Premières lignes #5

(Re)Coucou les paupiettes !

Découvert sur le blog Ma Lecturothèque, ce rendez-vous m’a tout de suite plu : Premières lignes. Le principe est simple comme bonjour : chaque dimanche, je choisis un livre dans ma bibliothèque et je partage avec vous les premières lignes du récit ! Ça vous donnera peut-être envie de découvrir ce livre à votre tour.. Qui sait ?

Personnellement, je vais essayer de partager avec vous le début de mes lectures en cours ou des romans que j’ai déjà lu par le passé. Si vous l’avez lu également, ça nous permettra d’échanger à leur sujet !

Me revoici donc pour vous partager les premières lignes d’un livre que je vais commencer dans le courant de la semaine prochaine puisque je suis actuellement en train de lire Le Joyau, dont je vous avais proposé un avant-goût dimanche dernier. Aujourd’hui, je vous propose de découvrir (ou redécouvrir) les premières lignes du roman Quelques minutes après minuit, écrit par Patrick Ness et publié chez Gallimard (collection Folio Junior).

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Quelques minutes après minuit

Le monstre apparut juste après minuit.
Comme tous les monstres.

Connor était réveillé.
Il venait de faire un cauchemar. Enfin, pas un cauchemar. Le cauchemar. Celui qu’il faisait très souvent ces derniers temps. Celui avec les ténèbres et le vent et le hurlement. Celui avec les mains qui glissent des siennes, malgré tous ses efforts pour les cramponner. Celui se terminait tout le temps par…
– Va-t’en, chuchota Conor dans l’obscurité de sa chambre en essayant de repousser le cauchemar, de l’empêcher de le suivre dans le monde du réveil. Va-t’en, maintenant.
Il jeta un coup d’œil sur le réveil que sa maman avait placé sur la table de chevet. 00h07. Minuit sept. Bien tard pour un dimanche, pour une veille d’école.
Il n’avait parlé à personne du cauchemar. Pas à sa mère, évidemment, mais à personne d’autre non plus, ni à son père quand il lui téléphonait tous les quinze jours ou presque, sûrement pas à sa grand-mère, et encore moins à quelqu’un de l’école. Vraiment personne. Ce qui se passait dans le cauchemar, personne n’avait besoin de le savoir.
Conor cligna des yeux, puis plissa le front. Quelque chose lui échappait. Il se redressa dans son lit, sortant un peu plus du sommeil. Le cauchemar s’évanouissait, mais il y avait autre chose qu’il n’arrivait pas à identifier, quelque chose de différent, quelque chose de…
Il écouta, aux aguets dans les ténèbres, mais il n’entendait rien d’autre que la maison silencieuse. Un craquement parfois au rez-de-chaussée désert, ou un froissement de couverture dans la chambre de sa mère à côté.
Rien.
Et puis, quelque chose. Ce quelque chose qui justement l’avait réveillé.
Quelqu’un l’appelait par son prénom.
Conor.

Alors, intrigués ?

Si vous l’avez déjà lu, qu’en avez-vous pensé ?

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Publié par

Ibidouu

Petite chose à la recherche d'un avenir.

8 réflexions au sujet de “Premières lignes #5”

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