ce ne soit pas de véritables acteurs rajoute une touche plutôt pas mal au film. Ils sont loin d’être mauvais mais ils ont un côté un peu gauche, je ne sais pas comment expliquer. C’est un peu maladroit parfois. On s’y identifie un peu plus facilement je trouve. Ça ne va pas chercher très loin mais ça reste largement mieux que pas mal de films français qui sont sortis ces dernières années. Ou alors c’est juste moi qui tombe sur de très mauvais films français haha. En bref, c’est simple mais c’est plutôt efficace. Je valide !

15/20

# Dear White People.

La vie de quatre étudiants noirs dans une prestigieuse faculté américaine, où une soirée populaire et scandaleuse organisée par des étudiants blancs va créer la polémique.

La bande annonce envoyait du rêve, je suis tombée de bien haut. Je me suis ennuyée ferme devant ce film, mon copain s’est endormi et le pote qui nous tenait compagnie a soupiré ferme en jouant sur son téléphone pendant une heure et demie. Le film a été encensé par la critique mais honnêtement.. Je ne comprends toujours pas pourquoi. Les acteurs sont plutôt bons, le pitch avait du potentiel mais il y a quelque chose qui a foiré dans le processus. Et je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. Il a été impossible pour moi de m’identifier aux personnages, j’ai eu beaucoup de mal avec certains discours qui sont très pompeux et moralisateurs. Je n’ai pas non plus compris le rôle qu’étaient censés tenir certains personnages dans le film. Ils étaient juste inutiles et énervants au possible. Il y a quelques bonnes scènes, mais l’ensemble manque de dynamisme. C’est plat. C’est censé être une comédie mais je n’ai ri à aucun moment. J’ai tout au plus esquissé un sourire. Et probablement pas pour la bonne raison. Je n’en retiens pas grand chose à part un film plutôt superficiel, qui s’attaque à quelque chose mais sans vraiment rentrer dedans. Je ne le recommande vraiment pas. J’ai par ailleurs vu que Netflix comptait adapter le film en série.. Je ne sais vraiment pas ce que ça va donner mais il est peu probable que je la regarde.

08/20

# Pride.

Été 1984. En Angleterre débute l’histoire de 2 communautés, les mineurs et les homosexuels, que tout oppose et qui s’unissent pour défendre la même cause.

Énorme coup de cœur pour ce film absolument génial. Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu un aussi bon film. Touchant, drôle, triste, émouvant et qui traite d’un sujet fascinant, inspiré d’une histoire vraie. Ce film déborde d’énergie, d’espoir, c’est tellement bon ! Le casting est fantastique, choisi à la perfection. Le seul petit bémol que je pourrais émettre, c’est le fait qu’on n’approfondisse pas vraiment l’histoire des différents personnages. Mais ils sont absolument (presque) tous attachants ! Ce n’est pas un sujet facile, mais il a été traité avec une grande justesse et ça fait du bien. C’est tellement rare un film sur l’homosexualité qui n’en fait pas des tonnes. Après l’avoir regardé, je me sentais juste heureuse, je ne pouvais pas m’arrêter de sourire. La fin est très touchante. Je pense que je pourrais presque le rajouter à ma liste de feel-good movies (alors qu’il y a des passages vraiment pas drôles). Et puis y a Bill Nighy. A partir du moment où il est au casting, c’est presque toujours une valeur sûre haha ! Personnellement je n’en dis pas plus, mais je vous conseille vraiment ce film. Il est top top top !

18/20

Ps – Pour les fans de Sherlock, l’acteur jouant Moriarty, Andrew Scott, a un très beau rôle dans ce film ! Il m’a vraiment pris aux tripes. Il a d’ailleurs gagné un prix pour le meilleur acteur dans un second rôle. 

# Star Wars VII : le réveil de la force.

Dans une galaxie lointaine, très lointaine, un nouvel épisode de la saga « Star Wars », 30 ans après les événements du « Retour du Jedi ».

May the Fourth be with you oblige, j’ai enfin regardé le nouveau volet Star Wars. Sans véritables attentes, je me suis lancée dans l’aventure. Franchement, je n’ai pas grand chose à en dire. Je n’ai pas trouvé ça super excitant, c’est juste un bon divertissement avec quelques bonnes idées qui aboutiront peut-être sur quelque chose d’intéressant dans le prochain. Who knows ? J’ai été contente de retrouver quelques anciens personnages (qui ont bien vieilli haha, ça fait bizarre) et je n’ai pas été transcendée par les nouveaux. Kylo Ren est un peu décevant.. Je n’avais pas capté que ce serait cet acteur qui jouerait le « méchant ».. Et j’ai une image de lui peu glorieuse, celle d’un mec faible, qui fait pitié (merci Girls). Donc j’ai eu un peu de mal à le voir comme une menace. Ce sont des choses qui arrivent ! Si je n’ai pas trouvé ça transcendant de ouf, je suis quand même curieuse de voir ce que ça va donner par la suite ! Et puis, comme je l’ai dit plus haut, ça reste divertissant. On ne passe pas un mauvais moment ^^

14/20

Séries débutées.

J’ai beaucoup lu ces deux dernières semaines et donc je n’ai pas pu avancer dans beaucoup de séries. J’ai cependant réussi à rester à peu près à jour dans celles qui sont en cours (et où j’étais déjà à jour – complexe, je sais) et à rattraper mon retard dans Veep.

Et voilà pour ce point culture..

On se retrouve très bientôt pour un nouvel article, je ne sais pas encore sur quoi.

