Femme(s) #2

Salut bande de loukoums ! Je reviens avec un deuxième article sur les femmes que je trouve inspirantes. Aujourd’hui j’ai décidé de m’intéresser à des actrices qui s’assument et qui encouragent les femmes à s’assumer en véhiculant un message positif : Melissa McCarthy, Rebel Wilson et Mindy Kaling.

#Melissa McCarthy

Je suis une grande admiratrice de cette actrice, absolument canon, depuis plusieurs années. Elle est un peu devenu un « incontournable » de la comédie américaine. Et les réalisateurs ont bien raison, dans n’importe quel navet elle serait excellente ! J’ai grandement apprécié ses rôles dans « Mes Meilleures Amies », « Les flingueuses » (pas un grand film pourtant) ou encore « Arnaque à la carte ». Quelle ne fut pas ma joie quand j’ai découvert qu’elle était le personnage principal de la série « Mike & Molly » ! Je pense qu’il n’y a plus besoin de la présenter, les récompenses parlent d’elles-mêmes.

Parmi les multiples raisons pour lesquelles je vénère cette actrice, il y a celle ci : Melissa McCarthy a récemment fait l’objet de critiques de la part d’un journaliste/critique sur son apparence dans un de ses derniers films, « Tammy ».. Elle lui a donné une jolie réponse dans le show télévisé d’Ellen DeGeneres. Chapeau bas, milady !

« C’était plus ou moins comme s’il disait : Comment les femmes osent-elles ne pas être magnifiques, parfaites et attractives dans un film ?

Je lui ai demandé s’il dirait la même chose à un homme (…) et il m’a répondu.. « Oui mais vous étiez vraiment pas top ». Et je lui ai répondu « J’espère que vous n’avez pas de fille, si elle rentrait à la maison et qu’elle racontait comment on lui avait refusé un travail car elle n’était pas attrayante, est-ce que vous lui répondriez « c’est vrai » ? (…) Sachez qu’à chaque fois que vous écrivez quelque chose, chaque jeune fille dans ce pays le lit et perd un peu confiance en elle. On détruit peu à peu toutes les femmes dans ce pays à cause de ces raisons superficielles, alors que les femmes sont tellement géniales et fortes. Cet homme est un bon père, c’est juste une mauvaise habitude que nous avons dans notre société, c’est quelque chose de facile. »

(traduction approximative pour ceux qui n’ont pas tout compris)

# Rebel Wilson

Vous ne connaissiez peut-être pas son nom, mais vous l’avez forcément vu quelque part. « Mes meilleures amies » ? « Hit Girls » ? « Bachelorette » ? « La nuit au musée 3 » ? Ou peut-être la série (malheureusement annulée au bout de la première saison, une honte) « Super Fun Night » ? Rebel Wilson est fabuleuse. Et magnifique. Je veux qu’elle soit ma nouvelle meilleure amie. Elle s’assume tellement qu’elle est allé jusqu’à dire que les femmes plus enrobées étaient meilleures dans les comédies (je ne lui donne pas tort) et que c’est grâce à son poids qu’elle a le succès qu’on lui connait aujourd’hui.

Elle a raconté en interview qu’elle se faisait harceler quand elle était plus jeune, mais qu’en grandissant elle est devenue de plus en plus populaire car elle n’a pas essayé de changer qui elle était. Et c’est ce qu’elle continue de faire. Face à la pression hollywoodienne, elle déclare haut et fort qu’elle ne compte pas perdre de poids, qu’elle se sent bien comme elle est (ce qui n’est pas ce qu’elle disait il y a deux ans mais comme on dit, il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis).

Petite interview réalisée par l’équipe de Madmoizelle.com (avec sous-titres), sur son rôle de Fat Amy (The Hit Girls) avec en bonus Elizabeth Banks (j’en reparlerais).

# Mindy Kaling

Pour les adeptes de séries comme moi, vous l’avez probablement vu dans « The Office », ou dans « The Mindy Project », dont elle est la productrice et le personnage principal.  Il faut par ailleurs noter qu’elle est une des premières femmes de couleur à créer sa propre série à Hollywood. Dans cette série, j’apprécie particulièrement son personnage que je trouve rafraichissant et bien dans sa peau, jouant sur les mots et démontant tous les clichés possibles et inimaginables sur les femmes rondes en faisant preuve d’une grande autosatisfaction physique. Globalement, dans la vie de tous les jours, cette nana est tellement à l’aise dans ses baskets que c’est presque effrayant ! Elle est drôle, elle est honnête et elle s’assume. J’approuve !

En espérant vous avoir fait découvrir (ou redécouvrir) des actrices de talent, je vous souhaite une bonne soirée ! Et je vous promet une autre édition sur les actrices qui m’inspirent très bientôt, avec au menu Tina Fey, Amy Poehler ou encore Laverne Cox 🙂

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Petite leçon d’histoire : Masters of Sex, un pari réussi.

Dans cet article sont présents quelques spoilers concernant la saison 1 et 2 de la série Masters of Sex, just a fair warning !

