Nid de guêpes – Rachel Abbott.

Coucou les paupiettes !

Comme promis en début de semaine, je vais aujourd’hui vous parler du dernier roman de Rachel Abbott, Nid de guêpes, que j’ai lu en lecture commune avec ma copinette Sorbet Kiwi ! Le roman a été publié aux éditions Belfond le 6 février 2020. Avant de vous donner mon avis, je tiens à remercier la maison d’édition pour l’envoi de ce livre.

Venin d’amour est-il mortel ? Obsession, jalousie, folie et faux-semblants… Après Ce qui ne tue pas, la reine du polar anglais frappe encore et livre un roman haletant, venimeux, aux apparences aussi trompeuses que dérangeantes.

Anna est une femme bien. En tout cas, c’est ce qu’elle se raconte. Oui, elle a commis des erreurs, mais qui n’en fait pas ? Directrice d’école, mère de famille, épouse aimante, Anna a enterré son passé, reconstruit sa vie. Puis, un jour, une voix à la radio : celle de Scott, l’homme qu’elle a aimé follement ; celui qui l’a brisée et qu’elle a vu mourir quatorze ans plus tôt. Anna panique. Comment préserver son monde de mensonges si fragile ? Qui est-elle vraiment ? Et où trouver de l’aide ? Car Scott a proféré une menace : dans une semaine, il livrera les noirs secrets d’Anna au pays tout entier. Sept jours pour le traquer, le stopper, le détruire. Mais comment lutter contre un fantôme ?

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C’est le deuxième roman de Rachel Abbott que je lis, et c’est une deuxième déception pour ma part. Je crois qu’elle et moi ne sommes pas trop faites pour nous entendre. Et si je vous expliquais pourquoi je n’ai pas accroché à Nid de guêpes ?

1) L’héroïne. Seigneur, ce qu’Anna a pu me fatiguer. C’est un personnage très contradictoire, qui manque parfois de cohérence et qui passe son temps à se lamenter. Contradictoire car, mesdames et messieurs, Anna mène une double vie, mentant à sa famille, à ses collègues, à ses amis. Déclarant le faire « par nécessité » et être horrifiée par toute cette situation, il y a aussi de nombreux passages où, soudainement, madame adore ça. OK, pourquoi pas. Mais entre ça et les mensonges, les décisions illogiques, la naïveté et les chouineries incessantes, merci mais non. Impossible de s’attacher à elle, de compatir à ce qu’elle ressent. Karma is a bitch comme on dit. On dit aussi que l’amour rend aveugle (ou qu’il rend bête), ça résumerait très bien le bouquin.

2) L’histoire. Le pitch de départ était intéressant, mais l’autrice m’a perdu au fil des rebondissements. On s’attend à quelque chose de dingue, Rachel Abbott faisant monter la sauce à coup de « j’ai fait des trucs horribles, oh mon dieu, c’est impardonnable, nananinanana »… Ma foi, chaque révélation est plus décevante que la précédente. La mayonnaise ne monte jamais (oui, aujourd’hui je fais dans l’analogie culinaire) et on se dit juste que l’autrice nous a pondu un flan pour franchement pas grand chose. Résultat des courses : j’ai deviné la fin à la page 200 (sur 448) et j’étais d’autant plus déçue lorsque j’ai découvert que j’avais raison. Certes, il y a un ou deux rebondissements surprenants, mais pas de quoi courir avec son slip sur la tête non plus. Il y en a un qui ne sert globalement à rien, et l’autre arrive à la dernière page… une fin ouverte qui laisse juste le lecteur sur sa faim (ça se sent que j’ai regardé Top Chef ce soir ou quoi ?) parce que de toute évidence, ça aurait été plutôt intéressant d’explorer cette piste là avant.

3) C’est un tome 9. Ouais. Un tome 9. Il ferait apparemment partie de la série « Inspecteur chef Tom Douglas ». Et ce n’est indiqué nulle part. Alors forcément, tous les passages consacrés aux flics étaient complètement inintéressants à mes yeux, simplement parce que débarquer au milieu de leurs vies dans un tome 9, c’est pas fifou. Et sachant que les tomes précédents n’ont pas tous été traduits en France (la moitié seulement), je trouve qu’il y a là aussi un petit manque de cohérence.

Tout n’est pas mauvais, bien évidemment ! Mauvais est un vilain mot, comme nul et moche. Ce roman n’était pas à mon goût. MAIS :

  • La plume de Rachel Abbott est fluide, les chapitres s’enchaînent tout seuls. Vu que l’histoire ne m’a pas passionnée, je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un page-turner (j’ai quand même pu reposer un roman de la « reine du thriller » pendant deux jours sans aucun souci), mais on avance vite.
  • La construction du roman suit un schéma que j’apprécie, alternant passé et présent pour découvrir les secrets, les non-dits des différents personnages et glisser quelques indices au passage.

En résumé, vous l’aurez compris, Nid de guêpes est un roman que je ne recommande guère. À mes yeux, cette lecture est loin d’être indispensable et il y a des thrillers ou des romans policiers beaucoup plus prenant sur le marché actuellement. Je ne pense d’ailleurs pas lire d’autre roman de Rachel Abbott, à moins que le résumé envoie vraiment du rêve (et encore).

Alors, tentés ? (haha)

Vous l’avez lu ? Qu’en avez-vous pensé ?

La chronique de mon Sorbet

La bisette !

Publié par

Ibidouu

Petite chose à la recherche d'un avenir.

8 réflexions au sujet de “Nid de guêpes – Rachel Abbott.”

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