La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose – Diane Ducret.

Coucou les paupiettes !

On se retrouve pour la seule chronique livresque de la semaine ! Je vais vous parler d’un roman que j’ai lu en lecture commune avec mon cher Petit Pingouin Vert (son baptême de LC en plus, c’est beau). La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose a été écrit par Diane Ducret et publié aux éditions Flammarion en février 2018. Je connais déjà l’auteure, pour avoir lu au début de l’année L’homme idéal existe, il est québécois ainsi que son excellent Femmes de dictateurs. Je tiens à remercier la maison d’édition pour l’envoi de ce livre et pour m’avoir permis de découvrir la dernière publication de cette auteure que j’aime beaucoup !

La loi de Murphy n’est rien comparée à la loi d’Enaid : tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera plus mal encore qu’on aurait humainement pu le prévoir. Après avoir été quittée à Gdansk par téléphone, Enaid se rend à l’évidence : les fées qui se sont penchées sur son berceau ont dû s’emmêler les pinceaux. Comment expliquer, sinon, la sensation qu’elle a depuis l’enfance qu’il lui a toujours manqué quelqu’un ? Il y a de quoi se poser des questions quand les parents adoptifs sont en fait les grands-parents, que la mère est danseuse de nuit, que le père change de religion comme de famille, que les bunkers de l’ETA servent d’école buissonnière. Et que l’accident d’un instant devient la fracture de toute une vie… On peut se laisser choir ou faire le saut de l’ange. Être boiteux ou devenir un flamant rose. Sur ses jambes fragiles, tenir en équilibre avec grâce par le pouvoir de l’esprit, un humour décapant et le courage de rester soi.

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Commençons par le commencement. Ce titre et cette couverture sont assez trompeurs. Personnellement, je m’attendais à un livre de développement personnel tirant un peu sur la chick-lit. C’est d’ailleurs ce que les premiers chapitres semblent annoncer. Enaid se fait larguer à Gdansk et elle remet totalement en question sa relation avec les hommes. Et soudain surgit une mère absente et Enaid nous raconte son enfance, sa jeunesse, ses premières rébellions, ses déceptions et, globalement, ses malheurs. Les moments de joie sont peu voire pas du tout présents dans ce roman. Nous sommes loin du feel-good suggéré par ce beau ciel bleu et ce flamant rose bonbon.

Assez rapidement, nous nous rendons compte que l’histoire d’Enaid est en fait celle de Diane Ducret. En effet, elle s’est largement inspirée de sa propre jeunesse pour écrire ce livre. Elle nous livre donc un roman très personnel, souvent touchant mais parfois un peu trop larmoyant. Je m’explique.

J’aime beaucoup la plume de Diane Ducret. Elle trouve toujours le moyen de nous décrire des choses horribles avec un humour qui lui est propre. Son écriture est agréable, fluide, plaisante. Les chapitres s’enchaînent sans qu’on y fasse attention. J’ai vraiment beaucoup aimé la première partie du roman. L’auteure s’attarde sur son enfance, sur sa non-relation avec ses parents (elle a été élevée par ses grand-parents paternels), sur sa quête d’identité, le tout avec cet humour que j’aime tant. Elle dresse un portrait touchant d’Enaid et on ne peut s’empêcher de ressentir beaucoup d’empathie pour cette jeune fille qui n’a clairement pas une vie facile. Malheureusement, à partir d’un certain point, j’ai saturé. Diane Ducret enchaîne les épisodes douloureux dans des chapitres de plus en plus courts et dépourvus d’émotions. En fait, on y perçoit surtout de l’auto-apitoiement.

Cela dit, même si la deuxième moitié du roman m’a moins plu, tout n’est pas à jeter. Je trouve que l’auteure fait un travail d’introspection assez intéressant. Elle cherche à comprendre, à combler un vide, à retrouver un certain équilibre. Elle ne fait pas toujours les bons choix mais elle cherche à définir qui elle est, sa place dans la société et c’est quelque chose qui m’a plu. On retiendra surtout la force de caractère de l’héroïne, sa force tout court d’ailleurs car après avoir vécu tout cela, je ne suis pas sûre que je m’en sortirai aussi bien dans la vie. Avec le recul, je pense qu’écrire ce roman a dû faire un bien fou à Diane Ducret.

Je regrette vraiment que certains chapitres dans la seconde partie soient aussi courts (bâclés même parfois). Je pense qu’il y avait des choses à creuser, notamment la relation d’Enaid avec son grand-père à la fin de sa vie.. Ses retrouvailles avec sa mère auraient mérité quelques pages de plus. Il y a beaucoup de choses intéressantes dans ce livre mais elles n’ont pas été assez approfondies, c’est dommage. A force de trop chercher à nous émouvoir par une surenchère de malheurs, des passages qui auraient pu être particulièrement touchants apparaissent comme presque insignifiants.

En résumé, Diane Ducret nous livre ici un roman très personnel mais qui ne m’a pas touché autant que je l’aurai souhaité. A trop jouer dans la surenchère, le roman a perdu en émotions et je n’ai pas réussi à rentrer complètement dedans. Cela dit, le livre reste plaisant et rapide à lire, l’auteure aborde des sujets intéressants et nous offre une belle leçon de vie. Malheureusement, ce n’est pas suffisant pour moi, j’aurai aimé que l’ensemble soit plus approfondi.

13/20

Alors, tentés ?

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Publié par

Ibidouu

Petite chose à la recherche d'un avenir.

6 réflexions au sujet de “La meilleure façon de marcher est celle du flamant rose – Diane Ducret.”

    1. Alors, je n’ai personnellement pas complètement accroché mais les critiques sur Livraddict sont plutôt bonnes (voire très bonnes) donc s’il te tente, laisse lui sa chance 😉

      J'aime

    1. Elle a un certain talent pour le documentaire oui, mais j’ai quand même bien aimé L’homme idéal existe, il est québécois ! Le charme n’a pas opéré avec celui-ci. J’ai également entendu beaucoup de bien de son roman Les indésirables !

      Aimé par 1 personne

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