« Masters of Sex » est basée sur une histoire vraie, celle de William Masters et de Virginia Johnson, pionniers dans le domaine de la sexologie. Aujourd’hui quelque peu oubliés, la série remet sous les feux des projecteurs les deux scientifiques ayant le plus modifié notre façon de concevoir le sexe. La vie de ce couple est véritablement fascinante et le mérite de la série est qu’elle respecte globalement tous les faits historiques. La série est en réalité basée sur une biographie écrite par Thomas Maier (Masters of sex: The Life and times of William Masters and Virginia Johnson, the couple who taught America how to love), basée sur un témoignage de Virginia Johnson. Bien entendu quelques personnages ont été inventés, des arrangements dramatiques ont vu le jour, mais dans les faits on se rapproche vraiment de la réalité.

William Masters avait déjà deux enfants avec sa première épouse quand il a rencontré Virginia. Les naissances ont été décalées afin de mettre l’accent sur les problèmes de fertilité et, plus globalement, sur les problèmes de couple de Masters avec sa première épouse : Elisabeth Ellis, surnommée Libby – comme dans la série donc.

Virginia Johnson avait déjà été mariée deux fois quand elle était jeune, avec un politicien et un avocat, ça n’a pas duré longtemps. Quelques années plus tard elle s’est mariée avec George Johnson, leader d’un groupe avec qui elle a eu deux enfants (Scott et Lisa, devenus Henry et Tessa dans la série, je ne sais pas pourquoi).

Elle était effectivement chanteuse dans des nightclubs durant la Seconde Guerre mondiale, avant de décider de reprendre ses études pour obtenir un diplôme en sociologie (qu’elle n’obtiendra jamais) à la Washington University à St Louis. Elle était connue pour son sex-appeal, son charisme et son côté magnétique (pas forcément flatteur à l’époque). Les femmes se méfiaient d’elle et c’est quelque chose qui ressort beaucoup au début de la saison 2.

Elle a rencontré William Masters lorsqu’il l’a embauché comme secrétaire puis comme assistante dans le département gynécologique de l’université. Elle avait dix ans de moins que lui. Il lui a appris beaucoup sur la médecine, la thérapie et sur la recherche, ce qui lui a permis de monter les échelons assez rapidement. Elle finira d’ailleurs co-chercheuse, son nom apparaitra au même titre que celui de Masters sur l’étude. Ils ont développé ensemble des machines/instruments permettant d’étudier le désir sexuel chez les humains, hommes et femmes.

Ils ont surtout observé plus de 700 personnes ayant accepté d’avoir des rapports sexuels ou de se masturber devant eux, afin d’analyser la réponse sexuelle chez les hommes et les femmes et de la répartir sur quatre étapes : la phase d’excitation, le plateau, l’orgasme et la résolution. Au départ, comme dans la série, les sujets étaient majoritairement des prostituées mais Virginia a finalement réussi à convaincre quelques étudiants et du personnel hospitalier d’y participer, contre rémunération. Elle amène l’étude à un niveau supérieur. 382 femmes et 312 hommes auraient ainsi étaient observés.

Les réactions à cette découverte à la fin de la première saison, qui peuvent sembler un peu disproportionnées, sont en réalité bien réelles. Les collègues de Masters ont été choqués par ce qu’ils assimilaient à de la nouvelle pornographie. Virginia réussira quand même à faire parler de l’étude puisqu’elle a amené leur travail jusqu’aux plateaux de télévision, notamment sur le NBC’s Today Show. L’ouverture à la télévision est abordée à la fin de la saison 2 et reviendra peut-être, probablement, sur le tapis pour la saison 3.

Leur travail a été très critiqué car controversé notamment par « l’utilisation » de prostituées dans l’étude. Leurs recherches sur l’homosexualité a également été très mal perçue. Mais je n’insiste pas trop sur ce point, on en est pas encore arrivé là dans la série.

Le couple Masters/Johnson est assez intéressant. Au début de leurs recherches, Masters a effectivement proposé à Virginia d’avoir des relations sexuelles avec lui afin d’enregistrer leurs propres réponses physiologiques. Ils finissent par entretenir une relation qui finit par s’étioler petit à petit et Virginia commence à fréquenter un autre homme, Hank Walters, qu’elle veut épouser. Hank Walters est vraisemblablement Ethan Haas, qui fait sa demande à la fin de la première saison. Cependant, Virginia ne l’épouse pas car Masters lui annonce qu’il va quitter sa femme. Ce n’est pas ce qui est arrivé dans la série. Virginia a refusé d’épousé Ethan parce que Bill lui a dit qu’il avait besoin d’elle, et ils ont fait des cochoncetés sans enregistrer leurs réactions. Le fait que Bill lui dise qu’il a besoin d’elle a peut-être été mal interprété (dans la série, même par moi) car quand on s’intéresse un peu aux faits, on se rend compte que Virginia elle-même considérait leur couple comme une nécessité. Leur mariage était considéré comme un partenariat professionnel, il ne s’agit pas vraiment d’un mariage d’amour. D’ailleurs, ils divorceront vingt ans plus tard.

Ils ont ouvert leur propre institut de recherche quelques années après.