En attendant je vous fais plein de bisous !

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TAG – Qui a peur du grand méchant livre ?

Coucou les paupiettes !

En ce dimanche j’aurais normalement dû publier un ma-gni-fi-que point culture. Malheureusement, j’ai été trop occupée par la rédaction de la première page de mon mémoire hier.. Puis par une partie de Munchkin endiablée (désolée). Donc je n’ai pas eu le temps de le finir, ce sera pour demain ! En attendant, j’ai décidé de répondre rapidement à un nouveau TAG : Qui a peur du grand méchant livre. Il tourne pas mal en ce moment, je l’ai vu sur beaucoup de blogs. Personnellement, j’ai été nominée par June&Cie et ça m’a fait très plaisir héhé.

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Le principe est simple en soi. Mais en fait non. Il faut commencer par évoquer cinq pavés dans lesquels on redoute de se lancer, puis cinq petits livres que l’on a adorés. C’est là que ça se complique.. June expliquait sur son blog qu’un pavé était un livre de 500 pages et plus et qu’un petit livre faisait moins de 200 pages. Je n’ai pas vraiment peur d’un pavé (en soi) mais disons que je lis surtout des romans qui tournent autour des 300/400 pages. Embêtant, n’est-ce pas ? Après avoir longuement réfléchi, j’ai quand même réussi à trouver quelques ouvrages à citer, c’est parti!

Les gros pavés qui me font (un petit peu) peur.

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# Guerre et Paix, Léon Tolstoï.

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Affichant 1248 pages au compteur (pour cette édition, dans certaines ça va jusqu’à 1600 pages !), j’avoue que je repousse pas mal ma lecture de ce cher Tolstoï. J’ai vraiment très envie de découvrir Guerre et paix, c’est un classique que je veux vraiment lire. Mais 1248 pages, c’est tendu du string quand même. Pour être parfaitement honnête, je pense que c’est surtout le fait qu’il ait été écrit au XIXème siècle qui me fait peur. Je crains les grosses longueurs, j’ai peur à l’avance d’abandonner un roman à cause de choses un peu « futiles » alors que je sais déjà que l’histoire globale va me plaire. Enfin bref. Je m’y mettrais quand j’aurais fini mon propre pavé de 120 pages haha.

# Les piliers de la Terre, Ken Follett. 

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Ce petit livre de 1181 pages a rejoint ma PAL il y a deux semaines, quand je l’ai trouvé en vide-grenier pour 0,50 centimes. Je ne pouvais pas passer à côté d’une telle affaire, je voulais absolument lire ce roman dont j’ai entendu de très très bonnes choses. Le truc un peu con-con, c’est que maintenant qu’il est sur mon étagère, je pense qu’il va y rester un moment.. Un livre de poche de plus de 1000 pages, je sais pas si vous voyez ce que ça donne, mais c’est écrit en pattes de mouche à l’intérieur, les pages sont noires, pas du tout aérées (et moi j’aime une lecture aérée). Quand je le vois, je soupire d’avance. Je sais qu’il va me faire mal aux yeux, même si l’histoire est géniale. Donc je m’y attellerais quand je serais moins fatiguée, ça c’est clair et net. Cet été, je sens que mon objectif va être de vider ma PAL de ses pavés..

Entre copines de TAG, on devrait se lancer un défi pour l’été, un challenge haha. 

# 1Q84, Haruki Murakami.

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Dans ma PAL, j’ai les trois tomes de la saga 1Q84. Depuis presque deux ans haha. Les tomes 1, 2 et 3 font respectivement 552, 504 et 530 pages. 1586 pages au total. Tout pareil que pour Les piliers de la Terre, j’en ai entendu tellement de bonnes choses sur cette trilogie.. Je ne sais pas ce que j’attends. Des fois je me demande si inconsciemment je ne repousse pas certaines lectures juste parce que j’ai peur d’être déçue. Peut-être que j’ai peur de me lancer dans le premier tome et de détester. Et de me dire « noooooon que vas-tu faire des deux autres tomes ? Tu les as acheté, tu dois les lire ! », de ne jamais les lire et les laisser moisir sur mon armoire. Ou de me forcer à les lire, ce qui est encore pire. Et ça m’embêterait franchement beaucoup de me forcer à lire 1586 pages, pas vous ?

# Jane Eyre, Charlotte Brontë. 

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Mon père m’a acheté Jane Eyre, je crois que j’étais au collège. ÇA DATE UN PEU. A l’époque, je vivais SF et Fantasy, je ne jurais que par ça. Donc Jane Eyre, comment dire.. Ça ne me tentait pas plus ça. Et ça nous mène à aujourd’hui, presque 23 ans, je lis à peu près de tout. Mais je n’ai toujours pas lu ce mother-f*cking bouquin qui traine dans ma PAL depuis dix ans. Et le pire, c’est que je ne saurais même pas vous dire vraiment pourquoi je ne l’ai toujours pas lu. J’ai été surprise de voir qu’il faisait 695 pages, il avait l’air plus petit dans ma main haha. Il ne fait pas « gros pavé effrayant ». Je pense qu’il va juste falloir que l’un ou l’une d’entre vous me force à le lire. Genre vraiment. Sinon il continuera à moisir pendant les dix prochaines années dans ma PAL. Ayez pitié de Jane Eyre !

