Cet été-là – Lee Martin.

Coucou les paupiettes !

Aujourd’hui on se retrouve pour une nouvelle chronique livresque. J’ai lu la semaine dernière un court thriller qui me tentait beaucoup et qui s’est révélé plutôt surprenant. Publié aux éditions 10-18 en février 2018, Cet été-là a été écrit par l’auteur américain Lee Martin. Avant toute chose, je tiens à remercier chaudement la maison d’édition pour l’envoi de ce livre ! 

Tout ce qu’on a su de cette soirée-là, c’est que Katie Mackey, 9 ans, était partie à la bibliothèque pour rendre des livres et qu’elle n’était pas rentrée chez elle. Puis peu à peu cette disparition a bouleversé la vie bien tranquille de cette petite ville de l’Indiana, elle a fait la une des journaux nationaux, la police a mené l’enquête, recueilli des dizaines de témoignages, mais personne n’a jamais su ce qui était arrivé à Kathy. Que s’est-il réellement passé cet été là ? Trente ans après, quelques-uns des protagonistes se souviennent. Le frère de Katie, son professeur, la veuve d’un homme soupçonné du kidnapping, quelques voisins, tous prennent la parole, évoquent leurs souvenirs. Des secrets émergent, les langues se délient. Qui a dit la vérité, qui a menti, et aujourd’hui encore, qui manipule qui ? Avec ce magnifique roman polyphonique, littéralement habité par le désir et la perte, Lee Martin nous entraîne dans la résolution d’un crime à travers une exploration profonde et déchirante de la nature humaine.

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J’avoue qu’en commençant Cet été-là, je ne m’attendais pas du tout à ça. Lee Martin nous plonge dans les souvenirs de quatre personnes connectées par un terrible événement : la disparition d’une jeune fille de 9 ans dans une petite ville tranquille des États-Unis d’Amérique. Il s’agit donc d’un roman polyphonique, entrecoupé de quelques chapitres qui apportent des éclaircissements sur les circonstances de la disparition et sur la conclusion de l’affaire. J’ai lu pas mal de thrillers ces derniers temps et j’espérais quelque chose de dynamique, un livre dont je voudrais connaître la fin là, maintenant, tout de suite. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. L’écriture de Lee Martin est assez incroyable mais manque malheureusement de « piquant ». J’ai trouvé la première moitié du roman assez lente, très plate et j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire. Cela dit, à un certain point les choses décollent vraiment et j’avoue que j’ai lu le reste d’une traite.

Le gros point fort de ce roman réside en ses personnages. Chacun à leur manière, ils sont saisissants. Lee Martin en dresse un portrait fort peu flatteur avec un talent certain. Au fil des pages, on découvre un peu plus ce qui se cache derrière les apparences (et ce n’est pas glorieux, sachez-le). Henry Dees, gentil professeur de mathématiques, aime un chouia trop la petite Katie. J’ai ressenti à la fois beaucoup de dégoût et d’empathie pour ce personnage. Il m’a souvent mise mal à l’aise mais, en même temps, ce qu’il raconte est tellement triste.. On ne peut pas s’empêcher de ressentir de la pitié pour lui. Gilley, le grand frère, exprime surtout ses regrets et assume sa part de responsabilité vis à vis de la disparition. Il nous apprend comment sa famille a vécu la disparition, les répercussions qu’elle a eu sur chacun d’entre eux. Au fond, c’est un personnage assez effacé. Clare et Raymond sont en couple depuis peu et ont été mis à l’écart de la communauté car ce dernier n’inspire pas la confiance au voisinage. J’ai ressenti beaucoup de tristesse pour Clare et j’ai eu du mal à cerner le personnage de Raymond. Il y a beaucoup de choses qui n’ont pas été évoquées dans ce roman à son sujet et j’aurai aimé en savoir plus.

Peu à peu, les masques tombent. Les secrets sont dévoilés au grand jour et les personnages reviennent sur les quatre jours qui ont suivi la disparition de Katie. Lee Martin nous montre ce que l’Homme peut devenir lorsqu’il est au plus mal, il souligne surtout le fait que les apparences sont souvent trompeuses et qu’on ne connait jamais vraiment les personnes qui nous entourent. Son écriture fait ressortir tout le désespoir, la peur, la folie, la violence contenue par ses personnages. J’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire (vraiment un problème de lenteur) mais je ne peux nier qu’elle est cruellement réaliste et qu’on a souvent l’impression de lire de véritables témoignages, ce qui rend la lecture plus bouleversante. On se doute assez rapidement de l’identité du coupable mais ce n’est pas gênant. Lee Martin a clairement mis l’accent sur la psychologie des personnages. Il nous montre ce qui se passe dans la tête des gens suite à une disparition, suite à un meurtre mais aussi ce qui a pu pousser quelqu’un à commettre une telle atrocité.

J’ai donc été surprise, je n’ai pas réussi à rentrer complètement dedans mais c’était tout de même une lecture intéressante. Je ne suis pas sûre que c’est un roman qui me laissera un souvenir impérissable mais j’ai découvert un auteur à la plume particulière et dont j’aimerai beaucoup lire autre chose.

En résumé, un roman qui ne vous laissera pas de marbre de par sa construction, son ambiance oppressante et ses personnages saisissants mais qui manque un peu de dynamisme.

15/20

Alors, tentés ?

La bisette !

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Publié par

Ibidouu

Petite chose à la recherche d'un avenir.

11 réflexions au sujet de “Cet été-là – Lee Martin.”

    1. Je ne regrette pas du tout de l’avoir lu. C’est dommage que j’ai mis du temps à rentrer dedans, mais il reste vraiment intéressant dans sa construction et les personnages sont fascinants.

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