A la fin de la première saison, Virginia et son fils se retrouvent devant la télévision et regardent ensemble le lancement du projet Manhigh. Major David G. Simons est monté à plus de 30 km d’altitude dans une nacelle en aluminium suspendu à un énorme ballon d’hélium. Il a filmé la Terre vu d’en haut et était un des premiers hommes à réaliser cette ascension jusqu’à la stratosphère, puis le saut en chute libre qui lui vaudra la couverture du magazine Life en septembre 1957.

Sachant que William Masters débute ses recherches en 1957, les dates sont à peu de choses près cohérentes.

Au début de la saison 2, tout un épisode est réalisé autour du combat de boxe qui a eu lieu entre Yvon Durelle (29 ans) et Archie Moore (42 ans) le 10 décembre 1958, au forum de Montréal. Ce combat est considéré comme un des plus mémorables de l’histoire de la boxe. Archie Moore était globalement en train de se faire déchirer la tronche et il a réussi à remonter et à gagner le combat.

« You can always get up, come back, and be a winner. »

« The rules are different for men and women »

Virginia Johnson est aujourd’hui considérée comme celle qui a permis l’égalité sexuelle aux femmes. Elle serait une des femmes les plus remarquables du 20e siècle. Mais tout cela ne vient pas sans quelques sacrifices. Quelques années plus tard elle confie à Thomas Maier qu’elle regrette de s’être autant investi dans l’étude car elle n’a pas vu grandir ses enfants. Elle regrette également de ne jamais avoir validé son diplôme de sociologie.

Elle apparait tout de même comme une figure importante du féminisme, notamment dans le domaine médical, alors qu’elle n’a jamais revendiqué ce statut. Mais même s’ils n’ont jamais eu comme objectif de participer à l’émancipation de la femme, leurs découvertes l’ont fait devenir un sexe fort, capable d’une vie sexuelle libérée et active. Cela a permis une nouvelle façon d’appréhender le corps, notamment le corps de la femme, à une époque où le mouvement féministe prend de plus en plus d’importance aux États-Unis.

Dans la série, on a un fort ressenti féministe face aux différents personnages féminins, tous très profonds, qui font face à des situations qui sont toujours d’actualité. Le combat d’une mère célibataire qui veut concilier enfants et travail, sa volonté de se faire une place dans un univers dominé par les hommes, toutes les exigences et la pression exercée sur la femme et son image (qui ramène en fait à l’image de son foyer) sont abordées, de façon subtile.

Ma critique :

Ambiance rétro, excellent casting, thème passionnant, cette série a tout pour faire envie. Je ne nie en aucun cas que la série est d’une qualité rare. Cependant, elle a tendance à m’ennuyer, surtout la saison 2. Certains épisodes sont forts en émotions et d’autres vont juste être.. Longs et plats (comme ma b… pardon, mauvaise blague de circonstance), s’éloignant trop du sujet principal pour se tourner vers des amourettes de  personnages secondaires. Dommage, la saison 1 m’avait vraiment plu. J’avais enchainé les épisodes les uns à la suite des autres. J’attends maintenant de voir ce que va donner la saison 3 !

Et vous, vous en avez pensé quoi ?

Avril 2015 – Coups de coeur.

C’est avec grand plaisir qu’en ce 22 mai je partage avec vous mes coups de coeur d’avril. Mieux vaut tard que jamais (hahahahahahahahaha.. Hm).


La petite musique qui te met de bonne humeur le matin – Major Lazer ft Mo / Lean On.

J’ai découvert Mo il y a quelques mois, sa voix est juste transcendante de ouf (oui c’est une justification de folie) et j’aime beaucoup, beaucoup son travail personnel. En parallèle j’aime aussi Major Lazer pour le côté « shake ton booty ». Le combo des deux était définitivement ce qu’il me fallait pour me motiver le matin sur le chemin du stage.

Petit aperçu de ce que Mo fait de son côté, plus besoin de présenter Major Lazer je pense. Ou si ?


La découverte série – Fresh Off The Boat

Petite perle découverte par le biais du blog de Tequi ! Série diffusée depuis février sur ABC, Fresh Off The Boat raconte l’histoire d’Eddie Huang, fils d’immigrants chinois à la recherche du rêve américain, dans les années 90. Gros coup de coeur pour cette famille originale que je vous encourage fortement à rencontrer, la maman vaut fortement le détour croyez moi. En plus une saison 2 a été annoncée !

1 saison, 13 épisodes, format 20 minutes.

Randall Park, Constance Wu, Forrest Wheeler, Hudson Yang…


Le coup de coeur beauté – Top Zara

Ce mois ci je n’ai pas eu de coup de coeur particulier pour un produit de beauté ou un soin (ou alors si mais ça rentre dans le cadre d’un autre article en préparation). Par contre, j’ai eu un gros coup de coeur pour cette petite merveille, dégotée chez Zara. Je cherchais un top comme ça depuis des mois, c’est chose faite. (même si 30 euros ça fait mal aux fesses à la Vinted addict que je suis)

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Le LOL du mois – Les résumés GoT de Madmoizelle.