# Sur la route, Jack Kerouac. 

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Sur la route est un peu ma bête noire. J’ai essayé de le lire plusieurs fois mais je crois que je n’étais jamais dans le bon « état d’esprit ». Ça fait plusieurs années qu’il traine donc sur une étagère. Et vu que je garde un mauvais souvenir de mes premières tentatives, j’ai désormais peur de lui redonner sa chance. Peut-être qu’un jour j’arriverais à terminer ses 624 pages. J’espère ! Je ne sais pas vraiment dans quel état d’esprit il faut être d’ailleurs pour lire ce roman.. Si certains d’entre vous l’ont lu (et l’ont aimé, ça a son importance), vous avez fait quelque chose de particulier ? Ou il faut juste que j’abandonne ?

Les petits riquiquis que j’ai (beaucoup) aimé.

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# Des souris et des hommes, John Steinbeck.

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Ce petit livre de 175 pages est un classique que j’ai dévoré en une après-midi, il y a de ça quelques années. Et j’en garde toujours un excellent souvenir ! Le film est également très bon, pour ceux qui n’auraient pas la foi de lire ce livre riquiqui haha. J’en ferais probablement un « Du livre au film » très prochainement. Si vous êtes sages.

# La ferme des animaux, George Orwell.

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Les petits classiques sont les meilleurs haha. La ferme des animaux fait 151 pages. Je l’ai découvert assez tardivement (l’année dernière, j’en avais parlé dans un point culture) mais je l’avais trouvé très enrichissant. Malgré son côté un peu dérangeant, j’avais beaucoup aimé et je le recommande à tout ceux qui ne l’auraient pas encore lu !

# Certaines n’avaient jamais vu la mer, Julie Otsuka.

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J’ai découvert ce petit livre (143 pages) l’année dernière. Si ce n’était pas un coup de coeur, c’était quand même une très belle découverte et je vous recommande ce petit livre très poétique et qui nous permet de découvrir un épisode historique méconnu. Il se lit vraiment  très rapidement et il vaut le détour ! Il nous remue tout l’intérieur !

# Le Petit Prince, Antoine de Saint-Exupéry.

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Maintenant, je pense que vous êtes tous au courant, Le Petit Prince est un de mes petits livres préférés. Il fait 95 pages en version Folio Junior, je l’ai en tellement de version différente.. Le nombre de pages change à chaque fois. Mais bon, dans tous les cas il fait moins de 200 pages ! Plus besoin de le présenter, je pense que tout le monde connait le petit bonhomme. Si jamais vous faites partie des dernières personnes parlant le français et ne l’ayant pas lu.. Bah faites le ! Vous attendez quoi ?

Pour le dernier je triche un peu, je n’ai pas trouvé de livre que j’avais suffisamment aimé pour le mettre ici. Et je ne voulais pas en sortir un pour le mettre parce qu’il fallait en mettre un. Voyez ? Et vu qu’il faut qu’il fasse moins de 200 pages, j’ai décidé de mettre le petit livre riquiqui qui me fait le plus envie dans ma PAL :

# Sans nouvelles de Gurb, Eduardo Mendoza.

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Ce petit livre tout rouge fait 125 pages et il a l’air génial. J’ai vraiment vraiment vraiment très très hâte de le lire. Mais vu que je fais des choix pas super logique dans ma vie, je jongle en ce moment entre mon mémoire et les sept (presque) pavés que j’ai emprunté à la médiathèque (et NON, je ne les ramènerais pas sans les avoir lu ! J’ai enfin La voleuse de livres, U4, Le cirque des rêves et le premier tome des Outrepasseurs, y a des priorités dans la vie). Bref, hors-sujet. Voici le résumé de Sans nouvelles de Gurb (source : Livraddict) :

« 16h.00 – J’entre dans une boutique. J’achète une cravate. Je l’essaye. Je conclus qu’elle me va bien et j’achète quatre-vingt-quatorze cravates pareilles.
17h.00 – J’entre dans une charcuterie et j’achète sept cents jambons fumés.
20h.00 – Je décide que l’argent ne fait pas le bonheur, je désintègre tout ce que j’ai acheté, et je continue ma promenade les mains dans les poches et le coeur léger. »

Gurb a disparu dans Barcelone, dissimulé sous les traits de Madonna. Précision : Gurb est un extraterrestre. Parti à sa recherche sous une apparence moins voyante, son coéquipier tient scrupuleusement le journal de ses observations. Une satire délirante et désopilante des moeurs de notre société…

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Et ça y est, j’ai ENFIN terminé ce Tag. Ça va, je n’ai passé que deux heures et demie dessus.

Normalement, ici, viendrait le temps des nominations. Mais honnêtement, je crois que quasiment tout le monde l’a fait donc je ne vais pas me fatiguer à passer 45 minutes à chercher des gens qui n’ont pas encore eu l’honneur d’y répondre. Considérez-vous comme automatiquement désigné et répondez à ce Tag ! *hahahahaha*

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Plein de bisous !

A demain pour le point culture 😀

Les trouvailles d’Ibidouu. #4

Coucou les paupiettes !

Vous êtes chauds patate pour une nouvelle édition des trouvailles ? Allez, on perd pas de temps, j’ai des choses à partager avec vous cette semaine héhé !

# La trouvaille choc.

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© Asghar Khamseh, 2016, Sony World Photography Awards.

