Point Culture – L’année 2016 en long, en large et en travers.

Hellooooo ! Bonne annééééée !

J’espère que vous avez passé un joyeux Noël en compagnie de vos proches et un chouette réveillon du Nouvel An. J’ai été très absente pendant ces vacances, pas du tout dans l’ambiance « fête » et donc je vous ai tristement abandonné pour me consacrer à la lecture et au rattrapage d’épisodes des (trop) nombreuses séries que je regarde. Bref. 2017 est là, est venu le temps de dresser le bilan de l’année 2016 d’un point de vue culturel (comme je l’avais fait l’an passé : L’année 2015 en long, en large et en travers).

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L’exposition Barbie aux Arts Décoratifs.

Coucou !

Mon dernier séjour à Paris a coïncidé avec l’ouverture de l’exposition consacrée à Barbie aux Arts Décoratifs, et je n’ai pas pu résister, j’y suis allée (en courant, si vous voulez tout savoir).

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Je pense que je ne m’avance pas trop en disant qu’on a tous connu Barbie dans notre feu jeunesse. Barbie, c’est un monument. Barbie, c’est aussi un modèle controversé pour beaucoup de petites filles et un reflet des évolutions de la société depuis sa création, en 1959.

Les Arts Décoratifs proposent aujourd’hui la toute première exposition consacrée à la plus célèbre poupée du monde en France. Et ça vaut le détour. Ce musée est le lieu idéal pour présenter ce jouet qui a profondément marqué le XXème siècle, sachant qu’il rentre également dans les thématiques de la mode et de la publicité. Combo gagnant.

C’est une exposition très intéressante qui peut se lire de deux façons. En tant qu’adulte (ouais, maintenant je me considère comme une adulte, j’ai grandi les gars), j’ai à la fois ressenti de l’excitation face au jouet qui avait marqué mon enfance et un grand intérêt pour tout ce qu’il sous-entend et dont on ne se doute absolument pas quand on est jeune et insouciant..

Mon premier point de vue sur l’exposition est donc un point de vue enfantin. C’est magique, y a des Barbie partout, toutes les différentes Barbie de la planète, j’ai trop de chance, les copines vont être trop jalouses quand je vais leur dire ça à l’école lundi.. ! Retrouver le petit Tommy était l’apothéose de ma visite. Ou était-ce la Barbie Princesse et sa robe pailletée ? Je ne sais plus. L’enfant qui sommeille en nous est émerveillé et court presque de Barbie en Barbie en poussant des petits cris d’excitation. « Hii elle est trop jolie », « Je l’avais celle là, viens voir, viens voir ».. De vrais gamins quoi.

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J’avais précisément CE Tommy. TOMMYYYYYYYYYYYYY !

La première vague d’excitation passée, on pose enfin son regard d’adulte, d’historienne de l’art (ouais ok, d’étudiante en histoire de l’art) et, enfin, de femme sur l’objet qui s’offre à nous sous (presque) toutes les formes et (presque) toutes les couleurs. On analyse le phénomène de société qu’est devenu Barbie.

Elle est le reflet d’une culture et de son évolution, comme je le disais en introduction de cet article. Elle illustre les changements politiques, sociaux et culturels qui ont marqué la deuxième moitié du XXème siècle et devient alors un témoignage historique. Elle questionne les stéréotypes et la place de la femme dans la société. Une partie de l’exposition est consacrée aux métiers de Barbie. Toutes ces petites Barbie enfermées sous cloche et promettant des merveilles aux jeunes filles du monde entier. Oui, un jour, tu pourras être astronaute (en 1965, quatre ans avant Neil Armstrong !). Tu pourras aussi être Miss America si tu préfères, ou présidente des États-Unis. Tu as toutes les clés en main. Barbie a embrassé plus de 150 métiers, des plus classiques aux plus avant-gardistes, et ils sont tous représentés dans l’exposition. Si Barbie renvoie souvent l’image d’une femme active et indépendante, il faut quand même nuancer tout ça. Les premières poupées vendues ne souriaient pas et ne regardaient pas devant elle, montrant qu’elles étaient ainsi toujours soumises au jugement des hommes. C’est quelque chose que l’on retrouve également dans la photographie de mode jusqu’à la fin des années 50.

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© Mattel

Si Barbie était pleine de belles promesses, elle véhiculait aussi une image dangereuse de la femme. En effet, si Barbie était humaine, elle serait en danger de mort. Son IMC est dangereusement bas et ses courbes un tantinet exagérées. Si Barbie a été inventée par une femme, elle a également été remodelée par le regard d’un homme. Elle propose aujourd’hui un nouvel idéal féminin pas très glorieux. Un nombre grandissant de femmes ont recours à la chirurgie esthétique, aux régimes et aux séances de sport extrêmes pour tenter de ressembler à la célèbre poupée.

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Mattel semble avoir pris conscience des dangers de cette image et une petite portion de l’exposition présente des Barbie aux formes beaucoup plus proches de celles d’une vraie femme. Il a en effet été annoncé début 2016 que Barbie serait désormais déclinée en quatre morphologies et en sept couleurs différentes. Beau progrès.

Nous découvrons Barbie sous tous ses angles. L’histoire de la poupée, de la poupée de mode, sa construction, son maquillage (fait main !), son influence sur de nombreux artistes, les publicités qui lui ont été consacrées, symboles d’une nouvelle société de consommation.. Ça fait beaucoup pour une petite femme de 29 cm !

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© Vogue Paris, décembre 2014. 