Le film dont on a pas assez parlé – A long way Down

Tiré d’un roman et sorti en 2014 mais passé inaperçu en France, ce film raconte l’histoire de quatre personnes qui, la veille du Nouvel An à Londres, se retrouvent sur le toit du même immeuble, bien décidés à en finir avec leurs vies.

Le sujet peut paraitre un peu.. glauque, mais ce n’est pas le cas. Le casting est au rendez-vous, ainsi que l’émotion et le rire, malgré une fin un peu prévisible. Le film est assez simple mais reste un bon divertissement.

Réalisé par Pascal Chaumeil, 1h36.

Pierce Brosnan, Toni Collette, Aaron Paul, Imogen Poots…


La découverte gourmande – Le Brownie de Poulette, St Michel.

En grande adepte du chocolat, il est de mon devoir de tester tout ce qui en contient sur cette terre. Tout. En avril j’ai donc jeté mon dévolu sur le brownie de la marque St Michel. Et seiiiiiigneur ! Que c’était bon. Il fond littéralement dans la bouche.

Bonus : brownie made in France avec des oeufs de Loué.

A mettre dans tous les caddies !

Environ 2,50 euros la boîte. 


La bonne adresse rennaise – Le bistrot à tartines

Vous cherchez un endroit pas trop cher où manger entre amis, le tout dans une ambiance détendue ? Le Bistrot à Tartines est fait pour vous ! On y mange très bien, à la bonne franquette. Les tartines, chaudes ou froides, sont entre 4 et 6 euros environ, et peuvent être accompagnées d’une petite salade à 2,50 euros, vinaigrette au choix. Ce sont de grosses tartines, elles calent bien.

Le cadre est très sympa, les serveuses gentilles comme tout et les desserts sont à mourir (partir sans dessert est inconcevable, une honte).

2 rue des Fossés, 35000 Rennes. (A deux minutes de la place Hoche, métro Ste Anne et place du Parlement).

Ouvert du lundi au dimanche, de midi à minuit.

A bientôt pour l’édition de mai  🙂

Femme(s) #1

Coucou petites licornes !

ça fait un moment que j’ai envie de réaliser une série d’articles sur des femmes que je trouve inspirantes. Aujourd’hui je vais vous parler de trois artistes au message assez fort : Adrian Piper, Carolee Schneemann et Shirin Neshat.

# Adrian Piper.

Adrian Piper est une artiste conceptuelle et philosophe américaine née en 1948. Elle fait partie des artistes qui ont beaucoup questionné la notion d’identité, d’appartenance à un groupe par le biais de la photographie, de la performance. Elle a également été prof de philosophie à Harvard. Contexte plutôt intéressant pour une femme afro-américaine qui en parallèle travaille sur le racisme et l’appartenance sociale. Une de ses oeuvres, intitulée « Calling Card » était une carte de visite qu’elle distribuait durant les soirées un peu mondaines, où les gens faisaient des remarques parfois raciste.

« Dear friend, I am black. I am sure you didn’t realize this when you made/laughed at/agreed with that racist remark. (…) I regret any discomfort my presence is causing you, just as I am sure you regret the discomfort your racism is causing me. »

C’est surtout son travail en tant qu’artiste qui me passionne. Elle a énormément écrit sur chacune de ses oeuvres, mêlant d’ailleurs souvent texte et photographie, détournant et s’appropriant les images de presse par exemple. C’est une artiste qui raconte sa propre histoire, qui n’a pas peur de dire « je ». Elle a notamment réalisé une série d’autoportraits recouverts par un texte tapé à la machine à écrire, racontant une de ses expériences en tant que femme noire aux États-Unis.

Adrian Piper confronte son genre, son identité raciale et son identité sociale. Son travail passe par la prise de conscience de qui on est au sein d’une société.

Je vous invite vraiment à regarder plus de ses oeuvres sur son site web : http://www.adrianpiper.com , c’est une artiste mais surtout une femme qui mérite vraiment d’être connue.

# Carolee Schneemann.

J’ai découvert Carolee Schneemann en préparant un dossier sur la performance féministe et j’ai été plus qu’impressionnée par une de ses oeuvres : Interior Scroll (1975).

Née en 1939, Carolee Schneemann est une artiste qui a beaucoup travaillé sur le corps, la notion de sexualité et celle du genre par le biais de la photographie, de la performance mais aussi par le biais de films expérimentaux.

La performance « Interior Scroll » est liée directement à son travail en tant que réalisatrice de films. Devant une assemblée majoritairement féminine, nue sur une table, elle a sorti un long morceau de papier de son sexe (j’allais dire de sa zézétte mais bon, un peu de sérieux quand même) tout en lisant ce qu’il y avait écrit dessus. Il s’agissait d’une conversation qu’elle avait eu avec un réalisateur structuraliste, qui lui disait qu’elle ne serait jamais considérée comme une réalisatrice par ses pairs, pour la simple et bonne raison qu’elle est une femme.