J’ai découvert le travail du photojournaliste iranien Asghar Khamseh, qui a gagné la semaine dernière L’iris d’or photographe de l’année (c’est juste un détail). Il s’intéresse énormément à la question des droits de l’homme et concentre son travail sur la situation iranienne. La photo ci-dessus est extraite de sa série « Fire of Hatred » (le feu de la haine), mettant un visage sur les victimes de jeté d’acide, dont la pratique est en constante augmentation en Iran. C’est une pratique qui vise surtout les femmes et les enfants dans l’intention de mutiler la personne et de détruire son avenir et sa vie sociale suite, notamment, à un conflit familial, un refus de demande en mariage, une vengeance, un divorce… (Source : L’œil de la photographie)

Je vous ai mis une des photos les moins « choquantes », afin de ne pas heurter certain(e)s d’entre vous, sait-on jamais. Vous pouvez trouver plus de photos ici : ***

# La trouvaille Food Porn, « il faut que je teste au plus vite ». 

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Je ne suis pas très difficile culinairement parlant, à part quand on touche au poisson ou aux fruits de mer. J’ai découvert assez rapidement le fameux Fish & Chips, et j’avoue que ça m’a bien plu.

Si j’arrive à le faire maison, ce sera probablement encore mieux héhé. 

La recette : ***

# La trouvaille random.

Monsieur Ibidouu m’a fait découvrir ces petites vidéos plutôt sympathiques. J’étais fatiguée et ça m’a fait bien rire. J’ai pensé que ça avait tout à fait sa place dans les trouvailles. Ça casse pas trois pattes à un canard mais c’est rempli de mignonnitude.

Celle-ci a un refrain particulièrement entêtant haha.

J’étais obligée de mettre celle-ci en plus, désolée. Rassurez moi, dites moi que ça vous fait rire aussi. Que je ne suis pas juste en train de faire une dépression nerveuse x)

# La trouvaille artistique.

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Encore un artiste surréaliste, désolée haha, mais j’adore ça. C’est souvent les artistes qui ont le plus d’imagination et qui nous pondent des photographies (ou des peintures) terriblement poétiques. Alexey Menschikov, artiste russe, travaille pour sa part surtout autour des ombres !

Son site : ***

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# La trouvaille Disney.

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La magie d’internet ! Des petits plaisantins se sont amusés à échanger les visages des héros et des méchants de Disney, ça donne des trucs plutôt rigolos. La suite ici : *** 

# La trouvaille anecdotique.

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Dans le dernier point culture, je vous avais parlé de La drôle de vie de Bibow Bradley, dans lequel on trouve quelques petites anecdotes sur la CIA. Il y en a une que j’avais trouvé particulièrement amusante et je me demandais si elle était vraie. Et OUI, c’est vraiment arrivé. Avez vous déjà entendu parler du chat acoustique (Acoustic Kitty) ? Entre 1961 et 1966, la CIA a entrainé un chat au dur métier d’espion. Équipé (ou implanté plutôt) d’une pile et d’un microphone, ainsi que d’une antenne de transmission dans sa queue, le petit chat avait pour objectif d’infiltrer le Kremlin et quelques ambassades soviétiques pour récolter des informations pendant la Guerre froide. Le projet a coûté environ 20 millions de dollars. Et lors de sa première mission, à peine relâché, le petit chat s’est fait rouler dessus par un taxi. Voilà voilà.

# La trouvaille livresque.

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David a 12 ans et plus de maman. Son père s’est remarié et il a maintenant un demi-frère. C’est pour oublier tout cela qu’il se réfugie dans la lecture. Une nuit, David entend sa mère l’appeler et découvre un passage caché derrière les buissons, au fond du jardin. Il se retrouve alors propulsé dans un univers parallèle, un monde étrange peuplé de trolls, de Sires-Loups et de créatures effrayantes… Grâce à l’aide du Garde Forestier et d’un chevalier, David, après bien des épreuves – énigmes à résoudre, pièges à déjouer, combats à livrer -, rencontrera un vieux roi qui conserve ses secrets dans un livre mystérieux, Le Livre des choses perdues, clé qui lui permettrait de regagner le monde réel.

Mais l’Homme Biscornu, être maléfique qui épie David depuis son arrivée, ne l’entend pas de cette oreille. Il a pour le jeune garçon bien d’autres projets…

Voici mon dernier achat littéraire en date. J’ai entendu beaucoup de bonnes choses dessus et je me suis dit qu’il était temps de le lire. Maintenant il a rejoint ma PAL, il ne me reste plus qu’à l’ouvrir et à parcourir ses quelques pages !

# La trouvaille musicale. 

Xylo – Between the Devil and the Deep Blue Sea

Bioutifoul.

Allez, on s’arrête là pour aujourd’hui ! J’espère que ça vous aura plu 🙂

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Plein de bisous !

Point Culture #11 – Livres, films, séries.

Coucou les paupiettes !

J’espère que vous passez un chouette week-end de Pâques, je vous avoue  que je ne sais pas si je vais vous faire un point culture complet, je vais peut-être garder quelques petites choses pour dans deux semaines. Je suis rentrée chez papa-maman pour trois jours, j’aimerais bien en profiter au maximum haha (entendez ici « je vais me gaver de couscous, de tarte aux pommes et de chocolat jusqu’à étouffement »). Maintenant que tout le monde dort (oui, j’écris cette article pendant la nuit, je suis une rebelle), je vais profiter du changement d’heure pour en écrire le plus possible et vous dire ce qu’il s’est passé culturellement parlant ces deux dernières semaines chez ibidouu !

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Livres lus.

# Fahrenheit 451.

451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s’enflamme et se consume.
Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d’un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l’imaginaire au profit d’un bonheur immédiatement consommable.
Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé.