La fin de l’exposition est plutôt consacrée à Barbie en tant qu’icône de mode et source d’inspiration. Barbie reflète en effet les grandes évolutions de la mode au XXe siècle, elle était un mannequin très prisé par les couturiers.. Elle a également pris les traits de plusieurs mannequins dont Twiggy, mais aussi de beaucoup de personnalités issues de la culture populaire au fil des générations, de Grease à Mad Men. Ces dernières années, elle a surtout inspiré plusieurs artistes, qui questionnent l’objectivation de la femme dans des photographies plus que troublantes..

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© Mattel

Je vais essayer de ne pas en dire plus, même si c’est difficile. Le sujet est passionnant ! L’exposition est très bien construite, très ludique et interactive, ponctuée de plusieurs vidéos documentaires. Je vous recommande chaudement de vous y rendre. L’entrée est gratuite pour les moins de 26 ans ressortissants de l’Union Européenne. Sinon c’est pas bien cher, et ça vaut le coup. Un catalogue d’exposition (25 euros), très bien conçu, a également été mis en vente.

L’exposition se tient au musée jusqu’au 18 septembre 2016 ! Cours, vole, vas-y !

Articles bonus :

Dix choses que vous ignorez sur Barbie : ***

Rondes, petites ou grandes, que mille poupées Barbie s’épanouissent : ***

Barbie, Les Arts Décoratifs : ***

Plein de bisous ! 

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A bientôt.

Les 10…Expositions 2016 qui me font de l’oeil.

Bonjour mes petits choux !

Je viens vers vous aujourd’hui avec un article un peu « spécial », il s »agit de ma sélection d’expositions parisiennes de l’année( et une bretonne!), celles qui me font le plus de l’oeil, celles que j’aimerais avoir le plaisir de vous faire découvrir si je suis dans la capitale (ou chez mes parents).

Picasso Mania.

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Au Grand Palais jusqu’au 29 février 2016.

J’espère réussir à la voir à la fin du mois, je croise les doigts !

L’art contemporain chinois / Bentu, des artistes chinois dans la turbulence des mutations.

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© Hu Xiangqian, The Woman in front of the camera, 2015.

A la Fondation Louis Vuitton, du 27 janvier à avril 2016.

Je ne sais plus si je vous ai commenté des expositions de la Fondation l’an dernier.. C’était le sujet de mon mémoire donc il est possible que je n’en ai pas parlé ici. En tout cas la qualité de leurs expos est indéniable et j’ai très hâte de découvrir celle-ci. Sachant que je m’intéresse beaucoup à l’art contemporain asiatique, elle est sur ma liste « prioritaire ».

Le Douanier Rousseau. L’innocence archaïque.

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© Henri Rousseau, La charmeuse de serpents, 1907. RMN-Grand Palais (Musée d’Orsay).

Au Musée d’Orsay, du 22 mars au 17 juillet 2016.

Le Douanier Rousseau est un artiste que je connais assez mal et que j’aimerais découvrir, mieux connaître. Cette exposition est l’occasion rêvée !

Dans l’atelier, l’artiste photographié d’Ingres à Jeff Koons.

Dans l'atelier - L'artiste photographié, d'Ingres à Jeff Koons

© Paris, Société française de Photographie.

Au Petit Palais, du 5 avril au 17 juillet 2016.

Cette exposition un peu particulière promet d’être particulièrement intéressante. J’adore voir des photos ou des tableaux des artistes dans leur environnement de travail, donc toute une exposition sur le sujet, ça promet d’être jouissif.

Paul Klee, l’ironie à l’oeuvre. 

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Au Centre Pompidou, du 6 avril au 1er août 2016.

Parce que je suis curieuse.

Beat Generation.

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Portrait of William S Burroughs in front of the Théâtre Odeon, 1959.

© Brion.

Au Centre Pompidou, du 22 juin au 3 octobre 2016.

La Beat Generation est un mouvement qui m’a toujours intéressé mais je n’ai jamais trouvé le courage de me lancer dans des « recherches » sur le sujet. Cette exposition sera l’occasion, ENFIN, de les comprendre un peu mieux.

Chagall, de la poésie à la peinture.

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Projet pour le rideau de scène de l’Oiseau de feu, 1945.

© ADAGP / Paris 2015, collection particulière.

Au Fonds Hélène et Édouard Leclerc, été 2016.

La seule exposition en Province citée dans cet article. C’est regrettable mais mes petits moyens personnels ne me permettent pas de voyager dans toute la France. Donc je me suis contentée des expositions que je pourrais éventuellement visiter. En tout cas je vous conseille vraiment d’aller un jour au Fonds Leclerc, les expositions sont d’une grande qualité.. Et souvent les artistes sont exceptionnels.

René Magritte, la trahison des images.

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Au Centre Pompidou, du 21 septembre 2016 au 23 janvier 2017.

Parce que c’est Magritte, tout simplement.

Bernard Buffet.

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Les oiseaux, le rapace, 1959. © ADAGP, Paris © Eric Emo / Parisienne de photographie.

Au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, du 1er octobre au 28 février 2017.

Encore un artiste dont j’aimerais connaitre l’oeuvre un peu mieux..

Vieux monde, New Look, la France d’Avedon.

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A la BNF, site Mitterrand, du 18 octobre 2016 au 26 février 2017.

Dans le cadre de mon mémoire de cette année, j’ai l’occasion de travailler sur ce photographe au travail impressionnant. J’espère avoir l’occasion de pouvoir voir ses oeuvres autrement que sur papier glacé !

Mais aussi : L’art et l’enfant (Musée Marmottan, du 10 mars au 3 juillet), Barbie (Arts décoratifs, du 10 mars au 18 septembre), Gus Van Sant (Cinémathèque française, du 13 avril au 31 juillet), The Velvet Underground (Philharmonie de Paris, du 30 mars au 21 août)…

Et vous, quelles sont les expositions que vous souhaitez voir en 2016 ?

A dimanche pour le Point Culture !

Des bisous.