Femme sur écoute – Hervé Jourdain.

Coucou les paupiettes !

On se retrouve aujourd’hui pour parler du dernier roman sélectionné cette année pour le prix Nouvelles voix du polar (catégorie littérature francophone). Je vous ai déjà parlé de Emma dans la nuit, Qui a tué Heidi ? et Toute la vérité. Le roman du jour a été écrit par Hervé Jourdain et il a été publié aux éditions Pocket le 11 octobre 2018. Il s’agit de Femme sur écoute, le tome 4 de la série 36, Quai des orfèvres. Avant de vous donner mon avis, je tiens à remercier la maison d’édition pour l’envoi de ce livre.

Manon est strip-teaseuse et escort girl dans le quartier du Triangle d’or à Paris. Elle vit avec sa soeur, étudiante en philo, et le bébé qu’elle a eu avec Bison, incarcéré en préventive pour un braquage raté. Manon ne mène qu’une bataille, celle de son avenir. Le plan : racheter une boutique sur les Champs-Élysées et par la même occasion, sa respectabilité. Mais ça, c’était avant qu’on pirate sa vie. Pôle judiciaire des Batignolles. Les enquêteurs de la brigade criminelle, tout juste délogés du légendaire 36 quai des Orfèvres pour un nouveau cadre aseptisé, s’escriment à comprendre pourquoi chacune des enquêtes en cours fuite dans la presse. Compostel et Kaminski sont à la tête d’une jeune garde, qu’a récemment rejointe Lola Rivière. Absences répétées, justifications aux motifs évasifs… La réputation de l’experte en cybercriminalité n’est pas brillante. Compostel a malgré tout décidé de lui accorder sa confiance en lui remettant pour dissection l’ordinateur de son fils, suicidé trois ans plus tôt.

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J’ai mis un petit moment à terminer cette belle brique de presque 600 pages, et ce pour plusieurs raisons. Femme sur écoute est un roman qui commence de manière très intrigante, avec des retranscriptions très colorées de conversations téléphoniques entre plusieurs personnes. Plutôt hypée, mon intérêt est vite retombé lorsque l’histoire a commencé à patauger dans la semoule. On suit beaucoup de personnages différents, plusieurs enquêtes différentes, et on a souvent le sentiment de ne pas avancer. Il y a pas mal de rebondissements mais aussi beaucoup de non-dits qui se révèlent être assez frustrants, surtout qu’ils n’ont pas toujours un lien direct avec l’enquête. J’avoue que, de mon côté, le roman a commencé à être intéressant à partir de la page 345… Ça fait un peu tard. Si ça n’avait pas été pour le prix, je l’aurais certainement abandonné. Ceci dit, la fin est vraiment prenante et tout prend sens. Mais il y a beaucoup trop de longueurs avant d’en arriver là et, à trop s’éparpiller, on perd souvent l’intérêt du lecteur. Mes polars, je les aime rythmés et efficaces.

Hervé Jourdain nous plonge dans une enquête complexe, avec plusieurs incidents à connecter les uns aux autres. L’intrigue n’est pas inintéressante, j’ai même plutôt apprécié la dernière partie du roman comme je le disais plus haut, mais on met trop de temps à rentrer dans le vif du sujet. La plume de l’auteur ne m’a pas spécialement plu, j’ai toujours eu du mal à accrocher à cette manière de faire parler les flics comme de vieux briscards un peu beauf qui nous parlent de « blaze » et de « bœufs-carottes ».. Peut-être qu’ils parlent vraiment comme ça, je n’en sais rien, mais c’est quelque chose qui me fatigue et qui me gêne suffisamment pour ne pas être à fond dans un roman.

Si on sent que l’auteur a une connaissance approfondie du milieu policier, j’ai trouvé que ses personnages étaient plutôt clichés. Ils sont également antipathiques et mis à part le « taulier » Hervé Compostel, j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher/m’intéresser aux autres. Impossible de ressentir de la pitié ou de la compassion pour la « victime » (c’est vite dit vu son bagage), Manon Legendre. On a une belle palette de personnes qui sont difficiles à cerner, à savoir que même du côté des flics il y a des comportements très limites et qu’on ne sait plus qui sont les gentils et qui sont les méchants. Je ne sais pas si dans chaque tome l’auteur s’intéresse à des personnages différents puisque je n’avais pas lu les précédents, mais j’ai trouvé qu’il manquait vraiment des approfondissements sur certains d’entre eux (sachant que le roman fait déjà presque 600 pages…).

En résumé, je n’ai pas passé un moment de lecture horrible mais je n’ai pas passé un très bon moment non plus. J’ai trouvé le temps long, l’intrigue trop lente à s’installer (ça commence à décoller à plus de la moitié du livre pour moi), les personnages antipathiques et je n’ai pas spécialement accroché à la plume de l’auteur. Un roman que je ne recommande pas particulièrement.

Alors, tentés ?

12/20

La bisette !

 

Publié par

Ibidouu

Petite chose à la recherche d'un avenir.

3 réflexions au sujet de “Femme sur écoute – Hervé Jourdain.”

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