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Je me suis lancée dans la lecture de Fahrenheit 451 dans le cadre du Book Club de mars sur Livraddict. Je n’en attendais pas grand chose, je l’avoue. Apparemment c’est un « classique » de la littérature SF.. Si le résumé m’a plu (en tout cas il m’a intrigué), j’ai assez vite déchanté au fil des pages.

Les idées de fond sont bonnes, très bonnes même pour certaines. Mais elles sont mal exploitées. Je n’ai pas du tout accroché à la plume de Bradbury, je l’ai trouvé chiant et fouillis. Après avoir tourné la dernière page, je me suis juste dit « Ah. Ok. ».. Pas terrible, n’est ce pas ? Je n’ai pas accroché au personnage de Montag, ni à aucun autre personnage d’ailleurs. Ils sont tous fadasses et ils me font tous un peu pitié, mais je pense qu’au final c’était un peu le but. C’est un roman plat, avec quelques rares rebondissements par-ci par-là. On ne ressent pas vraiment d’émotions, ce qui est vraiment dommage ! Mieux traités, certains passages auraient pu être très forts et avoir un réel impact sur le lecteur (sur moi en tout cas).

Tout n’est pas à jeter, il y a quelques bons passages, l’univers dans lequel évolue Montag est fascinant (et effrayant, un peu).. Et le livre se lit finalement assez vite. Je n’ai pas spécialement accroché mais j’ai quand même l’impression d’avoir lu quelque chose d’important (je sais pas si vous voyez ce que je veux dire), un roman qui a son importance dans l’évolution de l’histoire de la science-fiction.. Je pense qu’il faut lui laisser sa chance. Personnellement c’était pas le kiff total, mais les avis sont tellement nuancés qu’il faut se faire son avis tout seul !

13/20

# Tous en coeur.

Dans cette comédie romantique inédite signée Adama Mané, les vies se croisent et se décroisent, toujours guidées par un seul maître, l’amour. Une déclinaison du mot cœur à travers une palette d’émotions. Lorsque Caroline s’aperçoit que sa grand-mère l’a inscrite sur un site de rencontre sans lui en parler, elle réalise qu’il est peut-être temps de trouver l’amour et surtout qu’il est grand temps d’oublier Lucas, l’homme qui lui a brisé le cœur.

Mais ce nouveau départ pourrait bien la conduire à vivre des aventures et des déceptions auxquelles elle ne s’attend pas. Sa vie va être totalement bouleversée. Même si sa famille et ses amis sont là pour l’épauler, ils vivent également, de leur côté, des événements qui vont les changer à jamais. Sally, sa meilleure amie, commence à avoir des doutes sur la fidélité de son mari. D’autres, comme Christelle, ont déjà découvert la vérité. La question est de savoir, comme le dit la chanson, si, réellement, toutes les histoires d’amour finissent mal ou pas… en général !

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Après ma lecture très mitigée de Fahrenheit 451, je me suis laissée tenter par le nouveau roman d’Adama du blog A trois on sourit. Si le roman a quelques défauts, il a le mérite d’être très divertissant ! J’avoue avoir eu beaucoup de mal à le lâcher et je l’ai lu très très rapidement. Si vous cherchez une comédie romantique, ce livre est probablement fait pour vous !

L’histoire est riche en personnages aux parcours (relativement) différents, qui se croisent, se rencontrent, se quittent, tombent amoureux.. Il y en a pour tous les goûts haha. Je pense que ce roman pourrait tout à fait être adapté en film. Et c’est là un des seuls reproches que je pourrais lui faire : on fait parfois un peu dans le cliché, on retrouve vraiment tous les codes de la comédie romantique hollywoodienne. Mais finalement, ça n’a pas vraiment dérangé ma lecture. La fin ne m’a pas du tout surprise, mais c’est plutôt commun pour une lecture du genre (en tout cas dans mon cas, en aurais-je trop lu/vu ?).

Je n’ai pas accroché à tous les personnages. J’avoue que j’ai trouvé le personnage principal parfois un peu naïf et imbu de sa personne, et des fois j’avais juste envie de lui faire des câlins de réconfort. Je ne suis pas du tout contradictoire comme nana. Par contre j’ai adoré la grand-mère ! J’aurais vraiment aimé que son histoire soit un peu plus développée. Et j’ai plutôt bien apprécié le côté un peu « policier »/enquête avec l’histoire de Xavier et Sally, ça mettait un peu de suspense héhé !

Sinon la lecture est fluide, j’aime beaucoup la façon d’écrire de l’auteure. C’est dynamique, c’est drôle, c’est naturel. Ça passe tout seul. Au début j’avais presque l’impression d’être entre copines ! J’ai par contre été parfois un peu décontenancée quand d’un paragraphe à un autre on changeait de personnage sans transition. Mais, encore une fois, rien de bien gênant.

Ce roman était donc une très agréable surprise que je vous recommande si vous aimez les comédies romantiques, les romans pas prise de tête qui vous permettent de vous changer les idées, de passer un bon moment !

15/20

# Animale, La prophétie de la Reine des Neiges.

Et si le plus merveilleux des contes cachait le plus sombre des complots ?
1833, sur une île perdue du Danemark. Elle s’appelle Blonde, il se nomme Gaspard. Elle est animale, il est fou d’elle. Le destin s’apprête à les arracher l’un à l’autre : ils sont les victimes d’une prophétie qui bouleversera le monde à jamais. Blonde parviendra-t-elle à déjouer les plans de l’énigmatique Reine des neiges, avec pour seul allié un jeune écrivain nommé Andersen ?