J’ai trouvé cette performance, ce message vraiment très fort. Elle donne une nouvelle vision de la femme, celle qui ne vit pas que par le biais de son corps. En choquant le public, elle détruit des barrières, elle détruit des tabous. C’est grâce à des artistes comme elle que nous sommes les femmes d’aujourd’hui.

‘ »You’re taking this too seriously. You’re only a girl. Don’t set your heart on art. »

# Shirin Neshat.

En ce qui concerne Shirin Neshat, je l’ai découverte très récemment en regardant une vidéo d’un discours donné par Sheikha Al Mayassa, une princesse du Qatar fortement mobilisée pour la culture. Dans son discours elle a mentionné cette artiste iranienne, qui a elle-même donné un discours aux TED il y a trois ans.

Shirin Neshat est une artiste femme iranienne, en exil à New York. Elle est réalisatrice de films et photographe. Elle travaille aussi sur l’identité, la religion, le genre mais aussi le politique. Elle s’intéresse à la condition contemporaine des femmes dans les pays du Moyen-Orient mais s’inquiète aussi de l’avenir des pays occidentaux. Elle lutte contre les préjugés et les représentations stéréotypées de l’Islam. Son travail est assez critique.

Elle se tourne surtout vers la condition de la femme en Iran, sa place au sein de la société et mêle politique et féminisme.

Pour moi, elle représente l’avenir de la femme en tant qu’artiste dans les pays islamiques, celle qui se bat pour une éducation, pour faire ses propres choix et mener sa vie comme elle le souhaite, dans un pays où les droits de l’homme sont respectés.

Et vous, quels sont les artistes qui vous ont marquées ?

Liebster Award.

Coucou petits artichauts,

Je viens aujourd’hui avec un article un peu particulier, où je vais majoritairement vous parler de moi. J’ai été nominée pour les Liebster Awards, permettant de découvrir de nouveaux blogs, par Call Lum et son blog consacré à la culture asiatique et au manga.

Je vais donc répondre aux onze questions qu’elle m’a posé, vous donner onze petites futilités sur mon existence et nominer onze autres personnes (partant de la base que j’en trouve onze haha). C’est parti !

# Qu’est-ce que tu avais en tête les premiers jours où tu as créé ton blog ?

J’ai eu plusieurs blogs depuis mon adolescence, sur la musique, sur le cinéma, les séries (skyblog bonjour).. Et je voulais m’y remettre, c’est un peu une sorte d’exutoire, de défouloir. Au début je pensais en faire une sorte de journal intime mais cette idée m’a peu à peu gênée. Finalement j’ai opté pour le fourre-tout, même si pour l’instant je n’ai pas beaucoup d’articles appuyant cette « volonté », je vais orienter mon blog autant vers la cuisine, la beauté que vers les séries, la littérature ou la musique.

# Quel est ton dessert favori ?

Sans hésitation : la mousse au chocolat !

Coucou toi. 

# Si tu devais citer une personne qui a changé ta vie, qui nommerais-tu et pourquoi ?

Assez niaisement, je dirais mon copain. Depuis qu’on est ensemble, qu’on vit ensemble, j’ai une perception assez différente de ce qui m’entoure.  Quand on entre dans une relation sérieuse, on prend beaucoup de recul par rapport à beaucoup de choses, on réexamine beaucoup d’aspects de sa vie. Pour le meilleur ou pour le pire !

# Plutôt sportive ou paresseuse ? Pourquoi ?

Paresseuse ! Tout simplement parce que je trouve mon lit trèèès confortable !

# As-tu un talent caché ? Une particularité ?

Je n’ai pas de talent particulier.. A part peut-être celui de réussir à apprendre très vite quelque chose (dans la mesure du compréhensible, si tu me demandes de coder je pense que ça prendra un peu de temps).

# Parles-tu d’autres langues ? Si non, lesquelles voudrais-tu pouvoir parler ?

Je parle anglais et italien. Fût une époque je parlais allemand mais j’ai quasiment tout oublié depuis le lycée. J’adorerais apprendre le néerlandais !

# Ton petit péché mignon ?

Le kiri ! (c’est d’ailleurs aussi celui de mon gros chat..) Et plus sérieusement les bains (je vous prépare depuis un petit moment une sélection de bombes de bain Lush, ça devrait plus trop tarder!).

# Ton rêve le plus fou ?

Mon rêve le plus fou serait de réussir à ouvrir ma propre galerie d’art avec ma meilleure amie et qu’on fasse partie du peu de galeristes qui réussissent à en faire quelque chose haha.

# Quel métier voulais-tu faire quand tu étais petite ?

Je voulais être archéologue (quelle originalité ma foi) parce que j’étais passionnée par l’Égypte antique jusqu’à mes 14-15 ans environ. Puis je me suis tournée vers la photographie et l’art contemporain.

# Je te nomme super héros, quel pouvoir magique veux-tu ?

C’est un peu une question piège puisqu’au final la plupart des pouvoirs magiques peuvent se retourner contre toi.. J’avoue qu’être métamorphe me tenterait quand même beaucoup !

