L’invitation – Elizabeth Day.

Coucou les paupiettes !

Je vous propose aujourd’hui de découvrir mon avis sur un roman qui a été publié aux éditions 10/18 en mai 2019. L’invitation est un roman contemporain écrit par Elizabeth Day, romancière et journaliste anglaise. Avant toute chose, je tiens à remercier la maison d’édition pour l’envoi de ce livre.

Lutte des classes, ambition politique, désirs refoulés et violence sourde… Une œuvre originale et parfaitement construite qui allie roman noir à la tension implacable et comédie sociale mordante, quelque part entre le Monsieur Ripley de Patricia Highsmith et Le Dîner de Herman Koch, le tout porté par un humour grinçant tout britannique. Ben Fitzmaurice est devenu le meilleur ami de Martin Gilmour le jour où, dans la cour de leur très chic école, Ben, héritier d’une prestigieuse dynastie, a pris la défense de Martin, petit boursier, fils unique d’une mère célibataire sans le sou. Depuis, Ben s’est fait un nom en politique, Martin est devenu critique d’art ; Ben a épousé la très parfaite Serena, Martin vit avec la très discrète Lucy. Et Ben est toujours le meilleur ami de Martin. Ce soir, Ben fête ses quarante ans. Tout le gratin est présent. Martin aussi. Naturellement… Le lendemain, Serena est dans le coma ; Lucy est internée. Ben est à l’hôpital ; Martin, lui, répond aux questions des policiers : que s’est-il passé durant cette soirée ? Pourquoi un tel déchaînement de violence ? Et si cette amitié en apparence parfaite cachait en réalité des sentiments bien plus troubles ?

9782264074164ori

L’invitation n’a malheureusement pas été à la hauteur de mes attentes, et ce pour de multiples raisons. Je suis la première à être déçue de ne pas avoir accroché à ce roman, qui me faisait de l’œil depuis très longtemps.

Elizabeth Day a construit son roman d’une manière qui n’est pas inintéressante, mais qui n’est pas forcément la plus efficace pour cette histoire. Elle alterne quatre « types » de chapitres : l’interrogatoire de Ben par deux policiers, les événements d’une soirée qui s’est déroulée quelques semaines plus tôt, l’enfance de Ben, et le journal intime de Lucy (écrit juste après la soirée, mais dans lequel elle revient sur sa relation avec Ben depuis leurs débuts). Pourquoi ça coince ? Le rythme n’est pas bon. Le roman est court, mais j’ai mis plus de deux semaines à le terminer. L’autrice met beaucoup trop de temps à en venir au fait, développant sans cesse des éléments qui semblent évidents pour le lecteur. Les chapitres consacrés au passé sont très redondants, et à chaque fois que quelque chose d’intéressant survient, hop, on passe à autre chose. Le suspense est inexistant, il n’y a rien (ou vraiment pas grand-chose) pour accrocher le lecteur et lui donner envie d’enchaîner les chapitres.

Les personnages sont fades et plutôt imbuvables. Elizabeth Day ne les décrit pas sous leur meilleur jour. D’un point de vue psychologique, on ne peut pas dire que le roman est inintéressant. L’autrice développe ses personnages en profondeur, s’intéressant aux liens qui se sont tissés entre eux, à la manière dont ils se sont développés, ont évolué au fil des années. La relation qu’entretient Ben avec Martin, son « meilleur ami », est plus que malsaine. L’homme monopolise sa vie, il le « possède », et Ben devient un toutou, un mouton, un bon petit suiveur… Mais au fil des années, ce fidèle acolyte peut aussi devenir un boulet. Certains éléments sont évidents dès le départ mais on attend très longtemps pour les confirmer. Je ne sais pas comment l’expliquer, mais malgré ces longs (trop longs) développements sur leurs personnalités, ça reste assez superficiel. Tout se résume à une question de différence de classe sociale, d’argent, de paraître. Au bout d’un moment, il vaut mieux se focaliser sur autre chose.

En fait, le résumé du roman est mon plus gros problème car j’estime qu’il ne colle pas avec le contenu du livre. Je m’attendais à complètement autre chose, à une ambiance plus oppressante, à une sorte de huis-clos avec un nombre de personnages très restreint, un dîner durant lequel la tension monte un peu plus à chaque plat, à la révélation de secrets, à des échanges passifs-agressifs… Incorporer des flash-backs n’aurait pas été gênant, tant qu’ils ne prenaient pas trop le dessus sur le récit de la soirée. Difficile de faire monter la tension dans une soirée où il y a plus d’une centaine de personnes, où les personnages se croisent à peine, où chacun boit dans son coin… Le dénouement, à mes yeux, tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. On ne va pas se mentir, je l’ai aussi trouvé très décevant (#toutçapourça). Je n’ai pas trouvé le roman drôle, je cherche encore cet humour, le côté « comédie mordante », « l’humour grinçant britannique »…

En résumé, L’invitation est un flop pour moi, il en faut bien quelques uns. On nous promettait « tension implacable » et « comédie mordante », je n’ai ressenti que malaise, lassitude et ennui. Dommage.

Vous l’avez lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

La bisette !

Publié par

Ibidouu

Petite chose à la recherche d'un avenir.

Une réflexion sur “L’invitation – Elizabeth Day.”

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s