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Je ne sais pas si vous vous en souvenez, il y a quelques semaines/mois j’avais lu le premier tome d’Animale, de Victor Dixen. Il m’avait plu mais il n’y avait pas eu de coup de coeur, je n’avais pas été pleinement convaincue. J’avais d’ailleurs trouvé la fin un peu bâclée. BREF. J’ai lu le deuxième tome. Et j’ai trouvé ça beauuuucouuuuup mieux.

On entre directement dans l’histoire et jusqu’au bout (vraiment, je rigole pas) on ne peut pas le lâcher. J’avoue être encore un peu déçue par la fin, on nous monte tout un truc de folie sur 400 pages par rapport à la Reine des neiges et en fermant le livre on a un peu envie de dire « tout ça pour ça ». Mais franchement, vu les 400 pages de folie qu’il y a eu juste avant, je m’en fous, ça reste une fin satisfaisante. Blonde saute de situation folle en situation folle, se créant des alliés dans les endroits les plus inattendus. Les rebondissements sont nombreux et on a l’impression de courir après Blonde pendant une grande partie du roman (complètement essoufflée pour ma part).

J’avoue avoir beaucoup apprécié le fait que le roman soit construit comme une correspondance avec Andersen. J’ai aimé retrouver ce côté historique et recherché que j’avais découvert dans le premier tome, mais aussi ce côté fantastique et original beaucoup plus approfondi. Dixen va plus loin et franchement, ça valait le coup.

Je n’ai pas envie de spoiler donc je m’arrête là. Pour ceux qui ont lu le premier, le deuxième tome vaut le détour ! Je ne suis pas déçue d’avoir décidé de continuer. Et pour ceux qui n’ont rien lu du tout, lisez donc les deux. C’est sympathique comme tout !

16/20

J’ai également lu un essai intitulé Petit éloge des séries télé, je lui dédierais un article pour lui tout seul !

Point BD.

# Les promeneurs sous la lune.

Conte urbain vantant l’amour, Les Promeneurs sous la Lune nous emmène dans l’épopée nocturne de Napoleon Cavallo qui découvre, non sans étonnement, qu’il est somnambule. Plusieurs nuits, dans un laps de temps assez rapproché, il se retrouve ainsi dans le lit de la douce Linh Yu. Cette dernière, quant à elle, n’attendait rien d’autre de la vie qu’on la laisse tranquille. Malheureusement pour elle, elle n’est pas au bout de ses surprises.

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Ça faisait un moment que j’attendais de pouvoir emprunter Les promeneurs sous la lune, après l’avoir découvert sur le blog de.. (quelqu’un ? ça fait tellement longtemps que je l’attends que je ne sais plus !)

J’ai été un peu déçue. Je pense que mes attentes devaient être trop grandes, je ne sais pas. J’ai trouvé l’histoire un peu bâclée. Ils auraient pu continuer sur plusieurs pages encore, ça n’aurait pas été de trop. J’ai l’impression que tout va très vite, comme en accéléré et qu’on a jamais vraiment de réponses.. Ça reste une joli histoire d’amour et les dessins sont absolument magnifiques. Mais pas de coup de coeur de mon côté !

14/20

# Sixteen Kennedy Express.

1968, États Unis, une petite ville « in the middle of nowhere » bordée par les champs de blé à perte de vue et seulement animée par le chantier de son Mall en construction…
Rob, 14 ans, a le bras dans le plâtre depuis un stupide accident, qui le prive du bénéfice des petits boulots d’été. Il s’ennuie ferme. Un évènement imprévu (le passage du train funéraire transportant la dépouille de Robert F. Kennedy – assassiné – à travers la moitié des États-Unis) va lui permettre de rencontrer une jeune fille nommée Sixteen qui aura16 ans à la fin de l’été, et qui : «j’te jure que dès que j’ai 16 ans je me casse de ce bled pourri… »
Rob va partager cet été avec elle, et en tomber fou amoureux. Du haut de ses 14 ans, Il n’y connaît rien aux filles… Aussi handicapé par ses sentiments que par son bras dans le plâtre…

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J’ai emprunté cette BD pour sa couverture (mais ça je pense que ça ne vous étonne plus). Gros coup de coeur pour la couverture. Et après.. J’ai moins accroché. Les dessins sont plaisants mais la palette de couleurs est trop réduite et au bout d’un moment tout se mélange, c’est confus, c’est monotone et c’est dommage. En ce qui concerne l’histoire, elle est intéressante, surtout sur la fin, lorsque Rob et Sixteen mènent l’enquête et font face aux dures réalités de la ségrégation et des inégalités raciales à la fin des années 60. Mais ce n’est pas non plus ce à quoi je m’attendais. On est loin du coup de coeur pour le contenu mais, globalement, ça reste une lecture agréable (mais sans plus).

13/20

# La page blanche.

Une jeune femme reprend ses esprits sur un banc sans se rappeler ni de son nom ni de ce qu’elle fait là. Menant l’enquête tant bien que mal, elle tente de recouvrer la mémoire et de retrouver son identité. Mais que va-t-elle découvrir ? Un passé romanesque fait de drames et de romances ou l’existence banale d’une femme ordinaire ? Et dans ce cas, saura-t-elle devenir quelqu’un après avoir été quelconque ?