# Tu dois apporter un livre sur une île déserte, que choisis-tu ?

« On part vivre sur une île déserte », livre d’aventure pour les plus de 9 ans ! Non je rigole (quoique). C’est assez difficile de ne choisir qu’un seul livre.. Je pense que je ne me lasserais jamais de « L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea » de Romain Puertolas. Ce roman est vraiment une perle.

En plus c’est coloré.

J’ai également été nominée par Forge et son joli blog où elle nous présente toutes ces géniales idées en matière d’habillement !

# Quel est le dernier rêve dont tu souviennes ?

Je me souviens très rarement de mes rêves.. Le seul qui me vienne en tête c’est celui où je grimpe une échelle, je marche sur un plongeoir et je saute dans un énorme saladier de mousse au chocolat. VOILA, ça c’est fait haha.

# Le top 5 de tes plats préférés.

1 – Les lasagnes végétariennes !

2 – Un poulet rôti, purée de patates douces et de butternut, chutney mangues/miel et des petits marrons (hihihi).

3 – Le porc au caramel.

4 – Un mille-feuilles aubergines/mozzarella avec des frites maison.

5 – Un risotto courgettes/tomates/basilic/champignons/aubergines/feta !

# As-tu un livre préféré ?

Je suis une grande passionnée de Boris Vian, plus particulièrement de L’écume des jours !

# C’est une bonne situation ça, blogueuse ?

Beaucoup de stress pour pas grand chose je dirais ! Et beaucoup de frustration. Mais en même temps un grand bonheur héhé. En attendant c’est pas ça qui paie les courses.

# Une expression que tu détestes ?

« Mange ta main, garde l’autre pour demain ». Non. Pas d’accord. Quelle est l’utilité de cette expression ? Il n’y en a pas.

# Y a t’il un lieu où tu aimes particulièrement être ?

Mon lit. J’aime bien mon lit ! Et les plages de la côte brestoise (j’assume).

Qui a dit qu’il pleuvait tout le temps en Bretagne ?

# Un groupe/artiste de musique qui t’as toujours fait forte impression ?

J’ai des goûts tellement hétéroclite que c’est assez compliqué de m’attacher à un seul artiste. Florence + the Machine m’impressionne beaucoup par sa présence. Stromae me fait forte impression par ses textes. Sia par sa voix (et ce bien avant qu’elle fasse copain copain avec David Guetta)..

# Ton équipe de winners en cas d’une attaque de zombies ? 

Cette équipe n’existe pas, j’ai beau chercher je ne trouve pas. Je resterai cachée dans une cave avec mon copain et mon chat. Et j’attendrais. J’ai trop peur des zombies pour essayer de me défendre hahaha.

# La planète que tu préfères ?

Uranus. Parce qu’elle a vraiment un nom trop rigolo. Non, sans déconner, je préfère Neptune. Cette planète doit vraiment être trop fun.

# Ton juron favori ?

Pipi de chameau. Ne me demandez pas pourquoi.

# Quelles chaussettes portes-tu en ce moment ?

Des chaussettes avec des petits minions dessus !

Et voilà, il semblerait que j’ai répondu aux onze questions ! Maintenant, onze faits sur moi.. Mmmh pas facile !

# Je suis très têtue, je n’admettrais jamais que j’ai tort (sauf si on me force).

# Mon film préféré est O’Brother, des frères Coen.

# Je suis secrètement en train de transformer mon copain en végétarien. Mais chut, il ne le sait pas !

# J’ai un chat noir obèse. Oui oui, il pèse 7,5 kilos. On lui a acheté des balles avec des grelots dedans pour qu’il perde du poids. Au lieu de jouer avec il dort dessus. C’est pas gagné.

# Je suis née au Canada, en Ontario et j’y ai vécu jusqu’à mes trois ans. Je me demande à quoi ressemblerait ma vie si mon père n’avait pas trouvé un travail en France !

# J’ai commencé à fréquenter des festivals, j’avais cinq ans. Merci Papa, merci Maman pour m’avoir fait découvrir cet univers aussi tôt. Vous avez fait de moi un monstre.

# J’ai un secret celebrity crush pour Dylan O’Brien. Maintenant c’est plus un secret du coup.

Nu. Dans ma cuisine. De suite.

Tu sais que t’en as envie.

BREF.

# J’ai joué de la flûte à bec pendant douze ans, et même si on se fout royalement de ma gueule quand j’en parle, j’en suis assez fière. Je jouais des trucs patate !

# J’ai peur des aiguilles. Tellement peur que même à 22 ans je suis obligée de mettre des patchs anesthésiants avant un simple vaccin.

# Je suis addict au bio.

# Et pourtant je suis une grosse fumeuse. Cherchez l’erreur.

Mes « victimes » (désolée, vraiment – ou pas). 

# Forge  # tequi # Madame Savoure # NoplaceNowhere # Childhoodisbetter # Farligspill # broadushorizons # expositionsphotographie #morningculture

Honnêtement je galère à en trouver onze, j’ai pas vraiment une foule d’admirateurs pour l’instant. Navrée ! Si j’en trouve trois autres je les ajouterais (héhé).

