Premières lignes #20

Coucou les paupiettes !

J’espère que tout va bien pour vous en ce dernier dimanche d’octobre. L’année passe à une vitesse effrayante ! On se retrouve aujourd’hui pour un rendez-vous désormais hebdomadaire : Premières lignes. J’ai choisi aujourd’hui de vous présenter le début d’un roman qui me fait de l’œil depuis un moment et que j’ai ENFIN réussi à trouver à la médiathèque. Il s’agit de Pax et le petit soldat de Sara Pennypacker, publié chez Gallimard Jeunesse en janvier 2017.

Découvert sur le blog Ma Lecturothèque, ce rendez-vous m’a tout de suite plu. Le principe est simple comme bonjour : chaque dimanche, je choisis un livre dans ma bibliothèque et je partage avec vous les premières lignes du récit ! Ça vous donnera peut-être envie de découvrir ce livre à votre tour.. Qui sait ?

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Le renard sentit avant le garçon que la voiture ralentissait, comme il sentait toujours tout en premier. À travers ses coussinets, sa colonne vertébrale, les poils tactiles de ses pattes. Les vibrations l’informèrent également que la route était devenue plus cahoteuse. Il se dressa sur les genoux de son garçon et flaira les odeurs qui filtraient par la fenêtre, ce qui lui apprit qu’ils voyageaient à présent dans une région boisée. Les senteurs aigües des conifères – bois, écorce, pommes de pin et aiguilles – coupaient l’air comme des lames, mais en dessous, le renard reconnut la douceur du trèfle, et de l’ail sauvage, et des fougères, ainsi que des dizaines d’autres choses qu’il n’avait jamais rencontrées, à l’odeur verte et pressante.
Le garçon sentit quelque chose, lui aussi. Il ramena son animal contre lui et serra plus fort son gant de base-ball.
L’angoisse du garçon surprit le renard. Les rares fois où ils avaient voyagé en voiture auparavant, le garçon s’était montré détendu, ou même excité. Le renard enfonça son museau dans la paume du gant, même s’il détestait l’odeur du cuir. Son garçon riait toujours quand il faisait ça. Il allait refermer le gant autour de la tête de son animal, faire semblent de se battre contre lui, et ainsi, le renard le distrairait.
Mais aujourd’hui, le garçon souleva le renard et enfouit son visage dans la fourrure blanche de son cou, en le serrant fort contre lui.

Alors, intrigués ?

Publié par

Ibidouu

Petite chose à la recherche d'un avenir.

19 réflexions au sujet de “Premières lignes #20”

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