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J’aime beaucoup les dessins de Pénélope Bagieu donc bon, sans surprise, j’ai adoré cette BD visuellement parlant. En ce qui concerne le contenu.. On partait de quelque chose de super intéressant, traité avec humour et détachement. Le développement suivait son cours, de façon toujours très intéressante. Les questions d’identité, de découverte de soi étaient traitées avec justesse. On sentait qu’on approchait du but eeeeeet.. J’ai pas compris. J’ai pas compris pourquoi cette fin. On ne sait même pas ce qu’il se passe dans son cerveau au final. Ou alors il y avait une métaphore que je n’ai pas su attraper au vol. Je suis dé-çue. Je ne voulais vraiment pas que ça finisse comme ça. Mais bon, je peux pas avoir tout ce que je veux dans la vie. C’est quand même une BD que je vous recommande chaudement, rien que pour tous les films que se fait la personnage principale avant de rentrer chez elle.  Elle aura eu le mérite de me faire rire. Et d’être très jolie.

15/20

# Porcelaine, tome 1 : Gamine.

Dans un monde presque identique au nôtre, comme un écho magique de la Terre, Gamine, une enfant au caractère bien trempé, n’accepte pas la violence de la rue à laquelle elle est confrontée. Décidée à fuir le froid de Snowy City, elle trouve refuge chez le porcelainier. Ce vieil homme bienveillant vit là, entouré de ses automates. Une seule condition à leur cohabitation : ne JAMAIS pénétrer dans son atelier…

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Cette BD est le premier tome d’une série qui débute tout juste et dont la suite n’a pas encore été publiée (mais ça ne saurait tarder). J’ai trouvé les dessins très beaux et l’histoire fascinante. On est plongés dans un univers assez sombre, plutôt glauque par moments, voire flippant ! Si la BD n’est pas sans rappeler le conte de Barbe Bleue, on est projetés dans une ambiance beaucoup plus fantastique et mystérieuse, peuplée d’automates qui cachent un lourd secret. On arrive difficilement à lâcher l’ouvrage dont on tourne fiévreusement les pages. C’est un excellent premier tome et j’ai très hâte de tenir la suite entre mes mains !

17/20

# Poulbots.

Au coeur de la butte Montmartre, nous suivons cinq enfants pauvres, petits poulbots qui vont avoir maille à partir avec un promoteur immobilier véreux bien décidé à les déloger de leur mare aux grenouilles.

Cette fable urbaine, chronique d’un lieu et d’une époque en pleine mutation, prend le contrepied du Montmartre présent dans l’imaginaire collectif. Nous y croisons Poulbot, Steinlen, Bruant, Dorgeles, … ces artistes devenus emblématiques de Montmarte, quartier mis à l’honneur dans le récit, mais celui-ci met avant tout l’accent sur ces indigents qui évoluent en marge de la bohême, et dont la principale préoccupation est de survivre. Des familles sont expropriées faute de pouvoir payer leur loyer, notamment celle de l’un des protagonistes, ce à quoi nos poulbots comptent remédier en kidnappant le fils du promoteur immobilier pour demander une rançon.

Le petit bourgeois va se retrouver immergé dans l’univers et le quotidien de ces miséreux. C’est un vrai choc culturel. Peu à peu, il va tisser des liens d’amitié avec eux. Jamais il n’aura été aussi heureux que parmi ces gamins. Cette histoire met en lumière la pauvreté qui régnait sur la butte à l’époque, mais de façon légère ; à travers les aventures de cinq enfants, que le dénuement a abîmé mais pas brisé. Frondeurs et gouailleurs, ils luttent pour préserver le peu qu’ils ont : leur terrain de jeu, leur coin de paradis. A la fin, la guerre fait irruption sur le devant de la scène. Petites histoires sur fond de grande Histoire. La bataille a fauché bien des vies, enfants du Maquis comme privilégiés, tous logés à la même enseigne. La guerre balaie les différences de classe.

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Poulbots nous plonge dans un Paris historique, un Paris d’avant-guerre, sur la butte Montmartre plus précisément, où un certain nombre de personnages évoluent dans la misère. La BD rend hommage à l’artiste Francisque Poulbot, dessinateur et illustrateur français décédé en 1946. Ce dernier représentait beaucoup les enfants de rue, les « titis parisiens ». Cette bande-dessinée représente donc ces titis dans leurs aventures, cherchant à protéger l’endroit où ils vivent et à se faire un peu d’argent pour sortir de la misère. Tout en restant bien entendu des enfants. J’ai trouvé l’histoire sympathique sans pour autant qualifier cette lecture de coup de coeur. J’ai adoré visiter le vieux Paris par le biais des dessins de Patrick Prugne, réalisés à l’aquarelle. Le rendu est magnifique. L’objet livre est très beau et complet, proposant notamment à la fin un carnet de croquis très agréable à feuilleter. Si vous avez l’occasion de croiser cette BD n’hésitez pas à la lire, ou du moins à la feuilleter pour voir toutes les jolies choses qu’elle renferme !

14/20

Films vus.

# Brooklyn.

Dans les années 50, attirée par la promesse d’un avenir meilleur, la jeune Eilis Lacey quitte son Irlande natale et sa famille pour tenter sa chance de l’autre côté de l’Atlantique. À New York, sa rencontre avec un jeune homme lui fait vite oublier le mal du pays… Mais lorsque son passé vient troubler son nouveau bonheur, Eilis se retrouve écartelée entre deux pays… et entre deux hommes.