Mes onze questions pour ces gentilles personnes :

# La série que vous ne vous lassez pas de conseiller (ou de spoiler, c’est la même chose) à vos amis/proches/descendance/animaux ?

# Si vous saviez que la fin du monde était pour demain, en quoi consisterait votre dernier repas ?

# Si vous deviez vous transformer en une seule princesse Disney, laquelle choisiriez vous ?

# Votre petit plaisir coupable de la semaine ?

# Quel est votre produit make-up dont vous ne pourriez pas vous passer et pourquoi ?

# Plutôt salade verte ou piémontaise ?

# Allez, un peu de sérieux. Quel serait votre métier de rêve actuellement ?

# Quels sont vos projets pour les prochaines vacances ?

# Que diriez vous aujourd’hui à la personne que vous étiez il y a dix ans ?

# Un celebrity crush ? (Allez, j’ai avoué moi, me laissez pas seule)

Moi aussi j’aime les frites faites maison.

# Votre blog préféré de tous les temps ?

A VOS CLAVIERS !

(Et encore désolée, j’espère quand même que vous serez contents d’apprendre que j’ai joué de la flûte pendant douze ans 😥 )

Jean-Paul Gaultier au Grand Palais : l’expo à ne pas louper.

Je me suis rendue il y a une semaine à l’exposition « Jean-Paul Gaultier » au Grand Palais. Malgré la bonne heure et demie passée à attendre en piétinant (oui je n’ai toujours pas appris la leçon, je n’avais pas réservé sur internet), je n’ai absolument rien regretté. C’était probablement une des meilleures expositions de ma vie. Explications.

L’exposition présente des pièces créées entre 1970 et 2013, des archives, des photos, des croquis, des lettres (il y a même des lettres de renvois datant de ses débuts), des vidéos, etc. Le parcours est vraiment complet et savamment agencé (clairement, c’est du génie), allant de son enfance à ses créations plus actuelles, en passant par ses muses, ses différentes périodes et ses différents choix iconographiques.

Jean-Paul Gaultier n’était pas chaud au début, il fait partie de ceux qui pensent que le musée est un endroit où la mort se passe. Mais il a finalement accepté de relever le défi lancé par le musée des Beaux-Arts de Montréal, et ce avec brio : l’exposition est on ne peut plus vivante ! Avec la collaboration d’artistes performers et d’une équipe technique au top, on a vraiment l’impression de déambuler dans la tête du créateur de façon ludique et agréable, colorée et spectaculaire.

Jean-Paul Gaultier, the origins.

On débute l’exposition sur un côté très « autobiographie/retour aux sources » avec des photos de lui enfant, ses débuts dans le monde du prêt-à-porter, les candidatures, les refus (il a été refusé chez Dior quand il était tout jeune !), les admissions ou les renvois. On a des photos de sa grand-mère, qui a un rôle très important dans la vie du créateur ainsi que son fameux ours en peluche « Nana », son premier modèle et le premier à avoir eu la chance de porter les seins coniques (qu’on ne présente plus aujourd’hui, n’est-ce pas ?). Ce petit nounours en a vu de toutes les couleurs, dans tous les sens du terme, puisqu’il a été décoloré, maquillé, découpé par un petit Jean-Paul Gaultier de 7 ans, qui le décrit aujourd’hui comme sa « première muse ». On y voit aussi ses influences comme le film Falbalas, les comédies musicales de Broadway comme Nine, etc. Je ne vais pas non plus vous spoiler toute l’exposition, vous verrez ensuite des tenues magnifiques que le créateur compte brûler à la fin de l’exposition (oui oui, raison de plus pour ne pas la louper), toutes ses thématiques comme la marinière, le soutien-gorge conique, le punk, le tatouage, la lingerie, la danse, les icônes religieuses… et des photos de starlettes qui ont posé dans des tenues signées Jean-Paul Gaultier comme Kate Moss, Nicole Kidman, Conchita Wurst ou encore, beaucoup plus surprenant, Nirvana.

Une scénographie qui vaut le détour.

La scénographie, la mise en vue est tout simplement spectaculaire. Les salles sont sombres et très lumineuses à la fois. Les mannequins présentant les oeuvres, parce que oui, pour moi ce sont des oeuvres, sont animés. Oui oui, animés. Ils sont en plastique mais on a comme l’impression qu’un visage a été enfermé à l’intérieur. Et ce visage bouge. Parle. Chante parfois. De. la. folie. Jean-Paul Gaultier lui-même s’est prêté à l’exercice, et son visage expliquant la genèse des marinières a été enfermé dans un des mannequins. Le tout a été fait avec humour, des mannequins font des clins d’oeil, lancent des petits mots qui surprennent, le tout dans un esprit un peu Têtes à claques au niveau des mouvements du visage (qui se limitent aux yeux et à la bouche en fait).

Une des salles les plus impressionnantes : celle du défilé. Un système permet de faire tourner les mannequins en plastique, habillés sur le thème de Paris, comme si on se trouvait à un véritable défilé. Tout autour des chaises ont été installées, occupées elle-aussi par des mannequins tenant des invitations au défilé, et identifiées par des petits cartons. On y retrouve tout le fan club de Gaultier : Arielle Dombasle, Dita Von Teese, Catherine Deneuve, Beth Ditto, Rossy De Palma, Amanda Lear, Victoria Abril… Le défilé est commenté par Catherine Deneuve (par sa voix quoi).