Brooklyn est un joli film sur l’immigration. C’est le mot je pense, « joli ». C’est une jolie mise en scène, il y a quelques très belles images, quelques très belles scènes. Le film n’est pas très original, rien de folichon, mais j’ai quand même passé un bon moment. Les personnages sont tous attachants. Saoirse Ronan est très bonne dans le rôle d’Eilis. C’est une actrice que je ne connais que très peu, il faut que je découvre plus de films dans lesquels elle a joué. En tout cas elle m’a largement convaincue. Je la trouve douce, élégante (elle a des tenues trop belles !) et forte. Je ne vais pas m’étaler pendant 115 ans, le film est sympathique mais sans plus. Honnêtement, comme je l’ai dit plus haut, il n’y a rien d’original, rien de nouveau dans le traitement de l’immigration (alors que pourtant, ils auraient pu, il y a de la matière).. Le film est en soi assez prévisible. Mais c’était chouette quand même !

14/20

# Kung-Fu Panda 3.

Po avait toujours cru son père panda disparu, mais le voilà qui réapparait ! Enfin réunis, père et fils vont voyager jusqu’au paradis secret du peuple panda. Ils y feront la connaissance de certains de leurs semblables, tous plus déjantés les uns que les autres. Mais lorsque le maléfique Kaï décide de s’attaquer aux plus grands maîtres de kung-fu à travers toute la Chine, Po va devoir réussir l’impossible : transformer tout un village de pandas maladroits et rigolards en experts des arts martiaux, les redoutables Kung-Fu Pandas !

Mouais. Ça faisait un petit moment qu’on voulait voir Kung-Fu Panda 3 et on l’a enfin trouvé en bonne qualité. Donc on s’est lancé et on a été un peu déçus. Honnêtement je n’avais pas de très grandes attentes. On en est quand même au troisième film, et en général ces suites ne sont guère satisfaisantes (L’âge de glace et Shrek, par exemple, ont perdu beaucoup au fil des années je trouve). La franchise est synonyme d’argent plus que de chef d’oeuvre. Il y a quelques bonnes choses, tout n’est pas à jeter. Le rythme est bon, les personnages sont attachants (ravie d’avoir enfin rencontré les pandas), il y a quelques bonnes répliques. Mais finalement ce sont presque toujours les mêmes choses. Rien d’original, on réarrange juste quelques petits trucs, on change de méchant et hop hop hop, on a une suite. Dommage qu’ils ne se renouvellent pas plus que ça ! C’est un divertissement qui se laisse regarder mais que je ne verrais pas deux fois.

13/20

# Mon voisin Totoro.

Un professeur d’université, M. Kusakabe, et ses deux filles, Satsuki, onze ans, et Mei, quatre ans, s’installent dans leur nouvelle maison à la campagne. Celle-ci est proche de l’hôpital où leur mère est hospitalisée. Les deux enfants vont alors faire la rencontre des esprits de la forêt.

J’ai enfin regardé Mon voisin Totoro haha. Ça nous a pris comme ça, l’autre soir. J’ai agrandi un petit peu ma culture générale en regardant ce qui est apparemment un classique des studios Ghibli. Honnêtement je m’attendais à beaucoup plus. Le film est très court et à la fin, je n’ai pas pu m’empêcher de lâcher un « c’est tout ? ». C’est très simple, ça casse pas trois pattes à un canard comme on dit. Mais c’est chouette. J’ai aimé beaucoup de choses dans ce petit dessin animé qui met de bonne humeur. C’est ça en fait, le film respire la bonne humeur, la joie et l’innocence. On retrouve également toute la magie de l’univers de Miyazaki (petit clin d’oeil au chat-bus, je veux le même) et la musique est superbe. Donc, pour moi, c’est une bonne découverte mais ce n’est pas non plus hyper transcendant. Je m’attendais sincèrement à plus. Mais c’est un joli film, à regarder avec des petits je pense pour plus de magie.

15/20

# La Cinquième Vague.

Cassie Sullivan, adolescente de 16 ans, essaie de survivre dans un monde en proie à des invasions extraterrestres, appelés Les Autres, ayant déjà décimé la population et part à la recherche de son frère.

Je tiens à préciser que je n’ai pas lu le roman, donc je ne fais pas une critique de l’adaptation mais juste du film en soi. Je me jette dans le bain, je n’ai pas adoré. Beaucoup de petits détails m’ont gênée dans ce film plutôt prévisible (reste à voir la suite, peut-être que ça s’améliorera haha). Si les acteurs sont globalement bons (j’ai quand même vu Chloé Moretz dans de bien meilleurs rôles), je n’ai malheureusement absolument rien ressenti. Aucune émotion. C’est bête quand même quand tu regardes un film sur la fin de l’humanité.. Je pense qu’en fait le film n’est pas fini, ils n’ont pas cherché à aller plus loin que le public ciblé, c’est à dire les adolescents. On reste un peu sur notre faim du coup, attendant le « petit truc en plus » qui ne viendra finalement jamais. Après tout n’est pas mauvais. Il reste le côté « spectacle », les effets spéciaux sont plutôt pas mal. C’est déjà ça ! Mon avis est donc assez mitigé. S’il y a une suite je la regarderais par curiosité. Mais ça ne restera certainement pas gravé dans les annales. Rien d’original ici, vous pouvez passer votre chemin, ce ne sera pas un problème !

11/20

Séries débutées.

Je tiens bon les gars ! J’ai toujours pas commencé de nouvelles séries (trop de fierté) ! Par contre je suis ENFIN à jour dans :

  • Pretty Little Liars
  • Doctor Who
  • Teen Wolf
  • Once upon a time
  • Younger

Je vous fais plein de bisous les copains ! Mangez pas trop de chocolats ! Et peut-être à demain pour les trouvailles, si j’ai le temps pendant la nuit haha.

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A bientôt !