Gaultier en a fait une exposition participative, d’autres artistes/performers ont participé, notamment sur l’installation qui se trouve dans le grand escalier. Les visiteurs montent en fait un tapis rouge, et ont l’impression de se faire photographier par des paparazzis grâce à de petits flash répétitifs venant de tous les côtés. Ce sont des petits détails mais ces petits détails font que l’exposition devient une expérience de l’environnement du couturier, toutes ces excentricités lui correspondent tout à fait, il est connu et reconnu pour la scénographie de ses propres défilés, plus fous les uns que les autres.

« Je ne suis pas un artiste, je suis un artisan de luxe »

Jean-Paul Gaultier est un créateur tourné vers l’avenir. La mode aujourd’hui est pour lui conservatrice, « chiante », et ce depuis une dizaine d’années. Le système de la mode l’ennuie. Il choisit encore lui-même ses mannequins, privilégiant la diversité, le métissage, l’ethnique, les rondeurs, la personnalité. Il est un des premiers à faire défiler des femmes plus âgées et des hommes en tenues féminines (la jupe !).

« C’est un génie », « C’est un enfant terrible ».

Le jour de ses 18 ans, encore au lycée, il est demandé à la maison Pierre Cardin. Celui-ci lui donnera sa chance, sans que Gaultier ait fait d’école. Belle revanche pour celui qui était rejeté toute son enfance par ses camarades. Son premier défilé en 1976 est un échec, mais ça ne l’empêche pas de persévérer. Il réinvente les codes, il réinvente les corps. Il prône le droit à la différence et l’originalité. Il défend également la démocratisation de la mode.

Sexy.

Adepte du recyclage, il part toujours d’une base qu’il explore, qu’il modifie, qu’il réinvente. Au début de sa carrière il est assez influencé par l’ouverture du Centre Pompidou qui « montrait des choses qu’il ne fallait pas » comme les tuyaux à l’extérieur. Gaultier va s’en inspirer pour des bijoux notamment, à partir d’ustensiles de cuisine comme des boules à thé ou des éponges gratounettes (if you know what I mean) ou des sacs à main (le sac cendrier) et même le sac poubelle !

Les vêtements militaires camouflages seront également transformés, tout comme la marinière, déclinée sous 1001 façons. Les idées semblent lui venir à tout moment et il compte bien les exploiter pendant encore longtemps.

Ses sources d’inspiration sont plurielles mais sa marque de fabrique est unique. Et elle est tamponnée partout dans cette magnifique exposition.

« Ce n’est pas une rétrospective mais un hommage joyeux »

Il s’agit d’une exposition itinérante, Paris en est la dixième étape.

N’attendez pas, réservez, allez-y (courrez-y !), elle est au Grand Palais

jusqu’au 3 août 2015.

Bonus – Jusqu’au 15 mai 2015, en Replay – « Jean-Paul Gaultier travaille » – Arte.

La playlist de quand t’as fini tes partiels.

ça y est. J’ai ENFIN fini ces satanés partiels (j’en avais trois, c’était de la folie). Et cette sensation de libération quand tu sors du dernier amphi, celui où tu n’avais même pas de vrai table pour écrire sur ta copie, il y a juste des musiques qui te vienne en tête, ça permet d’évacuer. En fait tout le chemin accompli du début à la fin du partiel est une musique. Le stress, la marche vers la potence, la page blanche, le « il vous reste 900 secondes » du prof le plus rigolo (ou pas) de la fac, la signature, la sortie… Voilà. C’est… hmmm… hétéroclite ?

Révisions de dernière minute.

Missy Elliott – Get Ur Freak On

Petit instant zen où tu te dis que tu connais tout. Tu vas gérer sa mère.

Panda Dub – Smile is the key

Quand le prof te donne le sujet et que tu te rends compte que ton semestre est mort. C’est la fin de ta vie.

Labrinth – Let it be

Quand tu rames et que tu trouves soudainement l’inspiration. Et que tu re-rames. 

Diplo – Revolution (Remix)

Et je brode, meilleure brodeuse de l’année.

Parov Stelar – All night

Comment ça Cassirer n’est pas un héros grec ? POURQUOI ?

Hozier – Take me to church

Et là tu te souviens que Cassirer est un philosophe allemand né à Breslau en 1874. Bouyah.

BigBang – Fantastic Baby.

Quand tu sors enfin de ce dernier mother f*cking partiel. (Désolée)

Libéréééééée, délivréééééée.

Quand tu sors du parking, complètement libérée et que tu te la pètes devant tout le monde parce que toi t’as fini et pas eux.

Lion Babe – Wonder Woman

Quand tu te rends compte en rentrant qu’en fait t’as écrit n’importe quoi. 

Vaults – Poison

Et qu’en fait tu t’en fous.

Major Lazer – Watch out for this.

J’ai fini mes partiels.